Collection folio junior
dirigée par
Jean-Olivier Héron
et Pierre Marchand
Avez-vous résolu toutes les énigmes
proposées par la série
SHERLOCK HOLMES ?
1. Meurtre au club Diogène
2. L’Émeraude de la Rivière Noire
3. Le Maître Chanteur d’Appledore
4. Le Crime du Docteur Watson
5. La Conspiration des Dynamiteurs
6. Un Duel dans le Yorkshire
7. Pour l’Honneur de la Reine
8. L’Héritier Disparu
Gerald Lientz
L’Héritier
Disparu
Sherlock Holmes/8
Traduit de l’anglais
par Noël Chassériau
Illustrations de Philippe Munch
Gallimard
Titre original :
The Lost Heir
© Iron Crown Enterprises 1988, pour le texte
© Éditions Gallimard, 1993, pour la traduction française
et les illustrations
Tous nos remerciements vont à Mrs. Jean Conan Doyle,
qui a bien voulu autoriser la reprise des personnages
de l’œuvre de sir Arthur Conan Doyle.
Sommaire
Holmes et Watson 9
Londres à l’époque victorienne 12
Plan de Londres 14
Règles du jeu 16
Feuille d’Aventure vierge 22
Feuille d’Aventure préétablie 23
Répertoire des Indices 24
Répertoire des Déductions et Décisions 25
Avis au détective 27
Questionnaire 27
Les protagonistes 29
Prologue 31
L’Enquête 33
Glossaire du golfeur 220
Holmes et Watson
Apparu pour la première fois en 1887 dans la Tache
écarlate publiée dans le numéro de Noël du
Beeton's, Sherlock Holmes reste un personnage de
premier plan, remarquablement vigoureux et fasci¬
nant pour un homme d’un âge aussi avancé. Le
domicile du détective, le 221 B Baker Street, est
aujourd’hui un véritable sanctuaire, et pas seule¬
ment l’appartement dans lequel Holmes vivait, rai¬
sonnait et jouait du violon quand il ne parvenait
pas à discerner la signification exacte d’un indice
ou le mobile tortueux d’un criminel.
Nous savons à la fois beaucoup et peu de choses sur
Sherlock Holmes en tant qu’être humain. Fils d’un
gentilhomme campagnard (et petit-fils du peintre
français Vemet), Holmes semble avoir peu attiré
l’attention avant son séjour à l’université, où ses
dons extraordinaires pour appliquer la logique,
l’observation et la déduction à la résolution de
petits mystères lui valurent la réputation d’être une
sorte de génie. Holmes en tira les conséquences en
ouvrant un cabinet de détective privé, probable¬
ment en 1878. Quatre ans plus tard, il fit la
connaissance d’un ancien médecin militaire, le
Dr John Watson, qui devint son collaborateur.
9
Quatre romans et cinquante-six nouvelles nous
apprennent tout ce que nous connaissons sur ces
compagnons disparates et leurs prodigieuses aven¬
tures. Moins une personnalité nettement définie
qu’un amalgame de caractères contradictoires et
inhabituels, Holmes prenait peu d’exercice, mais il
n’en était pas moins un homme vigoureux et un
coureur exceptionnellement rapide. Capable de tra¬
vailler avec acharnement durant des jours et des
jours sans prendre de repos et en mangeant à peine,
il lui arrivait, pendant ses périodes d’inactivité, de
passer toutes ses journées au lit. Sa déclaration la
plus révélatrice se trouve peut-être dans L'Aventure
de la pierre mazarine : « Je suis un cerveau, Wat-
son. Le reste de ma personne est un simple appen¬
dice. »
Holmes faisait peu de cas des connaissances abs¬
traites, allant jusqu’à affirmer qu’il lui importait
peu de savoir si c’était la Terre qui tournait autour
du Soleil ou le contraire. En revanche, il était
capable d’identifier d’innombrables variétés de
cendres et d’odeurs de tabac par la vue et l’odorat.
Les criminels et leurs méthodes l’obsédaient : il
lisait scrupuleusement tous les faits divers des jour¬
naux londoniens.
Virtuose du déguisement, le détective se fit passer
avec succès pour un prêtre italien âgé, pour un pale¬
frenier ivre et même pour une vieille femme ! Un
Watson éberlué était un bon test pour Holmes, qui
semblait prendre un plaisir tout particulier à mysti¬
fier un compagnon charmant, mais quelque peu
balourd.
Dans Le Signe des Quatre, Holmes décrit briève¬
ment les qualités dont tout bon détective devrait
être abondamment pourvu (intuitivement si pos¬
sible) : des facultés d’observation et de déduction
10
développées, et un vaste éventail de connaissances
précises (et souvent inhabituelles). Dans ce « Livre
dont VOUS êtes le héros », vous aurez amplement
l’occasion de tester vos aptitudes dans ces
domaines et, en recommençant l’aventure, de per¬
fectionner vos talents de détective.
Aussi remarquable qu’il fût par ses dons et sa
conscience professionnelle, Sherlock Holmes était
loin d’être parfait. Surclassé par Irène Adler dans
Un scandale en Bohême, il reconnut volontiers
avoir été vaincu par «la» femme. En 1887, il
avoua à Watson que trois hommes avaient été plus
forts que lui (et que Scotland Yard). La leçon que
Holmes tira lui-même de ces échecs est révélatrice :
« Il se peut que le fait de posséder comme moi des
connaissances particulières et des pouvoirs spé¬
ciaux incite à rechercher une explication complexe
là où une solution plus simple est à portée de la
main. » Apprenez donc à vous fier à vos propres
observations et à vos propres déductions - lors¬
qu’elles sont sensées et concordent avec les indices
matériels et les témoignages de gens de confiance -,
ne tirez pas trop vite de conclusions et, si vous le
désirez et si les circonstances le permettent, n’hési¬
tez pas à demander conseil à Holmes ou à Watson.
Et maintenant, faites assaut d’intelligence avec le
plus célèbre détective privé de tous les temps. Sur¬
tout, ne vous laissez pas démoraliser : si vous ne
réussissez pas du premier coup, recommencez, c’est
tout ! Il serait peut-être bon de garder à l’esprit le
conseil que donnait Holmes à Watson et à tous les
apprentis détectives : « C’est une de mes vieilles
maximes, dit-il, que, quand on a éliminé l’impos¬
sible, ce qui reste, aussi improbable que cela
paraisse, doit être la vérité. »
Bonne chance et bonne chasse !
11
Londres à l’époque
victorienne
Au moment où Holmes exerçait ses talents à
Londres, du début des années 1880 jusqu’en 1903,
l’ère victorienne était beaucoup plus qu’un sujet
d’étude et de plaisanterie. La reine Victoria gou¬
verna l’Angleterre pendant plus de soixante ans,
règne d’une durée sans précédent ; ses goûts et ses
opinions reflétèrent et formèrent ceux de la société
anglaise. Après la révolution industrielle (1750-
1850), l’Angleterre fit un bond en avant qui trans¬
forma un pays en majeure partie rural en nation
manufacturière puissante et prospère. (Les romans
de Charles Dickens décrivent d’une façon drama¬
tique cette cruelle et passionnante période de
brusque mutation sociale.) En dehors des fron¬
tières, l’empire colonial fit flotter l’Union Jack (et
implanta les mœurs britanniques) en Afrique, aux
Indes et en Extrême-Orient. C’est d’ailleurs au
cours de la campagne en Afghanistan que le
Dr Watson fut blessé.
Cosmopolite et néanmoins fière d’elle-même,
Londres comptait, à la fin du xix® siècle, plus de six
millions d’habitants, dont beaucoup venaient des
quatre coins du monde. Elle s’enorgueillissait de la
haute société de Park Lane tout en abritant une
pouilleuse Chinatown où l’opium s’achetait et se
consommait comme du thé. Pour vous orienter,
sachez que Baker Street se trouve au sud de
Regent’s Park, non loin du Jardin zoologique, au
cœur de l’élégant quartier du West End. Les moyens
de locomotion usuels étaient le train et la voiture à
cheval, mais les gens marchaient beaucoup : les
voleurs prenaient souvent leurs jambes à leur cou
pour se rendre d’un point à un autre !
Règles du jeu
Les deux chapitres précédents de ce « Livre dont
VOUS êtes le héros » vous ont permis de faire plus
ample connaissance avec Sherlock Holmes et le
Dr John Watson, les célèbres détectives, et d’ob¬
tenir des renseignements précieux concernant
l’époque victorienne. Voici maintenant selon
quelles règles vous, lecteur, allez être en mesure
d’apporter la preuve de votre talent en matière d’in¬
vestigations.
Un crayon, une gomme et deux dés
Pour jouer ce « Livre dont VOUS êtes le héros »,
vous devez vous munir d’un crayon, d’une gomme
et de deux dés. Le crayon et la gomme vous servi¬
ront à noter les détails de votre enquête sur la
Feuille d’Aventure, le Répertoire des Indices et le
Répertoire des Déductions et Décisions que vous
trouverez dans ces règles du jeu. Les dés vous per¬
mettront de mettre à l’épreuve les aptitudes de
votre personnage : Force, Habileté, Intuition,
Communication, Observation et Connaissances.
16
Indices, Décisions et Déductions
L’enquête que vous allez mener débute naturelle¬
ment par un prologue. Ensuite, elle vous fera suivre
un itinéraire constitué de paragraphes numérotés.
Certains paragraphes vous permettront de recueillir
divers indices (par exemple : une empreinte de
pied, l’arme du crime, un article de journal) et vous
serez parfois appelé à prendre des décisions ou à
procéder à des déductions (par exemple : vous déci¬
dez de filer quelqu’un... cette filature vous permet
de déduire que l’assassin est le valet de chambre).
Voici comment procéder pour consigner ces élé¬
ments clefs de votre enquête au cours de votre
lecture.
Si le texte vous demande : « Enregistrez l’Indice
(suivi d’une lettre) », vous devez cocher la case cor¬
respondante à la lettre indiquée sur le Répertoire
des Indices.
Si le texte vous demande : « Enregistrez la Déduc¬
tion (suivi d’un chiffre) » ou « Enregistrez la Déci¬
sion (suivi d’un chiffre) », vous devez cocher la case
correspondante au chiffre indiqué sur le Répertoire
des Déductions et Décisions.
Quand vous effectuez un enregistrement sur l’un
des répertoires, il est conseillé de noter l’informa¬
tion recueillie et le numéro du paragraphe qui la
contient. Vous pourrez ainsi jouer ce livre en plu¬
sieurs fois sans prendre le risque d’oublier les faits
marquants de votre investigation. Vous pouvez
aussi copier les répertoires pour les réutiliser si,
insatisfait du dénouement de votre enquête, vous
décidez de rejouer une nouvelle partie.
Vous trouverez également dans le texte d’autres
renseignements utiles ne nécessitant pas un enre¬
gistrement. Si vous souhaitez en prendre note, utili-
17
sez la case NOTES qui figure au bas de votre
Feuille d'Aventure.
Enfin, n’oubliez pas que certains des indices ou des
renseignements fournis par le texte peuvent être
dénués de sens ou dépourvus d’intérêt, leur seul
rôle étant de brouiller les pistes.
Choix d’un personnage
Le livre que vous tenez entre les mains vous invite
à devenir James G. Hurley, cousin du docteur
Watson et disciple fervent de Sherlock Holmes,
votre maître à penser. Pour jouer ce rôle, deux solu¬
tions s’offrent à vous : adopter le personnage entiè¬
rement décrit par la Feuille d’Aventure préétablie
ou créer votre propre personnage en vous servant
de la Feuille d’Aventure vierge.
Quel que soit votre choix, votre personnage sera
toujours caractérisé par son équipement, l’argent
qu’il possède et ses aptitudes.
Argent et équipement
Au début de votre enquête, vous possédez un
crayon, un carnet de notes et un couteau de poche.
Vous disposez également de 3 livres et 10 shillings.
Si vous avez décidé de créer votre personnage plu¬
tôt que de vous en tenir au personnage proposé par
la Feuille d Aventure préétablie, inscrivez ses pos¬
sessions, argent et équipement, sur la Feuille
d Aventure vierge.
Au cours du jeu, chaque fois que vous acquerrez de
l’argent ou un équipement quelconque, notez-le
dans les cases prévues à cet effet sur la Feuille
18
d’Aventure. Les pence (1 penny), les shillings
(12 pence), les guinées (21 shillings) et les livres
(20 shillings) peuvent vous servir, au cours de votre
enquête, à payer un repas, un hébergement, un
transport, un pourboire, etc.
Aptitudes
Les six aptitudes ci-après caractérisent votre per¬
sonnage. Au cours de votre enquête, elles influeront
sur vos chances d’accomplir certains actes.
FORCE (comprenant la vigueur physique, l’adresse, le
courage, la pugnacité et les talents de pugiliste) :
cette aptitude exprime votre capacité à exécuter des
actions exigeant de l’équilibre, un sens de la coordi¬
nation, de l’agilité et de la vivacité. Parmi ces
actions peut figurer le fait de vous battre, d’esqui¬
ver une attaque, de courir, de grimper, de monter à
cheval, de nager, etc.
HABILETÉ (comprenant l’artifice, le camouflage, le
travestissement, la ruse, l’art d’obtenir des informa¬
tions) : faites appel à cette aptitude quand vous
voudrez vous déplacer sans être vu ou entendu,
dérober quelque chose, forcer une serrure, vous sor¬
tir d’un mauvais pas, vous déguiser, etc.
INTUITION (comprenant la sensibilité, la perspicacité,
le raisonnement, la déduction et la chance) : cette
aptitude traduit votre talent pour interpréter et
faire concorder les renseignements, les indices, etc.
Elle reflète également votre capacité à émettre des
hypothèses et à concevoir des soupçons.
COMMUNICATION (comprenant la façon de poser des
questions, de jouer un rôle, de se mêler à la foule.
19
de négocier et de faire preuve de diplomatie) : cette
aptitude traduit votre talent pour parler aux gens,
pour discuter avec eux, pour en obtenir des infor¬
mations. Elle reflète également votre sociabilité et
la facilité avec laquelle vous vous adaptez aux
divers milieux de l’ère victorienne, ainsi que vos
dons pour dissimuler vos pensées et vos sentiments
personnels.
OBSERVATION (comprenant la perception, la vigilance
et la faculté de vous identifier à quelqu’un) : cette
attitude traduit la quantité d’informations que vous
recueillez par perception visuelle.
CONNAISSANCES (comprenant l’éducation, l’instruc¬
tion, le goût de l’actualité et le don des langues) :
cette aptitude traduit votre expérience et vos
compétences dans divers domaines tels que les
langues étrangères, l’art, l’histoire, l’actualité, la
chimie, la pharmacologie, la biologie, etc.
Bonus d’aptitude
Au cours de votre enquête, vous aurez maintes fois
l’occasion de tester chacune de vos aptitudes (par
exemple : l’Observation quand vous cherchez un
indice en fouillant la chambre d’un suspect).
Concrètement, le texte vous demandera alors de
lancer deux dés, dont vous devrez faire la somme,
puis d’ajouter votre bonus d’aptitude au résultat
ainsi obtenu (dans l’exemple : « Lancez deux dés et
ajoutez votre bonus d’Observation »). Bien sûr,
plus votre total de points sera élevé, plus grandes
seront vos chances de réussite.
Si vous avez choisi de créer votre propre person-
20
nage, c’est à vous que revient l’honneur de détermi¬
ner les forces et les faiblesses de votre héros. Pour
ce faire, vous disposez de six « bonus + 1 » à attri¬
buer aux aptitudes de votre personnage, sachant
que vous ne pouvez pas affecter plus de 3 points de
bonus à une même aptitude. Ainsi, deux
« bonus + 1 » attribués à une aptitude deviennent
un « bonus + 2 », et trois « bonus + 1 » un
« bonus + 3 ». En revanche, toute aptitude à
laquelle vous n’accorderez aucun point de bonus
sera pénalisée d’un « bonus - 2 ». Dans ce cas,
quand le texte vous demandera d’ajouter votre
bonus, vous devrez bien sûr retrancher 2 points au
résultat obtenu par le lancer des deux dés. Votre
décision prise, notez les bonus d’aptitudes de votre
personnage sur la Feuille d’Aventure vierge (par
exemple: Force-2, Habileté+1, Intuition + 2,
Communication -2, Observation + 3, Connais¬
sances-2). Pour plus de commodité, il est préfé¬
rable de porter ces indications au crayon afin de
pouvoir les effacer et les modifier au cours du jeu.
Vous pouvez également copier votre Feuille dAven¬
ture pour l’utiliser à votre convenance.
Si, à l’inverse, vous avez choisi de jouer avec la
Feuille dAventure préétablie, votre personnage
commence son enquête avec un « bonus + 1 » pour
chacune de ses aptitudes.
Par ailleurs, certains équipements, ou des blessures
survenues au cours de votre aventure, peuvent
modifier vos bonus d’aptitudes. Si le cas se produi¬
sait, notez ces modifications sur votre Feuille
dAventure, dans la case Bonus.
En dernier lieu, quand vous ajouterez un bonus
d’aptitude au total obtenu par le lancer des deux
dés, considérez les résultats supérieurs à 12 comme
« 12 » et les résultats inférieurs à 2 comme « 2 ».
21
Feuille d’Aventure préétablie
NOM
APTITUDES
Bonus
ÉQUIPEMENT
Force
-ti
^^(èuhmL de, ,fU)clle
Habileté
-ti
de 'noleÀ>
Intuition
ii
il
y)(jLci^on
Communication
4)
Observation
il
5)
Connaissances
il
6)
7)
ARGENT
... pence
8)
...shillings
9)
... guinées
10)
V?. livres
11)
NOTES
Questionnaire
Questions
Héritier numéro
1
2
3
4
5
1
378
396
160
409
418
2
283
382
123
124
287
3
446
259
126
230
381
4
237
442
137
443
446
5
243
135
151
325
463
6
263
291
376
163
460
fin
385
131
343
198
217
Notes sur les héritiers
Héritier 1 :
Héritier 2 :
Héritier 3 :
Héritier 4 :
Héritier 5 :
Avis au détective
Ce livre va vous permettre de mener plusieurs
investigations pour le compte d’un même client. La
première se déroulera sur un parcours de golf. Un
glossaire, situé à la fin de ce livre, vous donnera la
signification des termes techniques utilisés par les
golfeurs. Le but de la seconde sera d’élucider le
mystère qui entoure un héritier disparu. Au cours
de cette seconde affaire, vous désirerez certaine¬
ment interroger les prétendants à l’héritage. Le
texte vous y invitera en vous donnant rendez-vous
au Questionnaire.
Questionnaire
Avant d’interroger les postulants à l’héritage, vous
devrez commencer par établir une liste des ques¬
tions à leur poser, liste qui sera peut-être limitée par
les divers indices que vous aurez découverts, le
texte vous demandera d’entourer, sur le tableau ci-
dessous, les questions que vous pourrez poser.
Lorsque vous interrogerez un héritier, vous serez
invité à vous rendre à ce Questionnaire. Reportez-
vous alors à cette page. Le numéro qui figure dans
la colonne de l’héritier, en face de la question à
poser, est celui du paragraphe auquel vous devez
vous rendre. Une fois la réponse obtenue, vous
serez prié de revenir à ce Questionnaire. Lorsque
vous aurez posé à un héritier toutes les questions
que vous jugez utiles, rendez-vous au paragraphe
figurant sur la ligne « Fin » au bas de la colonne
relative à cet héritier et continuez à jouer de la
manière habituelle.
Avec certains héritiers, des incidents peuvent sur-
27
venir en cours d’interrogatoire et vous renvoyer
automatiquement à l’enchaînement du texte, sans
passer par la ligne « Fin » du Questionnaire. Quand
cela se produit, conformez-vous aux instructions du
texte et faites vos choix de la manière habituelle.
Notes sur les héritiers
Vous souhaiterez peut-être utiliser cette case au bas
de votre questionnaire pour prendre des notes sur
les réponses faites à vos questions par les différents
héritiers.
Les protagonistes
La liste des protagonistes recense les personnes qui,
de près ou de loin, ont un rapport avec l’enquête
que vous allez mener. Au cours de votre lecture,
vous pourrez consulter cette liste quand bon vous
semblera. Vous y obtiendrez des renseignements
concernant l’identité de ces personnes.
Les protagonistes
Alfie : irrégulier de Baker Street, servant de caddie
à Sherlock Holmes au golf.
M. Amos : vieux libraire.
Robert Barnett : petit-neveu de sir Dexter Manning-
ton, perdu de vue depuis longtemps et dont l’iden¬
tité est revendiquée par cinq postulants.
Gilmer : majordome de sir Dexter.
John Gregg : rival de sir Dexter au golf.
Joe : caddie de John Gregg.
Thomas Malone : vieil ami de sir Dexter.
Sir Dexter Mannington : homme très fortuné qui
essaie d’identifier son héritier perdu.
Matthew Mannington : frère défunt de sir Dexter,
grand-père de Robert Bamett.
Sandy : caddie de sir Dexter.
Andrew, Bruce, Charles et Dennis Sinclair : cousins
de sir Dexter.
Holmes et Watson devant le 221 B, Baker Street.
Prologue
Le message de Sherlock Holmes est, comme la plu¬
part de ceux émanant du célèbre détective,
laconique et hermétique. Il dit seulement ; « Soyez
chez moi cet après-midi à deux heures si vous avez
le temps de m’aider à régler une broutille. » Bien
entendu, vous vous précipitez au 221 B Baker
Street. Mme Hudson, la propriétaire, vous fait
monter à l’appartement de Holmes, où votre cou¬
sin, le Dr Watson, vous accueille avec un sourire et
un mot aimable.
- Je suis content que vous soyez venu, dit-il. Peut-
être m’aiderez-vous à convaincre Holmes d’accep¬
ter une affaire.
- Quel genre d’affaire ? demandez-vous.
- La plus dérisoire que l’on m’ait jamais proposé
de résoudre, répond Holmes d’un ton bourru. Vous
n’allez pas me croire, mais sir Dexter Mannington
désire que je découvre comment son partenaire au
golf s’y prend pour tricher. A mon avis, il serait
plus difficile de trouver un golfeur qui ne triche
pas.
- Allons, Holmes, riposte Watson, vous m’avez dit
cent fois que vous préférez un problème futile, mais
complexe, à un meurtre tout simple.
- Je doute que celui-ci soit très complexe, Watson,
rétorque Holmes en bourrant sa pipe. Il nous fera
seulement perdre notre temps.
Watson éclate de rire et secoue la tête.
- Holmes, de toutes les personnes que je connais,
vous êtes celle qui perd le plus de temps et, quand
vous n’avez rien à faire, vous n’arrêtez pas de vous
plaindre. Indépendamment de cela, vous m’avez dit
vous-même que vous aimeriez avoir l’occasion de
jouer un peu au golf. Même si l’affaire est futile.
31
nous passerions une journée agréable sur les links
de Woking.
- J’avais envisagé cet aspect de la question, dit
Holmes. C’est pourquoi notre ami est ici aujour¬
d’hui et pourquoi j’ai écrit à sir Dexter que j’accep¬
tais son offre au nom de votre cousin. Vous devriez
aller chercher nos clubs de golf dans le débarras,
pendant que j’expose l’affaire à votre cousin.
Watson sort de la pièce et Holmes se tourne vers
vous.
- Vous en savez déjà presque aussi long que moi,
commence le détective. Sir Dexter joue régulière¬
ment au golf avec son ami John Gregg. Bien que sir
Dexter soit indiscutablement meilleur joueur,
M. Gregg gagne la plupart des parties. J’ai répondu
à sir Dexter que l’un de mes collaborateurs enquête¬
rait sur la question. Demain, Watson et moi joue¬
rons avec sir Dexter et M. Gregg sur le terrain de
golf de Woking. Alfie, un de mes irréguliers de
Baker Street me servira de caddie, tandis que vous
porterez le sac de Watson. Avec trois paires d’yeux
pénétrants braqués sur le problème, en plus de ceux
de Watson et de sir Dexter, nous devrions tirer l’af¬
faire au clair. Je doute que sir Dexter ait fait appel à
moi uniquement pour pincer un tricheur. Je pense
qu’il souhaite plutôt s’assurer de notre compétence
avant de nous confier l’affaire qui lui tient réelle¬
ment à cœur.
- Je ferai de mon mieux, monsieur Holmes, répon¬
dez-vous. Si nous découvrons que son ami triche,
qu’est-ce que sir Dexter désire que nous fassions ?
Holmes sourit.
- C’est le point délicat. Nous sommes censés
mettre un terme à la supercherie sans faire quoi
que ce soit qui puisse embarrasser M. Gregg. Nous
devrons observer ce qui se passe jusqu’au quator-
32
zième trou. A ce moment-là, ils ont l’habitude de
s’arrêter au club-house pour prendre des rafraî¬
chissements. Nous profiterons de ce moment-là
pour confronter nos observations, cerner le pro¬
blème et trouver une solution appropriée.
- Si problème il y a, objectez-vous. Il se pourrait
que sir Dexter soit mauvais joueur et se refuse à
admettre que son adversaire est meilleur que lui.
- Très possible, reconnaît Holmes. Vous avez rai¬
son de me rappeler que c’est presque toujours une
erreur de chercher une explication avant d’être en
possession de tous les éléments.
Sur ces mots, un bruit vous fait lever la tête.
Watson franchit la porte en traînant derrière lui
deux sacs de golf. Ces sacs sont du même modèle,
mais l’un d’eux ne contient que six clubs alors que,
dans l’autre, s’entassent au moins une douzaine de
clubs. Holmes observe la direction de votre regard
et dit :
- Oui, Watson et moi n’avons pas la même concep¬
tion de l’équipement nécessaire. Mais je suis cer¬
tain qu’un homme aussi perspicace que vous déter¬
minera aisément lequel de ces deux sacs est le mien.
Si vous répondez que c’est le sac plein, rendez vous
au 366. Si vous répondez que c’est le sac à moitié
vide, rendez-vous au 149. Si vous demandez des
renseignements complémentaires, rendez-vous
au 130.
100
- Si j’en suis sûr ? rétorque Héritier 4 avec humeur.
Ah, je vois ce qui vous tracasse. Il avait promis de
m’envoyer Le Mystère d’Edwin Drood, mais il l’a
remplacé par le livre de Jules Verne parce que
Dickens est mort avant d’avoir achevé son roman.
C’était un excellent choix.
33
Enregistrez la Déduction 11 et rendez-vous au
Questionnaire.
101
Pendant que vous parlez à Héritier 3, vous avez
conscience d’un mouvement au-dessus de votre tête
et, en levant les yeux, vous voyez un bras vêtu de
tweed faire basculer l’une des gargouilles du balcon
qui vous surplombe.
- Attention ! criez-vous en poussant Héritier 3 hors
de son fauteuil et de la trajectoire de la sculpture.
Tandis que la gargouille s’écrase bruyamment sur la
terrasse, vous aidez l’homme terrifié à se mettre à
l’abri contre le mur de la maison. En réfléchissant à
ce qui vient de se passer, vous vous rappelez que
seuls deux des invités portaient ce jour-là un veston
de tweed : des cousins de sir Dexter, Charles et
Dennis. L’un d’eux a dû faire tomber la gargouille
du balcon. (Enregistrez l’Indice Z et rendez-vous
au 326.)
102
- S’il y avait quelque chose de dérangé ? dit-il per¬
plexe. Bien sûr que oui, monsieur, sinon je n’aurais
pas eu besoin de mettre de l’ordre.
Vous voyant lever les yeux au ciel, il se ressaisit
brusquement.
- J’ai remarqué quelque chose de bizarre, mon¬
sieur : le coffret contenant les pistolets de fantaisie
avait été déplacé, mais les deux pistolets étaient
dedans.
Enregistrez l’Indice DD et rendez-vous au 406.
103
Tout en réfléchissant aux questions posées par la
lettre que vous venez de lire, vous passez au docu¬
ment suivant. Il s’agit de la copie d’une lettre adres-
34
sée par Matthew Mannington à Elizabeth, datée du
14 mars 1870. Vous la lisez attentivement, mais
vous n’y trouvez aucun renseignement permettant
d’identifier l’héritier. C’est une missive tendre et
affectueuse. Après la longue absence de sa fille,
Matthew souhaitait la revoir dès qu’elle pourrait
régler ses affaires et effectuer le voyage.
- Vous voyez à quel point mon frère était désireux
de retrouver sa fille, commente sir Dexter. J’avais
conservé quelques doutes sur leur réconciliation
jusqu’à ce que j’aie lu cette lettre, qui m’a
convaincu de la sincérité de mon frère. Mais je
vous retarde. Vous avez encore beaucoup de lettres
à lire.
Le document suivant est la copie d’une lettre adres¬
sée par Matthew Mannington à Robert Bamett,
datée du 30 juin 1870.
Mon cher petit-fils,
J’ai été ravi d’apprendre par ta mère que, malgré ton
jeune âge, tu te passionnes pour la bonne littérature.
On a toujours profit à lire les bons auteurs
modernes. M. Charles Dickens vient de commencer
un nouveau roman, « Le Mystère d’Edwin Drood »,
dont les magazines ont publié les premiers chapitres.
Dès que l’ouvrage sera terminé et édité sous forme de
livre, je t’en enverrai un exemplaire. J’espère que tu
prendras autant de plaisir à le lire que j’en éprouve à
avoir un petit-fils aussi prometteur.
Matthew Mannington
Lorsque vous reposez la lettre en tendant la main
vers la suivante, vous entendez glousser sir Dexter.
- Cette lettre me fait toujours rire, explique-t-il
quand vous l’interrogez du regard ; obstiné comme
35
il l’était, voilà une promesse dont mon frère a dû se
mordre les doigts.
Lancez deux dés et ajoutez votre bonus d’intuition.
Si vous obtenez :
De 2 à 6 Rendez-vous au 391
De 7 à 12 Rendez-vous au 129
104
- Eh bien, l’interrogatoire tire à sa fin, dit sir
Dexter. Il n’y a plus que Bruce qui aurait pu voir ou
entendre quelque chose. Voulez-vous lui parler ?
Si vous l’interrogez, rendez-vous au 416. Sinon,
rendez-vous au 479.
105
Vous fouillez dans vos souvenirs en essayant de
vous rappeler l’enchaînement des faits qui ont suivi
le coup de feu. Il vous semble que Charles a dû être
l’un des premiers à arriver dans le couloir. Est-ce
qu’il mentirait ? Enregistrez la Déduction 27 et ren¬
dez-vous au 407.
106
- C’est cousin Bruce qui a tué Héritier 3, répondez-
vous aussitôt. Il avait un mobile : Héritier 3 consti¬
tuait une menace pour son héritage, et il a pu rega¬
gner sa chambre avant que quelqu’un ne le voie.
- On peut difficilement considérer cela comme une
preuve incontestable, répond Holmes. De plus,
vous savez qu’il n’est pour rien dans l’attentat de
l’après-midi, et je suis persuadé que les deux
affaires sont liées.
Rendez-vous au 474.
107
- Merci de votre aide, dit sir Dexter.
- C’est la moindre des choses, répond M. Amos. Je
vous souhaite une bonne journée.
Rendez-vous au 286.
108
Dennis et Charles blêmissent et scrutent votre
visage en espérant y découvrir la preuve qu’il s’agit
d’un simple bluff.
- Bon, eh bien on ne lui a pas fait de mal, à cet
escroc, pas vrai ? demande Dennis. Tout ce qu’on
voulait, c’était lui faire suffisamment peur pour
qu’il déguerpisse et renonce à faire main basse sur
l’héritage.
- Vous avez fait cela ! rugit sir Dexter et les deux
coupables baissent la tête. Eh bien, vous n’avez plus
de souci à vous faire pour l’héritage ! continue-t-il.
Je referai mon testament dès ce soir, et je léguerai à
chacun de vous exactement ce qu’il mérite !
Les deux cousins sortent précipitamment de la
pièce.
- Eh bien, voilà une bonne chose de faite, consta¬
tez-vous avec un petit sourire.
- Vous avez agi pour le mieux, vous félicite sir
Dexter. Je suis déçu par ces deux garçons, mais je
suis content que cette affaire soit réglée. Autrement,
ils auraient pu recommencer... et réussir !
Enregistrez la Déduction 28 et rendez-vous au 395.
37
109
- Malheureusement, dit Holmes après un silence,
vous n’avez pas l’ombre d’une preuve à l’appui de
votre accusation.
Si vous souhaitez recommencer votre enquête, ren¬
dez-vous au 147. Si vous préférez entendre l’expli¬
cation de Holmes, rendez-vous au 250.
.~ -.
110
Héritier 3 réfléchit à ce que vous venez de dire et
éclate de rire.
- Vous autres détectives, dit-il, vous avez vraiment
l’esprit tortueux. Vous essayez toujours de profiter
d’une situation donnée pour en résoudre une autre,
hein ? Si je ne savais pas que c’est impossible, je
vous soupçonnerais d’avoir fait tomber cette gar¬
gouille du balcon vous-même dans le seul but de me
mettre à l’épreuve.
Enregistrez la Décision 21 et rendez-vous au 153.
111
- Les responsables de l’attentat contre Héritier 3
sont Charles et Dennis, dites-vous en guettant
anxieusement la réaction de Holmes.
- Ils sont complices ? demande Holmes. Je pense
que vous avez des preuves de ce que vous avancez ?
Vous vous expliquez rapidement. Si vous avez
enregistré l’Indice Z ou l’Indice AA, rendez-vous au
112. Sinon, rendez-vous au 116.
112
- J’ai réexaminé attentivement tous les indices
dont nous disposons, dites-vous, et je crois qu’ils
désignent Héritier 3.
Si Héritier 3 est mort, rendez-vous au 229. Sinon,
rendez-vous au 226.
113
Le majordome introduit Héritier 5 et se retire. Le
nouvel arrivant s’assoit timidement au bord d’un
siège, visiblement mal à l’aise. Son aspect physique
est aussi passe-partout que le nom qu’il utilise :
John Smith.
Lorsqu’il est installé et qu’il a bu un verre d’eau,
vous commencez à l’interroger. Rendez-vous au
Questionnaire.
114
On frappe à la porte et, sur votre invitation, Gilmer
fait son entrée.
- Excusez-moi, monsieur, dit-il. On vient d’appor¬
ter un télégramme pour vous.
Vous remerciez Gilmer, qui se retire. Rapidement,
vous ouvrez l’enveloppe et vous lisez :
« Philip Hamilton impliqué dans nombreux abus
de confiance. Jamais poursuivi. Arrivé Angleterre
1888, lieu de naissance inconnu. Holmes. »
Après avoir lu le télégramme, vous le jetez dans la
cheminée. Les renseignements de Holmes ne
prouvent pas qu’Héritier 3 est un imposteur. Ren¬
dez-vous au 178.
115
- En fait, aucun indice matériel ne permet d’élimi¬
ner Héritier 4, reconnaissez-vous mais, comme il
n’a pas l’ombre d’un mobile, je pense que l’on peut
39
considérer sans risque que l’assassin est Charles ou
Dennis.
- On peut peut-être le considérer sans risque,
riposte Holmes, mais il serait préférable d’avoir
une preuve. Avez-vous découvert quoi que ce soit
incriminant indiscutablement l’un des cousins ?
Si vous avez enregistré l’Indice CC, rendez-vous au
215. Sinon, rendez-vous au 206.
116
- Voilà donc la liste de nos suspects réduite à
Charles et à Dennis, continue Holmes. Comme
Héritier 2 a entendu des bruits dans la chambre de
Charles, indiquant que celui-ci est rentré chez lui
tout de suite après le coup de feu et en est ressorti
aussitôt, il semble que ce soit lui le coupable. Néan¬
moins, comme Dennis a manifestement menti en
prétendant n’avoir rien entendu dans la chambre de
Charles à ce moment-là, cela prouve qu’ils étaient
de connivence. De plus, il me paraît évident qu’ils
étaient complices dans l’attentat contre Héritier 3
en fin d’après-midi.
Rendez-vous au 117.
117
- Nous avons réglé la question des événements qui
se sont produits depuis votre arrivée, dit Holmes,
40
mais le moment est maintenant venu de résoudre
l’énigme qui vous a amené ici. Lequel des postu¬
lants est le véritable Robert Barnett ?
Si vous répondez que c’est ;
Héritier 1
Rendez-vous au 118
Héritier 2
Rendez-vous au 134
Héritier 3
Rendez-vous au 138
Héritier 4
Rendez-vous au 139
Héritier 5
Rendez-vous au 155
Aucun d’eux
Rendez-vous au 161
118
-Je crois que c’est Héritier 1, répondez-vous, et
vous expliquez comment vous êtes parvenu à cette
conclusion.
- Non, sûrement pas, dit Holmes. Je me suis ren¬
seigné : il est né à Londres et il y a passé toute sa
jeunesse. Bien qu’il s’appelle Robert Bamett, il
n’est pas l’héritier.
Si vous voulez entendre les explications de Holmes,
rendez-vous au 242. Si vous préférez recommencer
l’enquête, rendez-vous au 481.
119
- Je crois que l’assassin est Héritier 1, répondez-
vous, mais vous vous arrêtez court en voyant
Holmes froncer les sourcils.
- Et comment êtes-vous parvenu à cette surpre¬
nante conclusion ? demande Holmes. Je ne pense
pas que vous ayez la moindre preuve à l’appui.
Vous tentez timidement de vous justifier, mais
Holmes vous fait signe de vous taire.
Rendez-vous au 474.
41
120
- Excusez-moi, dit Gilmer après s’être rendu un
instant dans le hall. Deux des cousins de sir Dexter,
Andrew et Bruce, demandent à être interrogés tout
de suite, si vous désirez les entendre.
- Pour quelle raison ? ripostez-vous, agacé par
cette interruption.
- Ils ont des obligations mondaines, et ils seront en
retard s’ils doivent attendre davantage, explique
Gilmer. Ils semblent surtout tenir à passer la soirée
avec leur petite amie, ajoute-t-il en aparté.
Si vous voulez interroger :
Cousin Andrew Rendez-vous au 174
Cousin Bruce Rendez-vous au 288
Ni l’un ni l’autre Rendez-vous au 428
121
Vous entrez silencieusement dans la bibliothèque et
vous y trouvez Héritier 4 assis près d’une fenêtre,
plongé dans l’un des livres de sir Dexter. Il ne lève
même pas les yeux à votre arrivée, et vous regagnez
discrètement le corridor. Enregistrez l’Indice X et
rendez-vous au 494.
122
Lorsque Holmes se penche pour ramasser la balle
de M. Gregg, vous observez attentivement ses
mains. L’une d’elles tient déjà une balle. En se bais¬
sant, il pivote légèrement sur lui-même, de façon à
dissimuler son geste, et glisse la balle de M. Gregg
dans sa manche. Rendez-vous au 399.
123
- J’aimerais que vous me parliez du naufrage du
Cassandra. Qui vous a sauvé ?
- John Floyd, le second, répond-il. C’est également
lui qui s’est occupé de moi ensuite, jusqu’à ce que
mon grand-père lui écrive de me mettre dans un
pensionnat et d’oublier mon existence.
Son amertume saute aux yeux et vous éprouvez
presque de la sympathie pour lui. Rendez-vous au
Questionnaire.
124
- Qui vous a sauvé du naufrage du Cassandra ?
Héritier 4 ouvre la bouche, la referme, et une gri¬
mace de douloureuse concentration crispe ses
traits.
- Le second, répond-il.
- Ça, nous le savons, ripostez-vous aussitôt. Ce que
je vous demande, c’est son nom.
- Je l’ai toujours appelé Jocko, répond-il. Si jamais
j’ai su son vrai nom, je l’ai oublié.
Enregistrez l’Indice T. Si vous réclamez un
complément d’informations, rendez-vous au 357.
Sinon, rendez-vous au Questionnaire.
125
Héritier 2 semble très maître de lui et s’installe
confortablement dans un fauteuil.
43
- Voilà qui va me changer, dit-il en riant. Habi¬
tuellement, c’est moi qui pose les questions.
-Je suis persuadé que celles-ci vous sembleront
très faciles, ripostez-vous.
Rendez-vous au Questionnaire.
126
- Pouvez-vous nous décrire la façon dont Floyd
vous a sauvé ? demandez-vous.
Héritier 3 y semble tout disposé :
- Tout le monde était monté dans les canots de
sauvetage quand on s’est aperçu que je manquais à
l’appel. Son canot étant le plus petit, Floyd est
retourné au navire. Il a deviné que j’étais coincé
dans la cabine du médecin, et il a fait un travail de
Titan pour arriver jusqu’à moi. C’était véritable¬
ment une tâche surhumaine. A première vue, la
coursive paraissait impraticable, obstruée par des
poutres et des décombres. L’eau montait et un
incendie s’étant déclaré, certaines pièces de bois
étaient en feu. A mains nues, il s’est frayé un pas¬
sage au travers des décombres, il a éteint la plus
grande partie des flammes et il a forcé la porte de la
cabine. Après quoi, il m’a pris dans ses bras et m’a
porté en sûreté.
Enregistrez l’Indice GG, puis rendez-vous au Ques¬
tionnaire.
127
La lettre suivante a été adressée par Elizabeth
Bamett à son père.
New York, le 1^’’ novembre 1871
Cher père,
Je sais que mes préparatifs semblent avoir duré une
44
éternité, mais j'ai finalement réussi à obtenir une
cabine sur le paquebot Cassandra qui part la
semaine prochaine. Nous devons arriver à Bristol le
17. J’espère que vous pourrez venir nous y chercher.
Votre fille affectionnée,
Elizabeth
Vous reposez la missive et vous prenez le temps d’y
réfléchir. Lancez deux dés et ajoutez votre bonus de
Connaissances. Si vous obtenez :
De 2 à 7 Rendez-vous au 214
De 8 à 12 Rendez-vous au 244
128
A nouveau, vous vous demandez si Matthew Man-
nington a réellement expédié Le Mystère d’Edwin
Drood à son petit-fils, et même s’il a expédié quoi
que ce soit. Avez-vous mis le doigt sur un point très
important, ou cet indice se révélera-t-il finalement
n’être qu’un simple détail ? Rendez-vous au Ques¬
tionnaire.
129
Vous reposez la lettre et vous réfléchissez au com¬
mentaire de sir Dexter. Celui-ci vous paraît pour le
moins surprenant : pourquoi Matthew Mannington,
le millionnaire, aurait-il regretté d’avoir promis à
son petit-fils un objet aussi bon marché qu’un
livre ? Si vous demandez à sir Dexter de s’expli¬
quer, rendez-vous au 168. Sinon, rendez-vous
au 391.
130
- Il me faudrait quelques renseignements complé¬
mentaires avant de me prononcer, dites-vous. Je ne
connais pas grand-chose au golf. Soyez assez
45
aimable pour me décrire les différents clubs.
Holmes s’approche du sac le plus plein et en sort les
clubs en les décrivant au fur et à mesure.
- Les cinq clubs qui ont un manche long et une
grosse tête sont des bois. Ils servent à envoyer la
balle au loin, avec la certitude de la voir rouler
longtemps lorsqu’elle retombe à terre. Ils sont fabri¬
qués à partir d’érable ou de kaki, un bois de la
famille de l’ébène, et sont numérotés de 1 à 5. Le
bois numéro 1 est appelé driver, le bois numéro 2
brassie et le bois numéro 3 spoon. Quant aux bois 4
et 5, ils ne portent pas de nom particulier. Voici
maintenant une série de dix autres clubs, les fers.
Leur tête métallique permet de réaliser des coups
précis. Eux aussi sont numérotés, mais un seul a été
baptisé. Il s’agit du fer numéro 10, le pitching
wedge. A ces quinze clubs s’ajoutent le sand wedge,
utilisé pour sortir la balle d’un bunker ou de tout
autre endroit indésirable, et le putter, employé au
moment fatidique où le joueur doit faire rouler sa
balle sur le green. Si, à l’issue de cet exposé, vous
déclarez que le sac contenant le plus de clubs est
celui de Holmes, rendez-vous au 300. Si vous dites
que c’est celui de Watson, rendez-vous au 285. Si
vous demandez à Holmes de vous décrire les clubs
se trouvant dans l’autre sac, rendez-vous au 143.
131
Vous prenez une dernière note.
- Merci, dites-vous à Héritier 2, vous vous êtes
montré très coopératif. Je vous sais gré de votre
compréhension.
- C’était la moindre des choses, répond-il aussitôt
en se levant. J’ai tout intérêt à vous aider à décou¬
vrir la vérité le plus vite possible.
Il s’incline et, en sortant, il échange quelques mots
46
avec sir Dexter qui lui a ouvert la porte. Rendez-
vous au 386.
132
Sir Dexter vous conduit à la salle de billard et
Gilmer vous emboîte le pas. Vous vous accroupis¬
sez devant la porte et vous examinez attentivement
la serrure. Lancez deux dés et ajoutez votre bonus
de Connaissances. Si vous obtenez :
De 2 à 6 Rendez-vous au 302
De 7 à 12 Rendez-vous au 445
133
Plusieurs minutes s’écoulent avant qu’Héritier 2 ne
secoue la tête en soupirant.
- Je ne cherche pas à laisser un meurtrier s’en tirer
indemne, dit-il finalement, mais je suis incapable
de me rappeler quoi que ce soit d’utile.
Rendez-vous au 461.
134
-Je vous présente mes condoléances, dites-vous en
vous tournant vers sir Dexter.
Avant que celui-ci n’ait pu dire quoi que ce soit,
Holmes intervient :
- Philip Hamilton était un imposteur.
- Un imposteur ! s’exclame Watson. Vous voulez
dire qu’il n’était pas le véritable héritier, Holmes ?
- C’est l’une des grandes ironies de l’affaire,
47
répond Holmes. Hamilton a été tué afin qu’il n’hé¬
rite pas de la fortune de sir Dexter alors qu’il n’y
avait aucun droit. L’assassin a commis la même
erreur que notre ami ici présent.
Si vous souhaitez que Holmes explique l’affaire,
rendez-vous au 242. Si vous préférez recommencer
votre enquête, rendez-vous au 481.
135
- En 1870, votre grand-père vous a envoyé un livre
en cadeau. Vous rappelez-vous de quel livre il
s’agissait ?
L’héritier secoue la tête.
- Je n’ea ai pas la moindre idée, monsieur. J’ai lu
un tas de livres, étant jeune, et celui-là ne m’a pas
laissé de souvenir particulier. Mais je vous plains.
Ce doit être démoralisant d’être obligé de recourir à
des incidents aussi lointains pour fonder vos déduc¬
tions.
Enregistrez l’Indice P. Si vous avez enregistré la
Déduction 6, rendez-vous au 258. Sinon, rendez-
vous au Questionnaire.
136
Vous vous demandez si vous ne devriez pas parler
avec l’ami de sir Dexter, Thomas Malone. Si vous
décidez de le faire, rendez-vous au 469. Sinon, ren¬
dez-vous au 227.
137
- Après le naufrage du Cassandra, quelle école
avez-vous fréquentée ?
- L’École préparatoire de l’Hudson, à White
Plains, répond-il instantanément.
C’est un postulant très convaincant, mais il s’agit
peut-être d’une des impostures dont il est coutu-
48
mier. Dans ce cas, il a dû prévoir vos questions et se
préparer à y répondre avec assurance. Rendez-vous
au Questionnaire.
138
- L’identité de l’agresseur a été assez facile à éta¬
blir, répondez-vous. Charles et Dennis ont tous les
deux été vus sur le balcon au moment de l’attentat.
L’un d’eux a poussé la gargouille et l’autre lui a
fourni un alibi.
- Bon travail, approuve Holmes.
- Merci, ajoute sir Dexter à votre intention. Héri¬
tier 3 n’ayant pas été blessé, je pense que nous pou¬
vons éviter le scandale d’un procès public. Je veille¬
rai à ce que mes cousins comprennent qu’ils ont
commis une lourde erreur.
Rendez-vous au 117.
139
- Héritier 4 est le véritable Robert Barnett, décla¬
rez-vous. Il paraît savoir tout ce que l’authentique
héritier perdu est censé connaître.
- Avez-vous des preuves à l’appui de cette affirma¬
tion ? s’enquiert Holmes d’un ton neutre.
Vous vous apprêtez à lui répondre. Si vous avez
enregistré la Déduction 5 et l’Indice V, rendez-vous
au 498. Sinon, rendez-vous au 159.
140
Le cousin Dennis se trouvait au rez-de-chaussée au
moment du coup de feu. Il n’a donc manifestement
rien pu voir de plus que vous. Rendez-vous au 303.
141
Vous n’avez pas réussi à tirer des informations
concluantes de l’écriture de Robert Barnett. Peut-
49
être auriez-vous besoin d’un coup de main ? Si vous
désirez de l’aide, rendez-vous au 239. Si vous vou¬
lez résoudre le problème par vos propres moyens,
rendez-vous au 473.
142
Vous prenez la lettre désignée par sir Dexter et vous
la lisez.
Monsieur Floyd,
Je vous remercie de la promptitude avec laquelle
vous m'avez informé du décès de ma fdle et du sau¬
vetage de mon petit-fils. Cela dit, je ne vois pas pour¬
quoi je devrais m'intéresser à cet enfant. S'il n 'était
pas né, ma fille serait encore en vie. Ci-joint lettre de
change de 550 £ sur la Merchant's Bank de New
York. Utilisez 500 £ pour placer le garçon dans une
école convenable et gardez le reste à titre de dédom¬
magement pour les tracas que cette affaire vous a
causés.
Matthew Mannington
- Voilà une lettre surprenante, dites-vous.
- N’oubliez pas que mon frère avait refusé de
communiquer avec sa propre fille pendant plus de
douze ans, répond sir Dexter. Il était capable de
tout.
La réponse de Floyd, des plus brèves, se contente
d’accuser réception de la lettre de Matthew et de
confirmer que ses ordres ont été exécutés. Avec un
soupir, vous la remettez dans son enveloppe. Lan¬
cez deux dés et ajoutez votre bonus d’Observation.
Si vous obtenez :
De 2 à 5
De 6 à 12
50
Rendez-vous au 209
Rendez-vous au 171
143
- Décrivez-moi les clubs de l’autre sac, je vous
prie, dites-vous. Vous avez toujours soutenu qu’un
détective doit réunir un maximum d’éléments
avant de conclure.
- C’est inutile, vous dit Holmes, vous les avez déjà
tous vus. Il y a dans ce sac un putter et cinq bois. Et
maintenant, dites-moi si cette série de six clubs est
à moi ou à Watson.
Si vous répondez qu’elle est à Holmes, rendez-vous
au 488. Si vous répondez qu’elle est à Watson, ren¬
dez-vous au 387.
144
- Qui est ce vieux monsieur? demandez-vous
négligemment.
- Qui ça ? Oh, c’est l’ami de sir Dexter, M. Thomas
Malone, répond le domestique. Il passe une bonne
partie de l’année ici : il tient compagnie à sir
Dexter.
Sur ces mots, votre guide vous conduit à une porte
donnant sur l’extérieur. Lancez deux dés et ajoutez
votre bonus d’Observation. Si vous obtenez ;
De 2 à 7 Rendez-vous au 246
De 8 à 12 Rendez-vous au 324
51
145
L’effort de réflexion contracte le visage maigre de
Malcolm.
- Je ne saurais dire, monsieur, répond-il. Je ne me
rappelle pas les avoir vus, mais je ne me souviens
pas non plus qu’ils n’étaient pas là, si vous voyez ce
que je veux dire. (Rendez-vous au 406.)
146
- Robert semble avoir lu le livre vraiment très vite,
remarquez-vous.
- Oh, je suis sûr qu’il avait hâte de s’y plonger,
répond vivement sir Dexter. Je me souviens que ma
nièce m’avait écrit que son fils était un lecteur
acharné. Elle en était ravie mais, en même temps,
un peu contrariée, parce qu’elle avait du mal à lui
procurer de nouveaux livres. En fait, c’est moi qui
avais parlé à mon frère de la passion du garçon
pour la lecture.
Enregistrez la Déduction 12, puis rendez-vous
au 127.
147
- C’est vous qui allez enquêter sur ce meurtre,
déclare sir Dexter d’un ton ferme.
- Moi ? demandez-vous avec stupeur. Vous n’avez
pas l’intention d’appeler la police ? C’est un délit
grave.
- Je suis le juge de paix du canton, répond-il. La
police, ici, c’est un gendarme qui ne serait d’aucune
utilité dans une affaire comme celle-là. En tant que
magistrat local, je vous charge de me représenter.
Ne pouvant refuser un tel ordre, vous essayez d’or¬
ganiser votre enquête. Vous commencez par exami¬
ner l’arme du crime que l’on a trouvée sur le tapis
de la chambre d’Héritier 3. C’est un vieux pistolet
52
de duel dont le long canon est damasquiné d’argent.
- Vous connaissez cette arme? demandez-vous à
sir Dexter.
- Certainement, répond-il. Elle fait partie d’une
paire achetée par mon grand-père. Ces pistolets
sont exposés dans la salle de billard avec tout le
matériel nécessaire pour les charger et les entrete¬
nir.
- Et presque tous les occupants de la maison ont
traversé la salle de billard au cours de la soirée, sou¬
pirez-vous.
Vous étudiez l’arme de plus près. Lancez deux dés
et ajoutez votre bonus d’Observation. Si vous obte¬
nez :
De 2 à 8 Rendez-vous au 502
De 9 à 12 Rendez-vous au 222
148
Vous vous demandez si quelqu’un d’autre aurait pu
voir quelque chose. Vous avez déjà fait le tour de la
plupart des invités. Si vous interrogez Héritier 2,
rendez-vous au 417. Sinon, rendez-vous au 483.
149
-Je pense que votre sac est celui qui contient une
demi-douzaine de clubs, monsieur Holmes, dites-
vous.
Holmes rit et secoue négativement la tête.
- Non, mon ami, c’est celui de Watson. N’étant pas
un virtuose, Watson préfère limiter ses erreurs à un
petit nombre de clubs, alors que moi, qui suis méti¬
culeux et précis, je me suis procuré les clubs spé¬
ciaux s’adaptant à chaque situation.
- A condition, bien entendu, qu’il frappe toujours
correctement sa balle, commente Watson d’un ton
pincé. Je ne me sers peut-être que d’une demi-
53
douzaine de clubs, mais je les utilise convenable¬
ment.
Les deux amis poursuivent durant quelques ins¬
tants ce qui est visiblement un vieux sujet de dis¬
cussion, puis Holmes se tourne vers vous. Rendez-
vous au 317.
150
- Je me demande pourquoi votre nièce a attendu
aussi longtemps pour revenir en Angleterre, dites-
vous d’une voix songeuse. Les raisons qu’elle
invoque n’ont pas l’air sincères. Il devait y avoir un
motif plus sérieux dont elle ne fait pas mention.
Aurait-elle pu tomber amoureuse d’un autre
homme ? Cela n’aurait rien eu d’extraordinaire et
l’aurait certainement incitée à repousser son départ.
Sir Dexter secoue vigoureusement la tête.
- Je suis certain que cela n’a pas été le cas, dit-il. Je
m’étonne même que vous puissiez l’envisager.
Rendez-vous au 297.
151
- Quand vous aviez douze ans, votre grand-père
vous a envoyé un livre en cadeau. De quel ouvrage
s’agissait-il ?
Héritier 3 n’hésite qu’une seconde avant de
répondre :
- Il m’a envoyé Le Mystère d’Edwin Drood, de
Dickens. Le livre venait juste de paraître lorsqu’il
l’a acheté.
- Vous avez une excellente mémoire, remarquez-
vous.
- C’est le seul cadeau qu’il m’ait jamais fait,
réplique-t-il.
Rendez-vous au Questionnaire.
54
152
- Je pense que le caddie de sir Dexter, Sandy, est à
la solde de Gregg, dites-vous à Holmes.
- Alors, selon vous, il s’agirait donc d’une trahison,
répond-il. Quelles preuves avez-vous ?
Si vous n’avez enregistré aucun Indice ou seule¬
ment l’Indice A, rendez-vous au 298. Si vous avez
enregistré les Indices C, F et, soit D soit E, rendez-
vous au 248. Si vous avez enregistré seulement les
Indices A et D, rendez-vous au 333. Dans tous les
autres cas, rendez-vous au 218.
153
Vous réfléchissez aux autres questions que vous
pourriez poser à Héritier 3 au sujet de la tentative
de meurtre dont il a été victime. Si vous avez enre¬
gistré l’Indice Y, rendez-vous au 365. Sinon, ren¬
dez-vous au 276.
154
- Je viens de vous dire que je ne me rappelle rien !
répond sèchement Dennis, soudain bien réveillé.
Vous croyez que je mens ? Évidemment que vous le
croyez. Vous autres fouineurs professionnels, vous
êtes persuadés que tout le monde passe son temps à
mentir ! (Il se lève d’un bond.) Pas d’autre question
stupide ?
Sans attendre votre réponse, il sort de la pièce à
grands pas. A la réflexion, vous en concluez que
Dennis dissimule quelque chose. Enregistrez la
Déduction 31, puis rendez-vous au 303.
155
- A dire vrai, la question du livre n’est pas entrée
en ligne de compte pour me faire choisir Héritier 4,
reconnaissez-vous.
- Elle vous aurait fourni une preuve flagrante si
55
vous aviez posé les bonnes questions, riposte
Holmes. Mais parlez-moi des autres indices qui
vous ont amené à votre conclusion.
Rendez-vous au 182.
156
- Vous vous penchez sur la lettre suivante. Datée
du 18 octobre 1869, elle est adressée par Elizabeth
Barnett à Dexter Mannington.
Mon cher oncle.
C’est avec le cœur bien lourd que je dois vous
apprendre que John, mon pauvre mari, n’est plus de
ce monde. Son dernier emploi l’obligeait à travailler
constamment les pieds dans l’eau glacée, et la
combinaison du froid et de la fatigue avait ruiné sa
santé. Il a ensuite été gravement blessé dans un
accident, le déraillement d’une locomotive et, après
avoir été incapable de travailler durant des mois, il
s’est éteint le premier de ce mois. Il m’en coûte de
vous poser cette question, mais y a-t-il maintenant
un espoir que mon père accepte de se réconcilier avec
mon füs et moi ? Il me semble que je n ’ai pas le droit
d’obliger mon fils à grandir seul dans ce pays perdu,
sans père et pratiquement sans argent. Si ce n’était
pas pour Robert, je préférerais mourir que de
demander un service à ce vieux grippe-sou obstiné.
Votre nièce affectionnée,
Elizabeth
Vous retournez la feuille et vous trouvez au dos une
nouvelle annotation de la main de Matthew Man¬
nington : « Pauvre petite, dit la note, cet imbécile de
Barnett n ’a même pas été fichu de se garder en vie !
Si seulement elle avait choisi un homme ayant un
peu plus de sens moral ! » Apparemment, la mort de
56
John Barnett a fait tomber une bonne partie de la
barrière séparant le père et la fille, et le document
suivant confirme cette impression. C’est la copie
d’une lettre adressée par Matthew Mannington à
Elizabeth, lettre dans laquelle il insistait pour
qu’elle vienne le rejoindre en Angleterre. Vous vous
hâtez de passer à la réponse d’Elizabeth, datée de
février 1870.
Cher père,
Votre lettre m ’a causé une grande joie. Notre longue
séparation va enfin se terminer. A maintes et
maintes reprises j’ai espéré un signe de vous et
compris que nous nous ressemblons trop pour qu’une
telle dispute ait pu être évitée.
Je suis aussi pressée que vous de vous revoir, mais il
serait imprudent de soumettre Robert au mauvais
temps que nous devrions affronter si nous entrepre¬
nons le long voyage jusqu’à la côte à cette période de
l’année. De plus, j’ai accepté, avant de recevoir votre
lettre, un travail pour l’été prochain : garder les
enfants d’un monsieur très riche qui doit se rendre
en Espagne pour affaires. Mais, d’ici un an, en
revanche, nous devrions être en route. Je vais
compter les jours avec impatience.
Votre fille affectionnée,
Elizabeth
Vous prenez le temps de réfléchir à la lettre que
vous venez de lire. Quelque chose vous paraît
bizarre, et vous décidez d’interroger sir Dexter à ce
sujet. Si vous pensez que la réconciliation n’était
pas sincère, rendez-vous au 431. Si vous pensez que
Robert était malade à l’époque, rendez-vous au
349. Si vous pensez qu’Elizabeth était amoureuse
57
d’un autre homme, rendez-vous au 150. Sinon, ren¬
dez-vous au 297.
157
Vous poursuivez votre exposé des faits :
- Étant donné la position de la détente du pistolet.
Héritier 4 ne pouvait pas être le coupable. Ce qui
réduit nos suspects à Charles et à Dennis.
- Et comment avez-vous choisi entre les deux ?
demande Holmes.
Si vous avez enregistré la Décision 25, rendez-vous
au 377. Si vous avez enregistré l’Indice CC mais pas
la Décision 25, rendez-vous au 215. Sinon, rendez-
vous au 206.
158
- Qui aurait le plus de chances d’avoir entendu
quelque chose ? demandez-vous à sir Dexter. Qui
occupe les chambres les plus proches de celle
d’Héritier 3 ?
- Vous êtes en face de la sienne, répond sir Dexter,
et moi à côté. Viennent ensuite les chambres occu¬
pées par Dennis, Charles, Héritier 2, Héritier 4 et
Bruce. Logiquement, ce sont vos principaux sus¬
pects.
Si vous avez enregistré la Décision 25, rendez-vous
au 140. Sinon, rendez-vous au 415.
159
- D’après les lettres que vous avez envoyées à
Baker Street et les autres éléments que vous avez
recueillis, dit Holmes, je pense que le livre expédié
par Matthew Mannington à son petit-fils est un
indice essentiel. Qu’en déduisez-vous ?
Si vous avez enregistré les Indices W et FF, rendez-
vous au 499. Si vous avez enregistré d’une part la
Déduction 4 ou la Déduction 6 et, d’autre part, la
58
Déduction 11 ou l’Indice FF, rendez-vous au 176.
Si vous avez enregistré l’Indice W mais pas l’Indice
FF, rendez-vous au 180. Dans tous les autres cas,
rendez-vous au 500.
160
- Tout ce qui touche de près ou de loin à cette
enquête m’intéresse, dites-vous. Comment avez-
vous appris que, bien que votre grand-père vous ait
renié, vous alliez peut-être toucher votre héritage ?
Lancez deux dés et ajoutez votre bonus de Commu¬
nication. Si vous obtenez :
De 2 à 7 Rendez-vous au 240
De 8 à 12 Rendez-vous au 196
161
- L’héritier ne se rappelle peut-être pas bien les cir¬
constances, ripostez-vous. Le naufrage remonte à
vingt-cinq ans.
- J’ai du mal à croire que l’on puisse oublier le
moindre détail d’un événement qui a failli vous
coûter la vie, rétorque sèchement Holmes.
Rendez-vous au 201.
162
Charles arrive, arborant un air fanfaron, parfaite¬
ment décontracté.
- Désolé de vous empêcher de dormir, commen¬
cez-vous, mais nous devons enquêter sur ce drame
le plus rapidement possible. Veuillez nous dire ce
que vous avez entendu au moment du coup de feu.
-Je comprends, répond-il en se laissant tomber
dans un fauteuil. Je dormais à poings fermés quand
la détonation m’a réveillé. Lorsque je suis sorti
dans le couloir, tous les autres y étaient déjà, caque¬
tant comme des poulets.
59
Si vous avez enregistré la Décision 25, rendez-vous
au 407. Sinon, rendez-vous au 212.
163
- Vous voulez bien écrire quelques mots ? Trois ou
quatre lignes suffiront.
- Bien sûr, acquiesce-t-il.
Il prend le porte-plume de la main gauche et écrit
quelques vers au hasard. Vous examinez son écri¬
ture. Bien qu’elle ressemble à celle de la lettre, elle
n’est pas identique et ne saurait prouver que son
auteur est ou n’est pas l’héritier perdu. Enregistrez
l’Indice V, puis rendez-vous au Questionnaire.
164
Soudain, Sandy s’écrie :
- La voilà, monsieur Gregg ! J’ai trouvé votre
balle !
Surpris, vous levez les yeux : Sandy est très à droite
de l’endroit où vous aviez situé le point de chute de
la balle. De ce fait, M. Gregg se trouve dans une
bonne position sur le rough, et son deuxième coup
l’amène au bord du green. Rendez-vous au 401.
165
Quel livre M. Amos a-t-il le plus de chances de se
rappeler avoir vendu (ou, peut-être, ne pas avoir
vendu) à Matthew Mannington ? Si vous l’interro¬
gez sur Cinq Semaines en ballon, rendez-vous au
344. Si vous l’interrogez sur Le Mystère d’Edwin
Drood, rendez-vous au 472.
166
Gilmer commence sa déposition.
- La seule personne que je me rappelle avoir vue
pendant que je fermais les volets est Héritier 4. Il
60
164 Soudain, Sandy s’écrie : « La voilà, monsieur
Gregg ! J’ai trouvé votre halle l »
lisait encore dans la bibliothèque quand j’ai vérifié
la porte du balcon, et je lui ai fait remarquer qu’il
était très tard.
Enregistrez la Déduction 30, puis rendez-vous
au 453.
167
- Vous avez fait du bon travail, dit Holmes en
s’adossant à son fauteuil et en allumant sa pipe. Je
crois que vous avez fourni autant de preuves qu’on
pouvait en espérer. (Il se tourne vers sir Dexter.)
Vous pouvez considérer comme acquis que
l’homme que vous appeliez Héritier 4 est votre
petit-neveu, Robert Bamett.
-Un grand merci à vous deux ! répond sir Dexter
en applaudissant. Je vais prendre les dispositions
nécessaires pour régler cette affaire.
Rendez-vous au 345.
168
- Que voulez-vous dire, sir Dexter? demandez-
vous. Votre frère était très riche. Pourquoi aurait-il
regretté d’avoir promis à son petit-fils de lui
envoyer un livre? Même s’il avait éprouvé de
grosses difficultés à se procurer l’ouvrage en ques¬
tion, cela n’aurait pas dû le contrarier beaucoup.
- Quand Matthew décidait d’acheter quelque
chose, la question du prix n’entrait pas en ligne de
compte, explique sir Dexter. En revanche, si ce
qu’il considérait comme une question de principe
s’opposait à une dépense, jamais il n’aurait fait
l’achat, même si cela ne coûtait qu’un sou. En l’oc¬
currence, il avait fait une promesse, et il tenait tou¬
jours parole.
- Quelle prévention pouvait-il avoir contre un livre
de Dickens ? demandez-vous. Alors que, dans sa
62
lettre, il semblait très enthousiasmé par ce roman.
- Vous semblez avoir oublié, monsieur, que
Dickens est mort avant d’avoir achevé Edwind
Drood. Les éditeurs ont publié le livre incomplet, et
mon frère a dû considérer cela comme une escro¬
querie vis-à-vis des lecteurs. Mais, comme il avait
promis le livre à son petit-fils, il a tenu parole.
Enregistrez la Déduction 4, puis rendez-vous
au 391.
169
Les cousins Charles et Dennis arrivent ensemble.
Tous deux sont vêtus d’un veston de tweed et d’un
pantalon gris. Si vous avez enregistré l’Indice Z ou
l’Indice AA, rendez-vous au 336. Sinon, rendez-
vous au 388.
170
Vous réfléchissez aux lettres et aux réponses faites
par les héritiers aux questions concernant le livre
envoyé par Matthew Mannington au jeune Robert
Barnett. Vous n’êtes pas absolument certain que le
garçon ait reçu Le Mystère d’Edwin Drood. mais
rien ne prouve que Matthew Mannington l’avait
remplacé par un autre ouvrage. Peut-être devriez-
vous approfondir un peu cette question. A votre
demande, un domestique vous conduit au bureau
de sir Dexter. Celui-ci est en train de lire, mais il
pose son livre à votre entrée.
- Puis-je vous être utile ?
- Je l’espère, répondez-vous. Est-ce que votre frère
achetait ses livres n’importe où, ou est-ce qu’il
réservait sa clientèle à une seule librairie ?
- Je l’ignore, répond sir Dexter, mais Gilmer doit
le savoir. Il a servi mon frère pendant près de trente
ans.
63
Il envoie chercher Gilmer qui ne tarde pas à arri¬
ver.
- Mon frère faisait-il tous ses achats de livres dans
la même librairie ou dans des boutiques dif¬
férentes ? lui demande sir Dexter.
- Il s’adressait toujours au même commerçant,
répond Gilmer sans hésiter, le libraire du village,
M. Amos. Si M. Amos n’avait pas l’ouvrage que
M. Mannington désirait, il le faisait venir immé¬
diatement.
- Depuis combien de temps M. Amos tient-il cette
librairie ? demandez-vous.
- Il était déjà là quand j’ai commencé à travailler
ici, répond Gilmer.
Vous allez donc pouvoir interroger l’homme auquel
Matthew Mannington achetait ses livres en
accompagnant sir Dexter au village.
La boutique de M. Amos est presque une caricature
de librairie. Des rayonnages bourrés de livres
couvrent les murs et des tables croulent sous des
monceaux d’ouvrages. Le propriétaire est assis au
fond, derrière un minuscule bureau. C’est un petit
homme rondouillard, portant des lunettes sans
monture et une couronne de cheveux blancs autour
d’un crâne chauve.
- M. Amos, dit sir Dexter en payant le volume
qu’il vient de choisir, j’essaye de retrouver le titre
d’un livre que mon frère vous a acheté il y a bien
des années de cela, et je me demandais si vous
teniez un registre quelconque de ce que vous lui
vendiez. L’achat doit remonter à quelque vingt-
cinq ans.
- Je ne tiens aucun registre, répond M. Amos d’un
air pincé. C’est trop de tracas.
Vous vous demandez s’il pourrait se rappeler avoir
vendu un livre déterminé à Matthew Mannington.
64
Si vous avez enregistré l’Indice W ou la Déduction
11, rendez-vous au 165. Si vous avez enregistré la
Déduction 6, mais ni la Déduction 11 ni l’Indice
W, rendez-vous au 472. Sinon, rendez-vous au 107.
171
En glissant la lettre dans l’enveloppe, vous vous
apercevez que celle-ci contient autre chose et vous
en tirez une carte de visite au nom de Richard
Harding, directeur de l’École préparatoire de
l’Hudson à White Plains, État de New York. Au
dos, on a griffonné : « L’école de votre petit-fils.
J.F. » Enregistrez l’Indice J, puis rendez-vous au
209.
172
- La santé de Robert laissait-elle à désirer lorsqu’il
était enfant ? demandez-vous à sir Dexter. Avait-il
tendance à s’enrhumer, par exemple, ou des pou¬
mons fragiles ? D’après la lettre, il semble que le
retour de votre nièce ait été retardé par quelque
chose concernant son fils. Enfin, au moins autant
que par l’emploi qu’elle avait trouvé.
Lancez deux dés et ajoutez votre bonus de Commu¬
nication. Si vous obtenez :
De 2 à 6
De 7 à 12
66
Rendez-vous au 234
Rendez-vous au 200
173
Lorsque vous avez terminé, Holmes réfléchit un
instant en silence à tout ce que vous venez de lui
apprendre, puis il lève les yeux vers vous et vous
demande :
- Qui est l’assassin ?
Si vous accusez :
Héritier 1
Rendez-vous au 119
Héritier 2
Rendez-vous au 205
Héritier 4
Rendez-vous au 251
Héritier 5
Rendez-vous au 280
Cousin Andrew
Rendez-vous au 308
Cousin Bruce
Rendez-vous au 106
Cousin Charles
Rendez-vous au 220
Cousin Dennis
Rendez-vous au 433
174
Gilmer fait entrer Andrew Sinclair, le plus âgé des
héritiers en titre de sir Dexter. C’est un beau garçon
brun aux yeux bleus qui, comme tous les cousins,
est tiré à quatre épingles.
- En quoi puis-je vous être utile ? s’enquiert-il
courtoisement.
- Qu’avez-vous fait après le déjeuner ? lui deman¬
dez-vous. J’ai surtout besoin de savoir ce que vous
faisiez au moment de l’accident d’Héritier 3.
- Ah oui, bien sûr, répond-il. Je pourrais avoir un
mobile pour supprimer cet imposteur. Heureuse-
67
ment pour moi, je jouais au billard avec Bruce,
M. Malone et Héritier 5.
Comme vous ne lui posez pas d’autre question, il se
lève et se dirige vers la porte.
- Faut-il vous envoyer Bruce? demande-t-il au
moment de sortir.
Si vous voulez voir Bruce, rendez-vous au 288.
Sinon, rendez-vous au 356.
175
- Il ne reste plus que deux « Robert Barnett », dit
sir Dexter. Le prochain. Héritier 4, vit sous ce nom.
Voulez-vous lui parler, ou l’éliminer pour ce seul
motif?
Si vous recevez Héritier 4, rendez-vous au 405.
Sinon, rendez-vous au 493.
176
- Le livre m’a fourni une preuve solide, répondez-
vous à Holmes. Les lettres et un autre indice me fai¬
saient soupçonner que Matthew Mannington avait
envoyé à son petit-fils un roman différent. Héri¬
tier 4 est le seul postulant qui ait déclaré avoir reçu
un autre livre.
- Il aurait été préférable que vous puissiez fournir
davantage de preuves, mais vous avez éclairci un
point de l’énigme, reconnaît Holmes.
Enregistrez la Déduction 33, et rendez-vous au 182.
177
Héritier 3, qui se fait appeler Philip Hamilton,
entre dans la pièce avec un air dégagé et s’assoit
gracieusement dans un fauteuil. Vous remarquez à
nouveau ses vêtements admirablement coupés, sa
moustache soigneusement taillée et ses cheveux lus¬
trés, parfumés, d’un noir de jais.
- Parlez-nous un peu de vous, dites-vous.
68
- J’ai subsisté comme j’ai pu, répond-il calmement.
Ayant la chance de posséder un visage et des
manières qui inspirent confiance, je me suis arrangé
pour en tirer parti. Des gens malintentionnés insi¬
nueraient probablement que mes méthodes n’ont
pas toujours été scrupuleuses, et je ne serais pas
assez téméraire pour réfuter leurs accusations.
Il tend la main vers votre plateau et se verse un
verre d’eau.
- Vous êtes d’une bonne famille... Qu’est-ce qui
vous a conduit à mener ce genre de vie ?
Votre question fait naître un sourire patelin sur les
lèvres d’Héritier 3.
- Je ne crois pas avoir reçu l’éducation adéquate
pour devenir un honnête homme, commence-t-il.
Comme vous le savez, j’ai perdu mes parents avant
mon treizième anniversaire, et je n’avais pas
d’autre famille pour me maintenir dans le droit che¬
min. La conduite de mon grand-père m’a libéré de
tout scrupule vis-à-vis de l’honneur de la famille.
Vivre d’expédients étant plus facile et plus lucratif
que le travail dit honnête, j’ai suivi cette voie.
Vous remarquez qu’il observe anxieusement sir
Dexter, et vous comprenez qu’il ne voudrait pas
faire trop mauvaise impression sur son grand-oncle.
- Ne vous inquiétez pas, lui dit sir Dexter. Si vous
êtes vraiment l’héritier que vous prétendez être, du
moment que vous vous corrigez, je ne vous tiendrai
pas rigueur de votre passé.
Rendez-vous au Questionnaire.
178
Vous relisez les lettres en vous concentrant sur le
cas de l’héritier perdu. Si vous avez enregistré la
Déduction 6 ou la Déduction 11, rendez-vous au
170. Si vous avez enregistré l’Indice W, mais ni la
69
Déduction 6 ni la Déduction 11, rendez-vous au
238. Sinon, rendez-vous au 286.
179
Vous n’êtes pas parvenu à déterminer ce qu’il y
avait de bizarre dans le contenu de cette lettre. Si
vous tenez à découvrir de quoi il s’agit, rendez-
vous au 351. Si vous préférez examiner un autre
document, rendez-vous au 127.
180
- Héritier 4 m’a troublé, répondez-vous. Il a men¬
tionné un livre différent de celui qui figure dans les
lettres. Je pense que cela prouve qu’il sait de quoi il
parle. Personne ne se risquerait à deviner en
pareille circonstance, alors qu’il est si simple de
répondre qu’on a oublié.
-Un imposteur audacieux pourrait citer un livre
différent, dit Holmes.
Rendez-vous au 182.
181
En levant la tête, vous examinez l’emplacement
qu’occupait la gargouille. La sculpture qui est tom¬
bée est celle qui avait été descellée. Quelqu’un a
délibérément essayé de tuer Héritier 3. Rendez-
vous au 326.
70
182
-Je suppose que d’autres facteurs vous ont amené
à considérer Héritier 4 comme le véritable Robert
Barnett, dit Holmes.
Si vous avez enregistré la Déduction 12, l’Indice X
et la Déduction 30, rendez-vous au 187. Sinon, ren¬
dez-vous au 393.
183
- Merci, Héritier 4, dites-vous.
- Désolé de ne pas pouvoir vous en dire plus, mar¬
monne-t-il, et il sort précipitamment de la pièce.
Rendez-vous au 104.
184
Vous entendez, de l’autre côté du corridor, grincer
le bouton d’une porte : celle d’Héritier 3 ! Aussitôt,
vous bondissez et vous entrebâillez la porte du pla¬
card. Une silhouette obscure pointe quelque chose
dans la chambre d’Héritier 3 !
- Halte-là ! criez-vous en vous ruant hors de votre
cachette.
Votre cri fait sursauter l’ombre mystérieuse qui
laisse tomber un objet pesant et s’enfuit dans le
couloir. Lancez deux dés et ajoutez votre bonus de
Force. Si vous obtenez :
De 2 à 6 Rendez-vous au 450
De 8 à 12 Rendez-vous au 380
185
- A quel moment exactement s’est produit
l’accident ? demande-t-il.
- A peu près une heure après le déjeuner, répon¬
dez-vous en observant attentivement Héritier 4.
- Eh bien, j’étais très absorbé par la lecture de mon
livre, mais il s’est produit un incident bizarre. Tout
à coup, j’ai entendu quelqu’un courir dans le cou-
71
loir et j’ai levé les yeux juste à temps pour voir un
homme y passer. Je n’ai pas aperçu son visage, mais
il avait une veste de tweed, et les seuls à porter du
tweed aujourd’hui étaient cousin Charles et cousin
Dennis. C’était sûrement l’un d’eux.
- On est obligé de passer devant la bibliothèque
pour atteindre le balcon, dit sir Dexter. C’est le seul
chemin.
Enregistrez l’Indice AA puis rendez-vous au 425.
186
Vous relisez une fois de plus vos notes, et une ques¬
tion supplémentaire vous vient à l’esprit : l’héritier
devrait savoir comment il a été sauvé du naufrage.
Ajoutez à votre liste la question suivante :
3. Pouvez-vous décrire la façon dont vous avez
échappé au naufrage ?
Entourez la question 3 sur le Questionnaire puis
rendez-vous au 371.
187
- Héritier 4 a relaté l’événement tel que l’avait
vécu un passager bloqué dans la cabine d’un navire
en train de couler, dites-vous. Les autres l’ont décrit
du point* de vue du sauveteur. Le garçon coincé
dans la cabine ne pouvait pas voir le second
déblayer la coursive et enfoncer la porte.
- Excellent, approuve Holmes. Bien raisonné.
Enregistrez la Déduction 35, puis rendez-vous
au 211.
188
- Avant de nous occuper de l’identité du véritable
héritier, dit Holmes, je pense que nous devrions
parler de l’attentat contre Héritier 3. Il a eu de la
chance. Savez-vous lequel des cousins de sir Dexter
72
a essayé de le tuer? Il ne pouvait manifestement
pas s’agir d’un héritier : aucun d’eux n’avait de
mobile.
Si vous accusez ;
Andrew
Bruce
Charles et Dennis
Rendez-vous au 503
Rendez-vous au 109
Rendez-vous au 111
189
Pendant que vous vous dirigez vers la base de
départ du dix-septième trou, Holmes fait halte pour
renouer un lacet. Vous vous arrêtez à côté de lui.
- J’ai gardé la balle que j’ai ramassée au septième
trou, chuchote-t-il. Vous ne voyez pas comment je
pourrais l’utiliser pour aider sir Dexter ?
Lancez deux dés et ajoutez votre bonus d’intuition.
Si vous obtenez :
De 2 à 6 Rendez-vous au 487
De 7 à 12 Rendez-vous au 232
190
Vous vous rendez compte que pratiquement n’im¬
porte quelle balle suivant le même chemin que celle
du Dr Watson sera ramenée sur le green par le ver¬
sant du mamelon, mais vous vous demandez si
vous devez en faire part à Gregg. Si vous refusez de
dire quoi que ce soit, cela risque de lui mettre la
puce à l’oreille. Si vous expliquez à John Gregg ce
qui s’est passé, rendez-vous au 392. Si vous préten¬
dez que Watson a simplement bénéficié d’un
rebond heureux, rendez-vous au 412.
73
191
Vous rapportez la description du sauvetage faite
par le second, puis le récit d’Héritier 4. Holmes,
impassible, vous pousse dans vos derniers retran¬
chements.
- Cela semble prouver qu’il n’est pas l’héritier. Les
deux versions sont très différentes.
Vous cherchez comment lui répondre. Si vous dites
que les deux récits sont assez proches, rendez-vous
au 197. Si vous dites que les souvenirs de l’héritier
peuvent être flous, rendez-vous au 192. Si vous
avez une autre explication à proposer, rendez-vous
au 204.
192
- J’ai l’impression que les postulants sont tous des
imposteurs. Chacun d’eux a commis trop d’erreurs
dans ses explications et ses réponses.
-Je ne suis pas d’accord avec vous, riposte
Holmes. D’après moi, le véritable héritier s’est pré¬
senté en même temps que les imposteurs. Vous
devriez examiner les indices de plus près.
Si vous voulez recommencer votre enquête, rendez-
vous au 481. Si vous préférez que Holmes vous
donne la solution, rendez-vous au 242.
193
- Je suis étonné que Robert ait lu le livre aussi vite,
dites-vous à sir Dexter. Il l’a positivement dévoré.
- Je me suis fait la même réflexion, répond sir
Dexter, mais cela ne m’a pas surpris. Je me sou¬
viens de ce que ma nièce m’écrivait dans ses lettres.
Robert était un lecteur assidu. Apparemment, il
lisait tout ce qui lui tombait sous la main.
Enregistrez la Déduction 12 et rendez-vous au 127.
74
194
Compte tenu des éléments en votre possession,
force vous est de reconnaître que vous n’avez pas
réussi à découvrir comment M. Gregg s’y prend
pour tricher. Si vous voulez tenter à nouveau de
résoudre cette énigme, rendez-vous au 317.
Si vous préférez que Holmes vous l’explique, ren¬
dez-vous au 289.
195
- Êtes-vous certains d’être restés constamment
ensemble? demandez-vous. Aucun de vous n’est
sorti de la pièce pour une raison ou pour une autre ?
Lancez deux dés et ajoutez votre bonus de Commu¬
nication. Si vous obtenez :
De 2 à 7 Rendez-vous au 468
De 8 à 12 Rendez-vous au 454
196
Votre question semble prendre l’héritier au
dépourvu, mais il se ressaisit vite.
- C’est un de mes amis qui me l’a dit, répond-il, un
ami commun à mon oncle et à moi, M. Thomas
Malone. J’avais entendu parler de M. Malone par
les lettres que mon oncle écrivait à ma mère.
Lorsque j’ai changé de nom et que je suis venu en
Angleterre, il y a huit ans de cela, je me suis mis en
rapport avec M. Malone pour savoir ce qu’était
devenu mon grand-père. Quand il a appris que sir
Dexter me cherchait, il m’a évidemment averti.
- Vous voulez dire que Thomas savait depuis tout
ce temps que vous étiez vivant ? interroge sir Dex¬
ter, quelque peu surpris. Pourquoi ne m’en a-t-il
jamais parlé ?
- Parce que je le lui avais demandé, répond Héri-
75
lier 3. J’ai ma fierté. Ce n’était pas à moi de faire le
premier pas vers une réconciliation familiale après
la façon dont mon grand-père m’avait renié. Et je
ne possédais pas les documents nécessaires pour
prouver mon identité. Ils ont disparu en même
temps que ma mère.
Enregistrez l’Indice Q, puis rendez-vous au Ques¬
tionnaire.
197
- Quelle conclusion avez-vous tirée du récit du
sauvetage de Robert Barnett pendant le naufrage du
Cassandra ? demande Holmes.
Si vous avez enregistré les Indices I et U, rendez-
vous au 191. Sinon, rendez-vous au 508.
198
- C’est tout ce que j’ai à vous demander, dites-
vous.
Sur ces mots, le quatrième postulant à l’héritage se
retire rapidement, la démarche un peu raide.
Rendez-vous au 493.
199
Héritier 4 fait son entrée, visiblement nerveux et il
s’assoit inconfortablement au bord d’un fauteuil.
- Vous avez des questions à me poser ?
- Oui, répondez-vous. Dites-moi ce que vous avez
vu et entendu quand Héritier 3 a été assassiné.
76
Il réfléchit un instant avant de répondre. Lancez
deux dés et ajoutez votre bonus de Communica¬
tion. Si vous obtenez :
De 2 à 7 Rendez-vous au 275
De 8 à 12 Rendez-vous au 352
200
Sir Dexter réfléchit à votre question et sourit.
- J’ai du mal à rassembler mes souvenirs, dit-il
après une minute de silence. Tant d’années se sont
écoulées depuis la dernière lettre d’Elizabeth.
Robert ne souffrait d’aucun trouble grave mais,
après l’accident qui avait causé la mort de son père,
les trains lui faisaient si peur que, pendant quelque
temps, il n’a pas voulu en prendre. Elizabeth
n’avait pas tenté de l’y contraindre. Avec son fichu
caractère, mon frère devait être furieux de ce
retard, et il en aurait fait grief à Robert.
Enregistrez la Déduction 3 et rendez-vous au 103.
201
- La clef de cette affaire, explique Holmes, réside
dans le fait que le second en a donné la version d’un
homme délivrant un passager bloqué dans une
cabine, alors qu’Héritier 4 a donné celle de la per¬
sonne qui était enfermée. D’où il était, il ne pouvait
pas voir le second déplacer les décombres et
éteindre les flammes.
Rendez-vous au 211.
202
Après avoir appris qu’Héritier 3 vient de frôler la
mort, sir Dexter réfléchit un instant, puis il hoche la
tête d’un air sombre.
- Encore une chance que j’aie un détective sur
77
place, dit-il en se tournant vers vous. Vous allez
interroger tous ceux qui pourraient savoir quelque
chose. Peut-être devrais-je appeler la police, mais je
préférerais éviter le scandale. Je veillerai à ce que
tout le monde y mette du sien. Si l’un de mes héri¬
tiers refuse de collaborer, je le déshérite séance
tenante !
Sir Dexter vous ramène dans la pièce où vous avez
interrogé les héritiers en début de journée. Il se ras¬
soit sur le canapé, et vous reprenez votre fauteuil
derrière le bureau. Gilmer, le majordome, se tient
près de la porte, prêt à introduire tous ceux que
vous déciderez d’interroger. Si vous souhaitez par¬
ler à Héritier 3, rendez-vous au 438. Sinon, rendez-
vous au 306.
203
- La détente est en position sensible, remarquez-
vous. Qui est au courant de ce dispositif ?
- De tous mes invités, lesquels pourraient le
connaître ? répond-il. Uniquement mes cousins. Il
n’y avait pas de raison de le montrer aux héritiers.
Ce qui laisse entendre que l’un de mes cousins est
un assassin, n’est-ce pas ?
- Je le crains, acquiescez-vous.
Enregistrez la Déduction 29 et rendez-vous au 502.
78
202 Gilmer se tient près de la porte,
prêt à introduire tous ceux que vous interrogerez.
204
Vous essayez de démontrer ce que vous prétendez.
Si vous dites que les deux récits sont très voisins,
rendez-vous au 197. Si vous affirmez qu’Héritier 4
donne la version du rescapé, rendez-vous au 210.
205
- Je crois que l’assassin est Héritier 2. Sa chambre
était suffisamment proche pour qu’il puisse abattre
Héritier 3 et y revenir avant que quelqu’un n’ait eu
le temps de sortir dans le couloir.
Holmes secoue la tête.
- Il n’existe absolument aucune preuve qu’il ait
commis ce crime, objecte-t-il. Ni qu’il ait eu un
mobile pour le commettre. (Rendez-vous au 474.)
206
- Vous n’avez pas l’ombre d’une preuve, dit
Holmes visiblement déçu. J’espérais mieux. Je crois
que vous avez désigné le véritable assassin, mais je
pense que vous auriez dû mentionner la complicité
de Dennis. Sir Dexter, dit-il en se tournant vei
votre client, vous êtes le magistrat local. Sachar
que ces deux garçons sont vraisemblablement cou¬
pables, pourrez-vous les convaincre d’avouer leur
crime ?
- Sûrement ! répond sir Dexter, la moustache en
bataille. Un coupable a beaucoup de mal à tenir
tête à une accusation. Je ne crois pas que ni l’un ni
l’autre ait suffisamment d’estomac pour bluffer jus¬
qu’au bout.
- Très bien, dit Holmes. Dans ce cas, nous nous en
remettons à vous pour régler cette partie de l’af¬
faire.
Rendez-vous au 117.
80
207
Pendant que sir Dexter sort une liasse de lettres de
son bureau, vous essayez de classer les divers élé¬
ments de l’affaire. Vous vous demandez s’il a mon¬
tré ces lettres à quelqu’un d’autre. Si vous lui posez
la question, rendez-vous au 311. Sinon, rendez-
vous au 293.
208
- Je devrais m’en souvenir, dit-il à mi-voix, mais
ce n’est pas le cas. Si vous savez ce qu’est une crise
morale, vous devez comprendre qu’un jeune garçon
confronté à une telle tragédie s’empresse d’en chas¬
ser le souvenir de son esprit pour ne pas sombrer
dans le désespoir. Je suppose que c’est la raison
pour laquelle je ne me rappelle rien.
Rendez-vous au Questionnaire.
209
Lorsque vous avez fini de lire les lettres, sir Dexter
en fait un paquet qu’il adresse à Sherlock Holmes,
221 B Baker Street, et il appelle un domestique
pour le faire porter à la poste. Une fois le valet de
pied venu et reparti, sir Dexter vous parle des
lettres.
- A en juger par la correspondance que vous venez
de lire vous devez penser que mon frère était une
brute sans cœur, commence-t-il en vous observant
attentivement. En fait, ce n’était pas le cas. Mais il
attachait trop d’importance à beaucoup de choses
et laissait la colère obscurcir son jugement. Ajoutez
à cette rigidité une obstination innée... et voilà le
résultat.
- Ces lettres ne nous apprennent pas grand-chose
sur l’héritier, constatez-vous.
- Je m’en rends bien compte, répond sir Dexter. Si
81
elles avaient été plus explicites, je n’aurais pas eu
besoin de votre aide ni de celle de M. Holmes. Mais
je ne sais pas qui croire. Chacun de ces hommes
pourrait être le véritable héritier. Comment l’enfant
a-t-il réagi à l’attitude de son grand-père ? Il aurait
pu adopter l’humble profession de cocher de fiacre
par dépit ou devenir l’homme élégant, mais mal¬
honnête, que j’appelle Héritier 3. Je suis persuadé
que vous parviendrez à découvrir la vérité. Mais
assez bavardé. C’est avec les héritiers que vous
devez parler, conclut-il. Avant de vous y mettre, je
pense qu’il serait bon d’établir une liste des ques¬
tions à leur poser, afin de ne pas oublier de deman¬
der à l’un d’eux quelque chose d’important.
- Excellente idée, reconnaissez-vous.
Vous vous mettez à l’ouvrage, en demandant par¬
fois son avis à sir Dexter, et vous obtenez ainsi une
série de questions.
1. Comment avez-vous appris que vous pourriez
être l’héritier de la fortune de sir Dexter ?
2. Qui vous a sauvé la vie pendant le naufrage ?
5. Quel livre votre grand-père vous a-t-il envoyé en
cadeau ?
6. Pourriez-vous m’écrire quelques mots ?
Entourez les questions 1, 2, 5 et 6 sur le Question¬
naire. Vous vous demandez quelles autres ques¬
tions vous pourriez poser. Si vous avez enregistré
les Indices I et J, rendez-vous au 353. Si vous avez
enregistré l’Indice I, mais pas l’Indice J, rendez-
vous au 358. Si vous avez enregistré l’Indice J, mais
pas l’Indice I, rendez-vous au 363. Dans tous les
autres cas, rendez-vous au 371.
210
- D’après sir Dexter, le jeune Robert Barnett était
un lecteur assidu, expliquez-vous. Héritier 4 avait
82
un livre à la main quand je l’ai interrogé et, le
même jour, on l’a vu lire en deux autres cir¬
constances au moins. Ce comportement indique
qu’il est le véritable héritier.
- C’est une indication, admet Holmes. Ce n’est pas
une preuve, mais c’est significatif.
Enregistrez la Déduction 34. Quelle conclusion
avez-vous tirée du récit du sauvetage de Robert
Bumett pendant le naufrage du Cassandra ?
Si vous avez enregistré les Indices I et U, rendez-
vous au 191. Sinon, rendez-vous au 508.
211
- C’est la seule preuve que vous ayez de l’authenti¬
cité d’Héritier 4 ? demande Holmes.
- Oui, c’est la seule, répondez-vous. Est-elle suffi¬
sante pour conclure qu’il est le véritable héritier ?
Holmes réfléchit un instant, comme s’il jaugeait
mentalement votre argument. Si vous avez enregis¬
tré la Déduction 32 et deux des Déductions 33, 34
et 35, rendez-vous au 167. Si vous avez enregistré la
Déduction 32 et l’une des Déductions 33, 34 et 35,
ou si vous avez enregistré les trois Déductions 33,
34 et 35, rendez-vous au 221. Sinon, rendez-vous
au 225.
212
Vous réfléchissez à la déclaration de Charles en
essayant d’imaginer ces gens affolés se précipitant
dans le couloir après le coup de feu. Lancez deux
dés et ajoutez votre bonus d’Observation. Si vous
obtenez :
De 2 à 8 Rendez-vous au 487
De 9 à 12 Rendez-vous au 105
83
213
Vous attendez quelques minutes, puis vous montez
à l’étage voir ce que font certains des invités. Au
premier, vous longez le corridor qui dessert les
chambres en jetant un coup d’œil dans celles dont la
porte est ouverte. Héritier 2 est couché sur son lit,
apparemment assoupi. A l’extrémité du couloir,
vous entendez des voix derrière une porte close,
mais sans pouvoir les identifier. En revenant sur
vos pas en direction d’un balcon, vous entendez un
siège grincer dans la bibliothèque. Enregistrez la
Décision 19. Si vous regardez quel en est l’oc¬
cupant, rendez-vous au 121. Sinon, rendez-vous
au 494.
214
A contrecœur, vous tirez de la liasse la lettre sui¬
vante. Voyant qu’elle émane de John Floyd, l’offi¬
cier en second du Cassandra, vous la lisez rapide¬
ment. Le premier paragraphe explique comment
une tempête a fait couler le paquebot. La suite est
plus détaillée :
Votre fille, Mme Barnett, est montée dans le canot
de sauvetage avec plusieurs membres de l’équipage.
Je l’ai entendue crier que son fils n’était pas là. Sur
l’ordre du capitaine, je suis retourné avec mon
propre canot, qui était plus petit, sur notre navire en
train de couler, j’ai retrouvé votre petit-fils et j’ai eu
la chance de pouvoir le sauver. Nous venions de
rejoindre mon canot quand les chaudières du Cas¬
sandra ont explosé. Le flanc du navire a protégé
notre canot de la déflagration, mais un gros mor¬
ceau de la coque a fracassé celui où se trouvait
Mme Barnett. Lorsque nous avons atteint l’endroit
où il avait sombré, nous n’avons retrouvé aucun sur-
84
vivant. Je suis désolé d’être porteur d’une nouvelle
aussi tragique, mais j’ai estimé qu’il était de mon
devoir de vous informer le plus rapidement possible.
Votre petit-fils, sain et sauf, est avec moi à New
York. Comment désirez-vous que je vous l’envoie ?
- Quelle horrible histoire, murmurez-vous en
levant les yeux vers sir Dexter.
- Mon frère n’a pas arrangé les choses, répond-il en
désignant la lettre suivante.
Lancez deux dés et ajoutez votre bonus d’Observa-
tion. Si vous obtenez :
De 2 à 4 Rendez-vous au 142
De 5 à 12 Rendez-vous au 339
215
Vous expliquez qu’Héritier 2 a entendu la porte de
Charles se fermer et se rouvrir, ce qui prouve que
Charles était dans le corridor, qu’il est entré dans sa
chambre et en est ressorti aussitôt. Seul l’assassin
pouvait se comporter de la sorte.
- Oui, c’est exact, reconnaît Holmes. C’est une
preuve convaincante, même si ce n’est pas la meil¬
leure à présenter à un jury : un avocat habile ferait
bon marché de bruits nocturnes. Mais nous décou¬
vrirons peut-être d’autres moyens de résoudre ce
problème. Il me paraît évident, continue-t-il, que
Dennis et Charles sont responsables de l’attentat
avec la gargouille et qu’ils se sont mutuellement
fourni un alibi. Mais sir Dexter et les autorités
locales s’occuperont de ces questions et veilleront à
ce que justice soit faite.
- Comptez sur moi ! dit sir Dexter avec conviction.
Quand on sait qu’un individu est coupable, il est
parfois facile de le convaincre d’avouer son forfait.
Rendez-vous au 117.
85
216
Vous examinez attentivement la gargouille la plus
proche et vous êtes surpris de constater qu’elle ne
tient en place que par son poids : quelqu’un l’a des¬
cellée. Enregistrez l’Indice Y et rendez-vous
au 492.
217
-Je vous remercie de votre aide, dites-vous.
Héritier 5 sort précipitamment de la pièce avant
que vous n’ayez pu lui demander quoi que ce soit
d’autre. Les interrogatoires sont terminés. Rendez-
vous au 364.
218
Holmes écoute votre explication en silence, sans
manifester la moindre approbation ou désapproba¬
tion.
- Vous avez raison d’accuser Sandy, dit-il, bien
que vous ayez certainement laissé échapper des
indices probants qui auraient renforcé votre thèse.
Il faut perfectionner sans cesse votre technique
d’observation et être constamment aux aguets. Ren¬
dez-vous au 369.
219
- Gilmer, demandez-vous, à quelle heure avez-
vous fermé la salle de billard, ce soir ?
- Il devait être environ onze heures et demie,
répond-il aussitôt. Je me rappelle avoir entendu
sonner l’horloge et m’être dit que j’étais un peu en
retard sur l’horaire habituel. Mais je m’étais attardé
à vérifier que tout était bien en place.
Avec Gilmer et sir Dexter, vous retournez dans la
pièce que vous avez utilisée précédemment pour les
interrogatoires. Rendez-vous au 367.
86
220
- L’assassin est cousin Charles, déclarez-vous sans
ambages. Il a dû croire qu’Héritier 3 était le véri¬
table Robert Barnett, et il l’a tué pour l’empêcher
d’hériter,
- Ainsi, vous le croyez coupable ? répond calme¬
ment Holmes. Eh bien, examinez de nouveau les
indices dont vous disposez et expliquez-moi com¬
ment vous êtes parvenu à cette conclusion.
Vous essayez rapidement d’ordonner vos argu¬
ments. Rendez-vous au 496.
221
- C’est une preuve suffisante, admet Holmes, mais
j’aurais aimé avoir une explication plus complète.
Sir Dexter, continue-t-il, vous pouvez être certain
qu’Héritier 4 est votre petit-neveu. Si vous le dési¬
rez, je vérifierai un ou deux points de détail.
-Je vous remercie, monsieur Holmes, répond sir
Dexter. Vous m’avez rendu tous les deux un grand
service.
Rendez-vous au 345,
222
Une particularité du vieux pistolet attire votre
attention : la détente semble occuper une position
anormale, plus avancée et plus haute qu’on ne s’y
attendrait.
- Cette détente me paraît bizarre, dites-vous à
sir Dexter. Serait-elle détériorée ?
Il examine le pistolet.
- Non, il n’y a rien de cassé, explique-t-il. Sur ce
pistolet, la détente a deux positions. Dans sa posi¬
tion habituelle, il faut exercer une forte pression
pour tirer. En revanche, si on la pousse vers l’avant,
de cette manière, le mécanisme devient extrême-
87
ment sensible. De cette façon, il est beaucoup plus
facile de tirer et l’arme, à condition de ne pas la
déclencher accidentellement, est nettement plus
précise.
Lancez deux dés et ajoutez votre bonus d’intuition.
Si vous obtenez :
De 2 à 7 Rendez-vous au 502
De 8 à 12 Rendez-vous au 203
223
Soudain, un objet pesant tombe devant vous et
s’écrase sur la terrasse à côté du fauteuil d’Héri¬
tier 3. Bouleversé, vous constatez qu’il s’agit de
l’une des gargouilles qui ornent le balcon du pre¬
mier étage. Héritier 3 a bondi vers la maison et se
fait tout petit contre le mur. Si vous avez enregistré
l’Indice Y, rendez-vous au 181. Sinon, rendez-vous
au 326.
- Que faisiez-vous au moment de l’accident ?
demandez-vous à Dennis et à Charles.
- Nous ne nous sommes pas quittés de tout l’après-
midi, répond Dennis. Après le repas, nous sommes
montés au premier et nous avons joué aux cartes
dans l’une de nos chambres.
88
Si vous demandez si l’un d’eux a quitté la pièce,
rendez-vous au 470. Si vous n’avez pas d’autre
question à leur poser, rendez-vous au 486.
225
Holmes fronce les sourcils.
- Vous n’avez aucune preuve de ce que vous avan¬
cez, vous dit-il. Même s’il ne s’agit pas d’une
accusation de meurtre, une conclusion doit tou¬
jours être basée sur des indices.
Si vous désirez recommencer votre enquête, ren¬
dez-vous au 481. Si vous préférez une explication
complète, rendez-vous au 242.
226
- Je ne suis pas surpris que vous vous soyez laissé
abuser par Héritier 3, dit Holmes, car il a fort bien
joué son rôle. Néanmoins, il a commis quelques
erreurs que vous auriez dû remarquer et qui vous
auraient prouvé qu’il n’était pas réellement Robert
Barnett.
Si vous souhaitez une explication de l’affaire, ren¬
dez-vous au 242. Si vous recommencez l’enquête,
rendez-vous au 481.
227
Qui allez-vous interroger maintenant ? S’il s’agit
d’Héritier 5, rendez-vous au 459. Sinon, rendez-
vous au 120.
228
Une bonne nuit de sommeil et un petit déjeuner
plantureux vous remettent d’attaque pour pour¬
suivre votre enquête. Rendez-vous au 316.
89
229
- Je crois qu’Héritier 2 est le véritable Robert
Bamett, dites-vous en vous efforçant de paraître sûr
de vous.
- Non, certainement pas, répond Holmes. Ce n’est
pas lui que les indices désignent.
Si vous souhaitez une explication, rendez-vous au
242. Si vous préférez recommencer votre enquête,
rendez-vous au 481.
230
- Veuillez nous décrire la façon dont le second du
Cassandra vous a sauvé du naufrage.
Son visage pâlit légèrement quand il vous répond :
- La mer était trop mauvaise, pendant cette traver¬
sée, pour que je pusse passer beaucoup de temps sur
le pont. Heureusement, j’avais découvert que le Dr
Vemer, le médecin du bord, possédait une belle
bibliothèque, et il m’avait généreusement proposé
d’en profiter chaque fois que je le désirerais. Au
moment du naufrage, le docteur était sur le pont, en
train de soigner un marin qui avait été blessé, et
j’étais seul dans sa cabine. Soudain, il s’est passé
quelque chose, le bateau a été ébranlé par un choc
terrible, et j’ai été jeté par terre, assommé. L’eau
qui s’infiltrait dans la cabine m’a fait revenir à moi.
J’étais terrifié. Tout était sens dessus dessous, et les
lumières étaient éteintes. Dans le noir, j’ai réussi à
trouver la porte à tâtons, mais elle était coincée.
Impossible de l’ouvrir, et c’était la seule issue. J’al¬
lais m’abandonner au désespoir lorsque j’ai
entendu des clapotis et des chocs sourds dans la
coursive, et je me suis mis à hurler pour indiquer
où j’étais. Alors la porte a été enfoncée, Jocko est
entré, il m’a pris dans ses bras, il m’a monté sur le
pont et m’a déposé dans un canot de sauvetage. Il
90
venait tout juste d’y monter à son tour lorsque le
paquebot a explosé. Du moins, c’est l’impression
que j’ai eue. Dans le naufrage, l’autre canot a été
détruit et ma mère a été tuée.
Il se tait, ses épaules s’affaissent, et vous n’insistez
pas pour avoir davantage de détails. Enregistrez
l’Indice U, puis lancez deux dés et ajoutez votre
bonus d’intuition. Si vous obtenez :
De 2 à 7 Rendez-vous au Questionnaire
De 8 à 12 Rendez-vous au 506
231
Bien qu’il ait expédié son drive dans la bruyère,
sir Dexter parvient à égaliser le premier trou quand
son adversaire rate son approche du green. Le jeu
de Gregg semble se dérégler au deuxième trou, que
sir Dexter remporte aisément. Les joueurs font jeu
égal au troisième trou, si bien que sir Dexter se
dirige vers le quatrième trou avec un trou d’avance.
Chemin faisant, vous commencez à vous faire une
idée assez précise des talents respectifs des quatre
joueurs. Watson frappe toujours comme un sourd,
en expédiant sa balle au diable, parfois très loin du
but. Holmes est moins énergique que Watson, mais
il s’efforce de frapper chaque coup avec précision.
Son manque d’entraînement est flagrant, et il doit
faire appel à tous ses clubs pour se tirer des mau¬
vais pas. Sir Dexter est visiblement un bien meil¬
leur golfeur que Gregg. Ses drives sont plus longs et
mieux dirigés, mais M. Gregg a le chic pour se sor¬
tir des situations désespérées, et il « putte » très
bien. A l’évidence, le quatrième trou est plus diffi¬
cile que les précédents. Le fairway est jalonné d’une
série de mamelons et de bunkers qui obligent à
jouer très droit et avec une grande précision. Sur la
91
droite, le trou est limité par la voie du chemin de
fer du Sud-Ouest. Sir Dexter a l’honneur de driver
le premier. Pendant qu’il s’y prépare, vous aperce¬
vez, au-delà du terrain, la fumée d’une locomotive
qui s’approche. Au moment précis où il frappe sa
balle, le sifflet strident du train déchire le silence de
l’après-midi estival. La balle de sir Dexter,
déconcentrée par ce bruit, fait un pushout. Elle
dévie fortement vers la droite et se perd dans les
hautes herbes du rough. Manifestement perturbé,
sir Dexter fait encore plusieurs erreurs et doit
concéder le trou. Le score est à égalité. Lancez deux
dés et ajoutez votre bonus de Connaissances. Si
vous obtenez :
De 2 à 8 Rendez-vous au 482
De 9 à 12 Rendez-vous au 491
232
-Je me rappelle un passage du règlement qui pour¬
rait nous aider, répondez-vous. Si vous parvenez à
donner l’impression que M. Gregg a frappé votre
balle au lieu de la sienne, il perdra le trou.
Holmes réfléchit à cette suggestion. Rendez-vous au
268.
233
- Votre télégramme m’a bouleversé, dit Holmes. Si
j’avais pu me douter qu’un assassinat se préparait,
j’aurais renoncé sans hésiter à mon violoniste et à la
première de Gilbert et Sullivan.
- Surtout à la première de Gilbert et Sullivan, vous
chuchote Watson à l’oreille. Il s’y est ennuyé à mou¬
rir.
- Racontez-moi tout ce que vous avez appris sur le
meurtre, ordonne Holmes. J’espère que vous avez
réussi à identifier le coupable.
92
Si vous avez enregistré la Décision 24, rendez-vous
au 359. Sinon, rendez-vous au 410.
234
Votre question semble surprendre sir Dexter.
- On ne peut pas dire que le garçon était souvent
malade, pour autant que je m’en souvienne,
répond-il lentement. Mais est-ce qu’une mère ferait
faire un long voyage à son enfant pendant la plus
mauvaise période de l’année ? Je pense que vous
cherchez trop loin : la lettre n’en dit pas si long.
Rendez-vous au 103.
235
- Merci, Bruce, dites-vous. Vous vous êtes montré
très serviable.
Gilmer lui ouvre la porte et il s’en va. Rendez-vous
au 479.
Vous criez à Watson que vous allez aider M. Gregg
à chercher sa balle et vous courez après celui que
vous soupçonnez de tricher. Vous trouvez la balle
derrière une légère ondulation de terrain, en plein
rough. Une fois de plus, elle s’est immobilisée sur
une position de premier ordre, toute prête à être
frappée. Gregg, accompagné de son caddie, l’in-
93
dolent Joe, n’ayant pas encore rejoint sa balle, vous
en concluez que, cette fois, la chance est seule en
cause. Enregistrez la Déduction 2 et rendez-vous
au 267.
237
- Lorsque votre grand-père a refusé de vous faire
venir en Angleterre, il a envoyé de l’argent à John
Floyd pour payer votre éducation. Dans quel col¬
lège celui-ci vous a-t-il placé ?
Après un silence long et pénible, le cocher répond :
- Je ne me rappelle pas... c’est trop vieux.
- Vous ne vous rappelez pas le nom de votre
école ? intervient sir Dexter.
- Non, je ne me rappelle pas comment s’appelait
cette école, répond l’héritier en retrouvant un peu
d’aplomb. Je ne m’y plaisais pas. Les autres élèves
appartenaient tous à de petits groupes. Le directeur
s’est débrouillé pour me faire transférer à l’Acadé¬
mie de Staunton, en Virginie. J’ai oublié le nom de
la première école. Je n’y suis resté qu’un mois.
Enregistrez l’Indice L, puis rendez-vous au Ques¬
tionnaire.
238
Vous vous concentrez sur les faits. Faut-il abandon¬
ner certains indices, ou modifier la première inter-
94
prétation que vous leur avez donnée ? Lancez deux
dés et ajoutez votre bonus d’intuition. Si vous obte¬
nez :
De 2 à 5 Rendez-vous au 465
De 6 à 12 Rendez-vous au 170
239
Vous relisez très soigneusement la lettre, décidé à
découvrir ce que vous trouvez de bizarre dans
l’écriture du jeune Robert. Lancez deux dés et ajou¬
tez votre bonus de Connaissances. Si vous obtenez :
De 2 à 7 Rendez-vous au 441
De 8 à 12 Rendez-vous au 350
240
- Par le plus grand des hasards, répond-il en riant.
Il se trouve que j’ai lu le Times de bout en bout le
jour où il publiait l’annonce de mon oncle. Bien
entendu, je me suis aussitôt renseigné.
Rendez-vous au Questionnaire.
241
- Qu’est-ce que vous faisiez, au moment où la gar¬
gouille est tombée ? demandez-vous.
- Malheureusement, je n’ai pas vu ce qui s’est
passé, répond-il. En sortant de table, j’ai emmené
Andrew, Bruce et Héritier 5 faire un billard. La par¬
tie ne s’est terminée qu’après l’accident.
- Aucun de vous n’est sorti de la salle de billard
pendant la partie ? demandez-vous.
- Non, personne, répond-il.
Rendez-vous au 313.
95
242
- Qui est mon petit-neveu, monsieur Holmes ?
implore sir Dexter.
- J’ai besoin d’un moment pour parler aux postu¬
lants et vérifier certains points, répond le détective.
Pourquoi n’iriez-vous pas vous détendre dans la
salle de billard ? Watson est un virtuose du caram¬
bolage.
Watson et sir Dexter acceptent cette suggestion
avec joie, mais vous constatez qu’il vous est
imposssible de vous intéresser à la partie. Heu¬
reusement pour vous, vous ne jouez pas pour de
l’argent. Finalement, Gilmer vient annoncer que
M. Holmes est prêt.
- Je suis maintenant certain de ce que j’avance,
déclare Holmes. L’homme que vous appelez Héri¬
tier 4 est le véritable Robert Barnett.
- Héritier 4 ? dit sir Dexter. Mais il y avait telle¬
ment de choses qu’il ignorait ! Il n’a même pas été
fichu de se souvenir du nom de l’homme qui lui a
sauvé la vie !
- Il n’ignorait rien de ce que l’héritier devait impé¬
rativement se rappeler. Par exemple, il n’y a rien de
surprenant à ce qu’il ne connaisse le second que par
son sobriquet : Jocko. Un officier de marine qui est
sympathique peut fort bien dire à un petit garçon
de l’appeler par son surnom plutôt que par son nom
de famille. En revanche, il a répondu correctement
à toutes les questions essentielles, continue Holmes.
Il est gaucher, et la lettre de Robert Barnett a été
écrite par un gaucher. Il a décrit son sauvetage, lors
du naufrage, du point de vue de celui qui était
sauvé et non de celui du sauveteur. Il connaissait le
collège dans lequel il a été placé, et il a donné le
titre exact du livre que lui avait envoyé son grand-
père.
96
- Excusez-moi, Holmes, interrompt Watson, mais
là, il s’est trompé. Il a dit que son grand-père lui
avait envoyé Cinq Semaines en ballon, alors que les
lettres prouvent qu’il s’agissait du Mystère d’Edwin
Drood.
Holmes fait taire Watson d’un geste et continue :
- Aucune des lettres ne précise ciu'Edwin Drood a
été expédié à Robert Barnett, mais seulement que
Matthew Mannington se proposait de le lui
envoyer. Or, il a changé d’avis parce que Dickens
est mort sans avoir terminé son roman et qu’il ne
pouvait donc pas envoyer à son petit-fils un livre
inachevé. Je me suis entretenu avec le libraire,
M. Amos, et il a confirmé la substitution.
- Ce qui suffisait à éliminer Héritier 3, murmure
sir Dexter. Je pensais que c’était probablement lui
le véritable héritier. Il connaissait toutes les
réponses et il avait une telle assurance...
- Cela fait partie de son métier, riposte Holmes. En
l’occurrence, il était bien renseigné par votre ami,
Thomas Malone, qui avait lu les lettres.
- Malone ? demande sir Dexter surpris. Mais il est
mon ami. Pourquoi essaierait-il de me tromper ?
- Pour de l’argent, répond Holmes. Il est votre ami
et jamais il ne vous ferait de mal volontairement.
Malheureusement, c’est un homme malhonnête, et
il a essayé de profiter de la confiance que vous
aviez en lui.
- Très bien, monsieur Holmes, dit sir Dexter. Je
vous remercie de votre aide. Je suis soulagé que
cette énigme soit enfin résolue. (Rendez-vous au
345.)
243
- D’après ces lettres, votre grand-père vous avait
envoyé un livre, lorsque vous viviez en Amérique,
97
dites-vous. Pouvez-vous nous dire de quel livre il
s’agissait ?
Héritier 1 commence par paraître troublé, puis il
secoue la tête.
- Non, je ne m’en souviens pas, monsieur, bien
que je me rende compte que je le devrais. Mais un
livre en particulier, il y a plus de vingt ans de cela...
qui s’en souviendrait ?
Vous prenez note de cette réponse. Enregistrez
l’Indice K. Si vous avez enregistré la Déduction 4,
rendez-vous au 128. Sinon, rendez-vous au Ques¬
tionnaire.
244
- Novembre, c’est bien tard dans l’année pour tra¬
verser l’Atlantique, dites-vous à sir Dexter. Votre
frère a dû être contrarié.
- C’était trop tard, répond-il avec un soupir. Le
mauvais temps a joué un grand rôle dans le nau¬
frage du paquebot.
Rendez-vous au 214.
245
Tandis que Sandy plante un tee en terre et y pose la
balle de sir Dexter, vous remarquez qu’il l’enfonce
en avant des marques, ce qui est contraire à la règle.
Si vous avez enregistré l’Indice A, rendez-vous au
247. Sinon, enregistrez l’Indice A et rendez-vous
au 372.
246
Le domestique vous fait sortir. Des pelouses bien
entretenues entourent la maison sur trois côtés tan¬
dis qu’un bosquet de chênes l’isole de la grand-
route voisine et de la voie du chemin de fer. Du
côté sud, une terrasse dallée s’étend jusqu’à un
muret dominant la rivière. Des fauteuils confor¬
tables en font un lieu de repos fort agréable. Votre
dernière étape est l’écurie, un vaste bâtiment dont
les nombreuses stalles abritent de beaux chevaux.
Une seule de ces stalles est vide, et vous apercevez
un valet d’écurie qui fait faire les cent pas à un che¬
val. Manifestement, celui-ci doit être l’occupant de
la dernière stalle.
Lancez deux dés et ajoutez votre bonus d’Observa-
tion. Si vous obtenez :
De 2 à 6 Rendez-vous au 467
De 7 à 12 Rendez-vous au 296
- Je pense que la diversité des clubs rassemblés
dans ce sac doit répondre à votre goût de la préci¬
sion, M. Holmes, dites-vous. Vous tenez à disposer
du club adapté à chaque situation.
- Bien raisonné, reconnaît Holmes.
- Tout à fait exact, confirme Watson. Lorsqu’il
joue au golf, Holmes veut être certain que sa mala¬
dresse est seule en cause.
La pointe de Watson provoque un échange de
piques verbales entre les deux amis avant que
Holmes ne s’intéresse de nouveau à vous. Rendez-
vous au 317.
99
248
Vous exposez les faits que vous avez rassemblés.
Lorsque vous avez terminé, Holmes sourit.
- Très bon travail, dit-il. Vous avez repéré la plu¬
part des trucs de Sandy. Félicitations.
Rendez-vous au 369.
249
Tous les fiacres ont un cocher attitré, et il est rela¬
tivement facile d’obtenir des renseignements sur la
plupart des cochers londoniens. Vous vous deman¬
dez si Héritier 1 est venu avec son propre fiacre. Le
numéro de celui-ci vous permettrait probablement
de recueillir certaines informations sur le passé
d’Héritier 1. Si vous interrogez le domestique au
sujet du fiacre, rendez-vous au 186. Sinon, rendez-
vous au 467.
250
- Monsieur Holmes, pouvez-vous nous dire qui a
tué Héritier 3 ? demande sir Dexter. Et peut-être
nous fournir quelques éclaircissements sur cette
affaire.
- Certainement, répond Holmes. Accordez-moi
une demi-heure pour interroger les témoins, et je
pense pouvoir résoudre toutes les questions que
vous vous posez.
Vous bavardez avec Watson et sir Dexter, en écou¬
tant à peine ce qu’ils disent et sans réfléchir à vos
réponses, pendant que Holmes procède à ses inter¬
rogatoires dans une autre pièce. Le détective est
bientôt de retour.
-Je suis en possession de tous les éléments qui
confirment ma conclusion, annonce-t-il. C’est cou¬
sin Charles qui a tué Héritier 3, avec la complicité
de Dennis. Le mobile est évident : ils croyaient
100
qu’Héritier 3 était Robert Bumett et voulaient
l’empêcher d’hériter de la fortune. La démonstra¬
tion de la façon dont ils ont procédé est plus subtile.
J’ai pu établir que l’arme du crime se trouvait dans
la salle de billard pendant le dîner et n’avait donc
pas pu être dérobée avant que votre partie de bil¬
lard ne soit terminée. D’après votre témoignage,
sir Dexter, cela limite les suspects à Charles, Dennis
et Héritier 4. Or, Gilmer a vu ce dernier au premier
étage, en train de lire dans la bibliothèque. D’autre
part, l’utilisation de la détente sensible équipant le
pistolet désigne nettement l’un de vos cousins
comme l’assassin : vous avez déclaré qu’aucun des
héritiers n’était au courant de ce petit secret.
Si vous avez enregistré la Décision 25, rendez-vous
au 490. Sinon, rendez-vous au 116.
251
- L’assassin est Héritier 4, dites-vous. Il devait en
vouloir à Héritier 3 pour une raison que nous igno¬
rons.
- Comment pouvez-vous accuser cet homme de
meurtre alors que vous n’avez découvert aucun
indice le mêlant à ce crime, ni le moindre mobile ?
demande Holmes d’un ton dédaigneux.
Rendez-vous au 474.
252
Vous franchissez un petit mamelon et vous aperce¬
vez Gregg juste au-dessous de vous. Sa balle repose
sur une plaque d’herbe drue, et il s’apprête à la
frapper. Cette position vous paraît étonnamment
bonne pour une balle tombée en plein rough. Ou
bien Gregg est remarquablement chanceux, ou bien
il a posé sa balle dans l’herbe à un moment où per¬
sonne ne pouvait le voir. Rendez-vous au 322.
101
253
En remontant à droite du trou pour aider Watson à
retrouver sa balle égarée dans les parages où sir
Dexter avait malencontreusement expédié la
sienne, vous remarquez un panneau de signalisa¬
tion, sur le côté de la voie du chemin de fer. Ce pan¬
neau indique au chauffeur de la locomotive l’en¬
droit où il doit actionner son sifflet. Sandy aurait
dû avertir sir Dexter, quand il a aperçu la fumée du
train. Enregistrez l’Indice B, puis rendez-vous au
482.
254
Si Holmes ne frappe jamais sa balle sans avoir pris
le temps d’examiner tous les paramètres dont
dépend la réussite de son coup, la lenteur avec
laquelle il prépare sa sortie du rough vous intrigue.
Aussi, quand vous le voyez se pencher et ramasser
quelque chose dans le rough, vous hâtez-vous de le
rejoindre et de lui demander à mi-voix :
- Qu’est-ce que vous avez découvert, M. Holmes ?
- Il ne vous a pas semblé bizarre, répond-il, que
Sandy retrouve la balle de M. Gregg aussi loin de
l’endroit où elle avait paru tomber ?
- Déterminer l’endroit où aboutit un drive est tou¬
jours délicat, répondez-vous prudemment.
- Il est encore plus surprenant que Sandy ait
retrouvé la balle dans une position aussi favorable,
alors que moi, je viens de la ramasser ici, enfouie
dans la végétation
Holmes vous montre alors une balle de golf mar¬
quée des initiales « JG » à l’encre rouge. Après quoi
il se met en position et frappe son deuxième coup
en direction du lointain green. Enregistrez l’Indice
E et rendez-vous au 274,
102
254 Holmes se met en position et frappe
son deuxième coup.
255
- Il faut vous débarrasser de Sandy, dites-vous à sir
Dexter. Vous pourriez peut-être l’envoyer porter un
message quelque part ?
Sir Dexter réfléchit un instant en tortillant sa mous¬
tache, puis il sourit.
- Sandy ! appelle-t-il et le caddie arrive en courant.
Ce soir, j’emmène mes amis dîner au Grand Cerf.
Je voudrais que tu y ailles et que tu demandes
qu’on me prépare un salon particulier. Tu sais ce
que je désire. L’un des garçons du club portera mon
sac pour les quatre derniers trous.
Sa demande formulée, sir Dexter donne une pièce
au caddie et le regarde partir en vous adressant un
sourire. Quelques minutes plus tard, les autres
joueurs sont prêts à reprendre la partie. N’ayant
plus de soucis, sir Dexter attaque le quinzième trou
avec confiance. Il frappe une série de coups par¬
faits, mais son adversaire en fait autant et ils par¬
tagent le trou. Le score étant toujours de deux
points d’avance en faveur de M. Gregg, sir Dexter
doit remporter les trois derniers trous s’il veut
gagner la partie. Le seizième trou est relativement
court, mais les joueurs doivent effectuer leur
approche par-dessus une mare. La balle de Gregg
tombe par deux fois dans l’eau, et sir Dexter gagne
le trou. Un seul point sépare les deux adversaires et
il reste deux trous à jouer. Si vous avez enregistré
l’Indice E, rendez-vous au 189. Sinon, rendez-vous
au 268.
256
Vous posez la lettre sur la pile de celles que vous
avez déjà lues, mais vous n’êtes pas entièrement
convaincu d’avoir découvert tous les renseigne¬
ments qui s’y cachent. Rendez-vous au 127.
104
257
-Je pense que vous utilisez le sac qui contient le
plus de clubs, dites-vous à Holmes. Il semble y en
avoir un différent pour chaque cas. Un tel équipe¬
ment devrait satisfaire votre goût de la précision.
- Excellent, reconnaît Holmes. Watson essaie de
minimiser ses erreurs en n’utilisant que quelques
clubs.
Cette remarque déclenche une discussion animée
entre les deux amis. Rendez-vous au 317.
258
Vous vous demandez quelle conclusion il faut tirer
du fait qu’Héritier 2 ignore le seul cadeau que son
grand-père lui ait jamais envoyé. Se pourrait-il que
le vieux monsieur ait expédié un autre livre, ou
même pas de livre du tout ? Peut-être en saurez-
vous plus long après avoir interrogé tous les héri¬
tiers. Rendez-vous au Questionnaire.
259
- Veuillez nous décrire la façon dont vous avez
réchappé du naufrage dans lequel votre mère a
perdu la vie.
Sa réponse est presque immédiate :
- Je ne me souviens de rien. Il faisait noir, la tem¬
pête faisait rage, et j’étais absolument terrorisé.
Rendez-vous au Questionnaire.
260
Vous aidez Watson à chercher sa balle. Heureuse¬
ment, celle-ci est facile à repérer, mais elle sera dif¬
ficile à jouer. En regardant de l’autre côté du fair-
105
way, vous constatez que M. Gregg bénéficie une
fois de plus d’une position de premier ordre. Vous
aviez pourtant eu l’impression que sa balle était
retombée en plein rough... Rendez-vous au 267.
261
Sandy semble chercher trop à droite de la direction
du coup frappé par Gregg. Vous vous dissimulez
derrière un buisson et vous observez le caddie de sir
Dexter. Après avoir surveillé un instant les alen¬
tours, il sort une balle de sa poche et la laisse tom¬
ber dans l’herbe. Après quoi il crie :
-Je l’ai trouvée, monsieur Gregg ! Elle a dû rebon¬
dir de travers, à cause de la pente.
Gregg bénéficie maintenant d’une excellente posi¬
tion dans le rough et son deuxième coup l’amène à
la lisière du green. Enregistrez l’Indice D et rendez-
vous au 401.
262
Holmes vous demande d’attendre qu’il ait ques¬
tionné un ou deux témoins. Il ne tarde pas à reve¬
nir.
- J’ai obtenu confirmation de mes soupçons
concernant l’attentat, dit-il. Cousin Charles et cou¬
sin Dennis se sont associés pour attaquer Héri¬
tier 3. Convenablement interrogé. Héritier 4 s’est
106
souvenu que l’un d’eux était passé en courant
devant la bibliothèque au moment de l’agression.
- Je me charge d’eux, monsieur Holmes, intervient
sir Dexter. Ils vont regretter ce qu’ils ont fait.
- Très bien, répond Holmes. Je m’en remets donc à
vous.
Rendez-vous au 117.
263
Vous poussez vers lui un porte-plume et une feuille
de papier en disant :
-Je vous serais obligé de bien vouloir nous écrire
quelques mots, n’importe quoi. Deux ou trois lignes
suffiront : c’est pour comparer votre écriture à celle
de la vieille lettre que nous possédons.
- Bien volontiers, répond-il.
Il prend le porte-plume de la main droite et écrit
quelques lignes. Vous examinez l’écriture. Elle res¬
semble vaguement à celle de la lettre. Enregistrez
l’Indice M et rendez-vous au Questionnaire.
264
- Lorsque j’ai interrogé Héritier 3, dites-vous, il
m’a déclaré que vous étiez au courant de sa pré¬
sence en Angleterre et que vous l’aviez averti que
sir Dexter le cherchait. Est-ce exact ?
- Oui, c’est exact, répond tranquillement Malone.
Sachant que j’étais un vieil ami de la famille, il s’est
mis en rapport avec moi dès son arrivée en Angle¬
terre, il y a... oh, huit ou dix ans de cela. Il voulait
avoir des nouvelles de son grand-père, mais il était
trop fier pour tenter lui-même un rapprochement.
- Et vous êtes certain qu’il est l’héritier perdu ?
demandez-vous.
- Je n’ai aucune raison d’en douter, répond
107
Malone. Il sait tout ce que l’héritier devrait savoir.
Rendez-vous au 411.
265
-Je suis Robert Bamett ! rétorque rageusement
Héritier 3, et je ne me laisserai pas chasser par ces
gredins cupides. Je resterai ici jusqu’à ce que cette
affaire soit réglée !
Rendez-vous au 153.
266
Bien que cette histoire cadre avec le physique et le
comportement de votre interlocuteur, vous vous
demandez comment un Américain a pu apprendre
à connaître Londres suffisamment vite pour obtenir
un emploi de cocher de fiacre. Les autochtones eux-
mêmes considèrent souvent le dédale des rues lon¬
doniennes comme un véritable labyrinthe.
- Vous avez eu de la chance de trouver un travail
qui vous convienne, constatez-vous. Vous devez
avoir un sens de l’orientation particulièrement
développé. Je n’aurais pas cru qu’un étranger pou¬
vait se familiariser suffisamment avec le plan de
Londres pour conduire un fiacre.
Lancez deux dés et ajoutez votre bonus de Commu¬
nication. Si vous obtenez :
De 2 à 7 Rendez-vous au 342
De 8 à 12 Rendez-vous au 397
267
En dépit de sa position favorable, M. Gregg rate
lamentablement son coup et sa balle va s’enterrer
dans un bunker situé à l’extrême gauche du green.
L’approche lui coûte trois coups supplémentaires.
Avec autant de bonne grâce que son amour-propre
108
ulcéré le lui permet, il concède le trou à votre client
et aborde le trou suivant avec un point d’avance. Le
quatorzième trou est long et difficile, un mamelon
devant être franchi avant d’arriver en vue du green.
Les joueurs fatigués s’y attaquent néanmoins avec
optimisme, car le club-house se trouve juste der¬
rière le green. Sir Dexter exécute un drive parfait,
exactement dans l’axe du fairway. Sa balle franchit
une éminence et roule hors de vue. Le coup de Wat-
son, trop haut et trop court, aboutit au milieu du
fairway. Celui de Holmes est également un peu
court. Dernier à jouer, Gregg s’en tire encore plus
mal.
-Je vais monter sur ce mamelon, propose Sandy.
De là-haut, je verrai où votre prochain coup
enverra les balles.
Sur ces mots, le caddie de sir Dexter se dirige rapi¬
dement vers l’élévation et se poste à droite du fair¬
way, tourné vers les joueurs. Watson et Holmes
ayant joué un deuxième coup, Gregg s’avance et
s’apprête à frapper sa balle. Lancez deux dés et ajou¬
tez votre bonus d’Observation. Si vous obtenez :
De 2 à 7 Rendez-vous au 273
De 8 à 12 Rendez-vous au 414
268
L’incertitude sur l’issue de la partie soumet les nerfs
de sir Dexter à rude épreuve, et la tension finit par
avoir raison de lui au dix-septième trou. Son
deuxième coup s’enfonce dans le sable, et le troi¬
sième survole le green pour atterrir dans un autre
bunker. Holmes et Gregg, qui sont tombés dans le
rough non loin l’un de l’autre, atteignent tous deux
le green au deuxième coup. Sir Dexter finit par sor¬
tir sa balle du sable au quatrième coup et par l’en-
109
voyer sur le green près du drapeau. Pendant ce
temps, M. Gregg se dirige à grands pas vers sa balle,
et son approche subtile la place à cinq centimètres
du but.
- Bien joué, soupire sir Dexter. Inutile de putter,
John, je vous concède le trou.
C’est alors que Holmes se penche et ramasse la
balle de M. Gregg pour la lui rendre. Lancez deux
dés et ajoutez votre bonus d’Observation (en majo¬
rant le résultat de 2 points si vous avez enregistré
l’Indice E). Si vous obtenez :
De 2 à 7 Rendez-vous au 399
De 8 à 12 Rendez-vous au 122
269
Vous jetez un coup d’œil dans le petit salon qui est
meublé avec le même goût raffiné que le reste de la
maison. Dans un coin, deux hommes bavardent en
buvant un verre. L’un est le svelte et élégant Héri¬
tier 3, qui se fait appeler Philip Hamilton ; l’autre
est un homme plus âgé que vous ne connaissez pas.
Ce dernier, bien qu’il soit assis, paraît grand et mas¬
sif. Grassouillet, il a un visage marqué, sanguin, et
une simple couronne de cheveux au-dessus des
oreilles. Si vous demandez au domestique qui est ce
vieux monsieur, rendez-vous au 144. Sinon, rendez-
vous au 246.
270
Pendant un instant, vous considérez l’annotation
avec étonnement, puis vous demandez :
- C’est votre frère qui a écrit cela ?
Sir Dexter hoche la tête.
- C’est typiquement son caractère. Il méprisait
Barnett et était convaincu que celui-ci n’aurait
110
jamais épousé Elizabeth s’il avait pu prévoir que ce
mariage la ferait renier par son père. Jusqu’à la
mort de Barnett, il n’a jamais changé d’avis.
Rendez-vous au 156.
271
- L’un de vos domestiques pourrait-il expédier un
télégramme pour moi aujourd’hui même ? deman¬
dez-vous à sir Dexter. C’est une question sur
laquelle j’aimerais que M. Holmes se renseigne.
- Mais bien sûr, répond votre hôte. Rédigez votre
dépêche, et j’enverrai immédiatement quelqu’un la
poster.
Vous réfléchissez un instant et vous écrivez :
« Prière contrôler Philip Hamilton, date et lieu de
naissance, casier judiciaire, tentatives d’abus de
confiance, etc. »
Aussitôt que vous l’avez signée et glissée dans une
enveloppe, sir Dexter la remet à un domestique en
lui disant de la porter sans délai au bureau du télé¬
graphe. Enregistrez la Décision 10 et rendez-vous
au 175.
272
Étonné, vous demandez :
- Vous êtes sûr que c’est ce livre-là qu’il vous a
111
envoyé ? Vous pourriez confondre avec un autre
ouvrage que vous auriez lu à la même époque.
Lancez deux dés et ajoutez votre bonus de Commu¬
nication. Si vous obtenez :
De 2 à 7 Rendez-vous au 362
De 8 à 12 Rendez-vous au 100
273
Si le coup de M. Gregg est puissant, il manque sin¬
gulièrement de précision. Sa balle s’élève vers la
droite du fairway en filant droit vers Sandy. Appa¬
remment pétrifié, ce dernier ne peut s’écarter à
temps et la balle le frappe de plein fouet. D’après
l’article 23 du règlement, John Gregg gagne le trou,
sa balle ayant touché le caddie de son adversaire.
Aussi lorsque les golfeurs prennent le chemin du
club-house, Gregg a deux trous d’avance et il ne
reste plus que quatre trous à jouer. Rendez-vous
au 310.
274
De retour aux abords du green, vous assistez au
troisième coup magistral qui permet à M. Gregg de
remporter le trou. Au bout de huit trous, il a main¬
tenant un point d’avance sur sir Dexter, et votre
client commence à s’énerver. Malgré cela, sir
Dexter joue suffisamment bien pour partager les
deux trous suivants. Au onzième trou, Gregg joue le
premier et envoie sa balle au diable, dans le rough
situé à droite du fairway. Watson centre bien la
sienne, mais Holmes et sir Dexter s’égarent tous
deux vers la gauche. Vous êtes le seul, avec Joe, à
pouvoir aider M. Gregg à chercher sa balle perdue.
Après vous être assuré que Watson peut se passer
de vos services, vous allez voir si Gregg a besoin de
112
votre aide. Lancez deux dés et ajoutez votre bonus
d’Observation. Si vous obtenez :
De 2 à 8 Rendez-vous au 252
De 9 à 12 Rendez-vous au 491
275
- Cela a été tellement soudain, dit-il d’une voix
hésitante. La détonation m’a réveillé, et il m’a fallu
un instant pour comprendre ce que j’avais entendu.
A ce moment-là, j’ai sauté hors du lit et couru vers
le couloir, mais avant d’ouvrir ma porte j’ai
entendu des pas qui passaient en courant devant
ma chambre. Je n’ai pas pu me rendre compte de
quel côté ils venaient, à cause de tous les autres
bruits, des gens qui criaient, des portes qui cla¬
quaient et le reste.
- Vous n’avez rien d’autre à m’apprendre ? deman¬
dez-vous.
- Non. En arrivant dans le corridor, continue-t-il,
j’ai aperçu Héritier 2 : il venait de quitter sa
chambre. Vous sortiez de la vôtre, mon oncle,
ajoute-t-il en se tournant vers sir Dexter. C’est tout
ce que je me rappelle nettement. Il y avait trop de
bruit et de confusion.
Vous le remerciez en soupirant, et vous le regardez
partir. Rendez-vous au 183.
113
276
- Je n’ai pas d’autre question à vous poser, dites-
vous à Héritier 3. Je ferai tout mon possible pour
éclaircir cette affaire. Que vous soyez le véritable
héritier ou un imposteur, je n’ai pas envie qu’on
vous assassine. Soyez prudent et ne donnez pas à
votre ennemi l’occasion de recommencer.
- Ça, vous pouvez y compter, dit-il en sortant de la
pièce.
Rendez-vous au 306.
277
- Votre petit neveu semble avoir eu une très jolie
écriture, pour un enfant de son âge, dites-vous à sir
Dexter. Il a dû recevoir une excellente éducation.
- Oh, monsieur Holmes lui-même ne se risquerait
pas à formuler un tel jugement en se basant sur un
seul échantillon, risposte sir Dexter. Surtout que
le gamin avait dû s’appliquer tout particulière¬
ment pour écrire sa première lettre à son grand-
père. Vous acquiescez à contrecœur. Rendez-vous
au 141.
278
Vous vous rappelez qu’Héritier 3 avait prétendu
que c’était Malone qui l’avait prévenu que sir
Dexter recherchait son héritier. Malone serait-il
d’accord sur ce point ? Peut-être pourriez-vous
résoudre deux énigmes d’un coup. Si vous inter¬
rogez Malone sur ses rapports avec Héritier 3, ren¬
dez-vous au 264. Sinon, rendez-vous au 411.
279
Vous décidez d’envoyer le numéro du fiacre à
Sherlock Holmes, à Londres. Avec sa compétence
et ses relations, le détective devrait pouvoir se ren¬
seigner sur le cocher. En vous dirigeant vers la mai-
114
son, vous griffonnez un mot et vous le remettez au
domestique en lui demandant de veiller à ce qu’un
télégramme soit expédié au plus vite. Enregistrez la
Décision 8 puis rendez-vous au 467.
280
- Héritier 5 est l’assassin, déclarez-vous.
- Si vous aviez la moindre preuve qu’Héritier 5 a
commis le crime, vous pourriez peut-être soutenir
cette hypothèse, rétorque sèchement Holmes.
Rendez-vous au 474.
281
- Merci de m’avoir consacré un peu de votre
temps, Dennis. Vous pouvez retourner vous cou¬
cher si le cœur vous en dit.
En faisant appel à toute son énergie, il parvient à se
mettre debout et sort en titubant. Rendez-vous
au 303.
282
Vous relisez la lettre en vous creusant la tête. Elle
doit receler quelque chose d’important. Lancez
deux dés et ajoutez votre bonus d’intuition. Si vous
obtenez :
De 2 à 8 Rendez-vous au 292
De 9 à 12 Rendez-vous au 349
283
- Qui vous a sauvé du naufrage ?
Héritier 1 répond sans hésiter :
- John Floyd, le capitaine en second, un homme
bon et courageux.
Rendez-vous au Questionnaire.
115
284
-Ah ? Alors, c’était probablement l’un de vos fan¬
tômes que l’on a aperçu, suggérez-vous.
-Un fantôme ? demande Dennis d’un air intrigué.
- On a vu l’un de vous deux sur le balcon au
moment de l’attentat, répondez-vous en espérant le
désarçonner.
Enregistrez la Décision 22, puis lancez deux dés et
ajoutez votre bonus de Communication. Si vous
obtenez :
De 2 à 6 Rendez-vous au 444
De 7 à 11 Rendez-vous au 477
12 Rendez-vous au 108
285
- Je pense que vous utilisez le sac ne contenant que
quelques clubs, dites-vous à Holmes.
- Vraiment ? demande celui-ci. Vous me surpre¬
nez. Il m’avait semblé qu’il était évident que je
devais rechercher la précision que confère un assor¬
timent complet de clubs, alors que Watson se sim¬
plifie la vie en utilisant un nombre restreint.
Cette réflexion déclenche une controverse animée
entre les deux amis. Rendez-vous au 317.
286
La journée s’écoule sans incident. Vous attendez
l’arrivée des invités du lendemain dans la somp¬
tueuse propriété de sir Dexter. Holmes et Watson
arrivent de bon matin, peu après le petit déjeuner.
Gilmer les introduit dans le grand salon, où ils sont
accueillis par sir Dexter entouré des cousins, des
héritiers et de vous-même.
- Je vous remercie d’être venu, M. Holmes, dit sir
116
Dexter. Si je ne me trompe, votre assistant s’est
parfaitement acquitté de sa mission, et je suis per¬
suadé que vous confirmerez sans hésiter ses conclu¬
sions.
- Eh bien, allons-y, répond Holmes en allumant sa
pipe et en jetant un coup d’œil sur les cousins et les
héritiers qui s’épient mutuellement avec méfiance.
Peut-être serait-il préférable que vos invités
attendent dehors.
Pendant que Gilmer les fait sortir du salon, Holmes
se détend en fumant sa pipe alors que vous vous
préparez à exposer les résultats de vos recherches.
Si Héritier 3 a été assassiné, rendez-vous au 233. Si
vous avez enregistré la Déduction 28, rendez-vous
au 304. Sinon, rendez-vous au 188.
287
- Lorsque votre mère a péri dans le naufrage, qui
vous a sauvé la vie et sur quel navire vous trouviez-
vous ?
- Sur quel navire ? marmonne-t-il. Eh bien, je ne
me souviens pas de son nom. J’ai été sauvé par un
membre de l’équipage, évidemment...
- Quel membre de l’équipage ? demandez-vous
sans douceur.
- Ça, je n’en sais rien. C’est tellement vieux...
Enregistrez la Décision 13. Si vous avez enregistré
deux des Décisions 14, 15, 16 ou 17, rendez-vous
au 332. Sinon, rendez-vous au Questionnaire.
288
Cousin Bruce fait son entrée. C’est un beau brun
aux yeux bleus et aux manières plaisantes. Il s’ins¬
talle confortablement dans un fauteuil, décontracté
et sûr de lui.
- Qu’est-ce que vous faisiez au moment de l’ac-
117
cident d’Héritier 3 ? lui demandez-vous en espérant
le surprendre par la brusquerie de votre question.
- L’accident ? Ah, vous voulez parler de la gar¬
gouille volante ? dit-il en riant. Je jouais au billard
avec M. Malone, Andrew et l’un des autres héri¬
tiers. Je ne saurais vous dire lequel : je ne distingue
pas ces fumistes les uns des autres.
- Je vous remercie, dites-vous. Vous pouvez vous
retirer.
Il porte deux doigts à un chapeau imaginaire et sort
d’un air dégagé. Rendez-vous au 356.
289
- Comment M. Gregg triche-t-il ? demandez-vous.
- M. Gregg a soudoyé Sandy, le caddie de sir
Dexter, répond Holmes. Jamais sir Dexter n’aurait
songé à une telle perfidie mais, pour moi, elle est
devenue évidente à partir du huitième trou.
Rendez-vous au 369.
290
Durant d’interminables heures, vous restez assis
dans l’étroit placard, dans une position qui sem¬
blait relativement commode au début mais qui
devient de plus en plus inconfortable. La nuit
s’écoule lentement, parfaitement silencieuse en
dehors de la sonnerie de l’horloge du hall. Soudain,
vous entendez dans le petit salon du rez-de-
chaussée le choc sourd d’un meuble renversé, suivi
de jurons étouffés. S’agit-il de cambrioleurs ou
118
quelque scélératesse plus grave est-elle en train de
se tramer? Faut-il abandonner votre poste pour
aller voir de quoi il retourne ? Si vous descendez au
rez-de-chaussée, rendez-vous au 323. Si vous restez
dans le placard, rendez-vous au 375. Si vous faites
semblant de descendre mais en remontant aussitôt,
rendez-vous au 312.
291
Vous présentez une feuille de papier et un porte-
plume à l’héritier.
- Voulez-vous écrire quelques mots, s’il vous
plaît ? Une ligne ou deux suffiront.
- Je ne demanderais pas mieux, mais cela m’est
impossible, répond-il avec raideur en montrant son
bras droit en écharpe. J’ai le poignet cassé et je suis
incapable d’écrire. Et même si je parvenais à grif¬
fonner quelques mots, cela ne ressemblerait en rien
à mon écriture habituelle. D’ailleurs celle-ci ne vous
serait pas plus utile : elle a changé du tout au tout
au cours des années.
Enregistrez l’Indice O, puis rendez-vous au Ques¬
tionnaire.
292
Ne parvenant pas à déterminer quel secret se dissi¬
mule dans cette lettre, vous passez à la suivante.
Rendez-vous au 103.
293
- Voilà les lettres, dit sir Dexter en sortant une
grosse enveloppe d’un tiroir de son bureau qu’il
referme soigneusement avant de remettre la clef
dans sa poche. Elles contiennent pratiquement tous
les renseignements que je possède sur Robert. Les
lettres sont classées dans l’ordre chronologique. La
119
première, datée du 8 septembre 1858, est de John
Barnett. Elle est adressée à sir Dexter Mannington.
Mon cher oncle.
Je vous écris à la place de ma chère épouse qui vient
de mettre au monde un beau petit garçon que nous
avons appelé Robert Mannington Barnett en souve¬
nir de son grand-père. Elizabeth espère de tout son
cœur que son père souhaitera voir son premier petit-
fils. Peut-être son cœur Pincitera-t-il à se réconcilier
avec nous. Elizabeth vous écrira plus longuement dès
qu’elle sera remise de la fatigue de l’accouchement.
John Barnett
Au dos de la lettre, une autre main a écrit :
« Pourquoi devrais-je m’intéresser à un petit-fils
qui m’obligerait à fréquenter du même coup ce
propre à rien de Barnett ? M. M. »
Lancez deux dés et ajoutez votre bonus d’intuition.
Si vous obtenez :
De 2 à 7 Rendez-vous au 156
De 8 à 12 Rendez-vous au 270
294
- Quelque chose de dérangé, monsieur ? dit-il, per¬
plexe. Bien sûr que oui, monsieur, sinon je n’aurais
pas eu besoin de mettre de l’ordre.
Vous levez les yeux au ciel et vous essayez de préci¬
ser votre question.
- Rien n’a été déplacé d’une manière inhabituelle ?
- Je ne crois pas, monsieur, répond-il.
Rendez-vous au 406.
120
295
- Vous avez eu beaucoup de chance dans cette his¬
toire d’attentat contre Héritier 3, dites-vous à
Charles et à Dennis.
-Un attentat ? demandent-ils étonnés. Ce n’était
pas un accident ?
- Mais non, répondez-vous, absolument pas, et
vous le savez aussi bien que moi. L’un de vous a
essayé de le tuer avec cette gargouille. On vous a
vus.
- Alors, ce « on » a eu des visions ! rétorque sèche¬
ment Charles, approuvé par Dennis d’un hoche¬
ment de tête. Cousin Dexter, ajoute-t-il, nous refu¬
sons de rester ici plus longtemps si c’est pour nous
faire insulter !
Ils se ruent tous les deux hors de la pièce en laissant
à peine le temps à Gilmer de leur ouvrir la porte.
- Vos méthodes paraissent un peu brutales, insinue
sir Dexter. J’espère que vous avez une preuve
solide. Mais si l’un d’eux est réellement coupable,
vous l’avez probablement convaincu qu’une
seconde tentative serait imprudente.
- C’était bien mon intention, répondez-vous.
Enregistrez la Décision 22 puis rendez-vous au 338.
296
Vous regardez le cheval de plus près, surpris. Alors
que vous supposiez que sir Dexter ne pouvait pos¬
séder que de fringants pur-sang, cet animal, avec
121
ses membres lourds et son allure poussive, a sûre¬
ment une origine très ordinaire. Si vous question¬
nez le domestique à son sujet, rendez-vous au 368.
Sinon, rendez-vous au 467.
297
Vous avez beau faire travailler vos méninges, vous
ne parvenez pas à déterminer en quoi cette lettre
vous paraît bizarre. Si vous avez besoin d’aide pour
résoudre ce problème, rendez-vous au 282. Sinon,
rendez-vous au 103.
298
Vous balbutiez quelques mots, mais le regard incré¬
dule de Holmes vous arrête.
- Il serait inadmissible de formuler une telle
accusation sans preuves à l’appui, dit-il.
Si vous désirez recommencer votre enquête, ren¬
dez-vous au 317. Si vous préférez entendre les
explications de Holmes, rendez-vous au 289.
299
Convaincu que cette lettre ne vous apprendra rien
de plus, vous la rangez avec celles que vous avez
déjà lues et vous tournez votre attention vers la sui¬
vante. Rendez-vous au 127.
300
Vous vous demandez si la «chance» va de nou¬
veau gratifier Gregg d’une position favorable, car sa
balle se trouve fort loin de celle des autres joueurs.
D’autre part, abandonner Watson au moment où il
a besoin d’aide pour retrouver sa propre balle pour¬
rait sembler suspect. Après tout, vous êtes censé
122
être le caddie de Watson, pas celui de Gregg. Si
vous vous lancez aux trousses de Gregg, rendez-
vous au 236. Si vous aidez Watson, rendez-vous
au 260.
301
- Je ne suis pas un imposteur, pauvre idiot ! s’écrie
le petit homme.
Votre enquête est terminée.
302
Malgré tout ce que vous a inculqué Sherlock
Holmes, vous êtes incapable de déterminer si cette
serrure a été crochetée ou non. Accompagné de
Gilmer et de sir Dexter, vous retournez dans le
petit salon où vos précédents entretiens se sont
déroulés. Rendez-vous au 367.
303
Vous vous demandez si vous devez parler à cousin
Charles. Si vous l’interrogez, rendez-vous au 162.
Sinon, rendez-vous au 462.
304
- Avant que nous abordions la question de l’héri¬
tage, dit Holmes, je tiens à vous féliciter. Je suis
ravi que vous ayez déjà réglé la question de l’atten¬
tat contre Héritier 3, et cela sans aucune aide de ma
part.
Rendez-vous au 117.
123
305
- Lorsque vous avez mis de l’ordre dans la salle de
billard, ce soir, est-ce qu’il y avait quelque chose de
dérangé ? demandez-vous à Malcolm.
Lancez deux dés et ajoutez votre bonus de Commu¬
nication. Si vous obtenez :
De 2 à 9 Rendez-vous au 294
De 10 à 12 Rendez-vous au 102
306
Vous vous demandez qui vous allez interroger
ensuite. Y a-t-il quelqu’un que vous pouvez élimi¬
ner d’office ? Si vous avez enregistré la Décision 18,
rendez-vous au 423. Sinon, rendez-vous au 390.
307
- Jamais je ne renoncerai à ce qui m’appartient de
plein droit ! s’écrie sir Henry.
Votre enquête est terminée.
308
- Je crois que l’assassin est cousin Andrew, annon¬
cez-vous. Il a dû penser qu’Héritier 3 était le véri¬
table Robert Barnett, et il l’a supprimé pour
défendre sa part de succession.
- Je crains que vous ne fassiez erreur, dit Holmes.
124
La chambre d’Andrew n’était pas suffisamment
proche de celle d’Héritier 3 pour qu’il puisse
commettre le crime et rentrer chez lui avant que les
autres ne sortent dans le couloir et ne le voient.
Rendez-vous au 474.
309
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^ TcvjüiÀ oumW/v
'SVjfeOc
- C’est une lettre très courtoise, remarquez-vous
avant de la relire en étudiant aussi bien le texte que
l’écriture.
Si vous observez quelque chose d’intéressant dans
l’écriture, rendez-vous au 314. Sinon, rendez-vous
au 141.
310
Au club-house, Watson, Gregg et sir Dexter foncent
tout droit vers le bar où ils commandent de la bière
et des croissants. Pendant que les autres caddies
rangent les sacs de golf, Holmes vous entraîne dans
une petite pièce à l’abri des oreilles indiscrètes.
- Alors, mon ami, vous demande-t-il gaiement,
avez-vous compris pourquoi sir Dexter est en train
de perdre la partie ?
125
Si vous répondez que M. Gregg a simplement eu de
la chance, rendez-vous au 403. Si vous dites qu’il a
bénéficié de l’assistance de Sandy, rendez-vous au
152. Si vous déclarez qu’il a amélioré sa position
quand on ne le regardait pas, rendez-vous au 370.
311
- Sir Dexter, demandez-vous, avez-vous déjà mon¬
tré ces lettres à quelqu’un ?
- Uniquement à mon meilleur ami, Thomas
Malone, répond votre client. J’ai discuté avec lui de
la possibilité de retrouver mon neveu lorsque j’ai
appris que Robert avait survécu au naufrage du
Cassandra. Bien entendu, je lui ai fait lire tous les
documents dont je disposais concernant ce garçon.
Thomas est mon ami depuis des années, et il
connaissait également mon frère. Vous le ren¬
contrerez au déjeuner.
Enregistrez l’Indice G puis rendez-vous au 293.
312
Vous soupçonnez le bruit provenant du rez-de-
chaussée d’être un stratagème destiné à vous
détourner de votre surveillance. Sortant du placard,
vous descendez quelques marches de l’escalier en
faisant un peu de bruit, puis vous regagnez rapide¬
ment et silencieusement votre cachette. Lancez
deux dés et ajoutez votre bonus d’Habileté. Si vous
obtenez :
De 2 à 7 Rendez-vous au 375
De 8 à 12 Rendez-vous au 184
313
Pendant que vous réfléchissez, Malone sort sa pipe
et la bourre consciencieusement. Lorsqu’il a ter-
126
miné le cérémonial de l’allumage, votre décision est
prise. Si vous lui demandez pourquoi il pense qu’on
pourrait essayer de supprimer Héritier 3, rendez-
vous au 331. Sinon, rendez-vous au 411.
314
Vous relisez la lettre en essayant de déterminer ce
qui vous a frappé. Indépendamment du contenu,
l’écriture par elle-même semble bizarre. Pourquoi
cette lettre a-t-elle attiré votre attention ? Si vous
pensez que son auteur est :
Inculte
Droitier
Gaucher
Dotée d’une jolie écriture
Rendez-vous au 394
Rendez-vous au 327
Rendez-vous au 350
Rendez-vous au 277
Si elle ne vous inspire aucune réflexion, rendez-
vous au 141.
315
- Malcolm, commencez-vous en essayant de ne pas
l’effaroucher, quand vous avez mis de l’ordre dans
la salle de billard, ce soir, pendant le dîner, est-ce
qu’il manquait un de ces pistolets de duel ?
En posant cette question, vous montrez l’arme du
crime. Lancez deux dés et ajoutez votre bonus de
Communication. Si vous obtenez :
De 2 à 5 Rendez-vous au 145
De 6 à 12 Rendez-vous au 436
316
Après le petit déjeuner, vous relisez vos notes en
vous demandant si vous pourriez vous procurer
d’autres informations utiles avant l’arrivée de
Holmes, le lendemain. Si vous avez enregistré la
Décision 8 mais pas la Décision 10, rendez-vous au
360. Si vous avez enregistré la Décision 10 mais pas
127
la Décisions, rendez-vous au 114. Si vous avez
enregistré les deux Décisions 8 et 10, rendez-vous
au 480. Si vous n’avez enregistré aucune de ces
deux Décisions, rendez-vous au 178.
317
- Pour en revenir aux choses sérieuses, dit Holmes,
j’aimerais que vous nous retrouviez demain matin
à la station Baker Street. Mettez des chaussures de
marche et des vêtements de sport. Vous allez par¬
courir des kilomètres avant que cette affaire ne soit
réglée.
Sur ces mots, Holmes se lève, vous enjoignant d’un
signe de la main de rester assis. Il revient quelques
secondes plus tard, après avoir pris dans un tiroir
de son bureau un opuscule qu’il vous tend en
disant :
- Ce sont les règles du golf. Lisez-les soigneuse¬
ment ce soir, en prêtant particulièrement attention
aux articles que j’ai cochés. Ils me paraissent sus¬
ceptibles de donner des idées à un joueur mal¬
honnête. Si M. Gregg triche, il peut s’y prendre de
diverses manières. D’après sir Dexter, M. Gregg est
très à cheval sur le règlement, même pour un tour¬
noi amical. Il faut que nous soyons prêts à l’affron¬
ter sur son propre terrain.
Vous rentrez chez vous et vous lisez attentivement
l’opuscule. Dans l’ensemble, le règlement corres¬
pond à l’idée que vous vous faisiez du jeu : le golf
est avant tout une lutte solitaire contre un parcours
façonné par la main de l’homme. Du point de
départ au point d’arrivée, ce parcours est divisé en
tronçons, les trous. Chacun de ces trous va d’une
aire de départ, le tee, à un autre trou, au sens strict
du terme, où le golfeur, en utilisant ses clubs, qu’il
pleuve ou qu’il vente, que le terrain soit sec ou
128
détrempé, tente de faire entrer une balle en jouant
un minimum de coups. Bien sûr, chaque trou d’un
parcours présente des spécificités. Du tee au petit
chapeau qui marque l’emplacement de l’objectif
visé, la distance d’un trou varie entre cent et cinq
cent mètres. Vous comprenez mieux maintenant
pourquoi Sherlock Holmes vous a conseillé de por¬
ter des chaussures de marche : un parcours de golf
compte généralement dix-huit trous... pour une dis¬
tance totale d’environ six mille mètres ! De plus, à
moins que votre oncle Watson ne soit un champion,
ce qui ne semble pas être l’opinion de son ami
Holmes, vous aurez certainement l’occasion, à la
recherche d’une balle perdue, d’entrer dans le
rough, la bordure d’arbres et de hautes herbes qui
s’étend de part et d’autre du fainvay, le meilleur ter¬
rain de jeu entre le tee et le green, la partie finale du
trou, parfaitement tondue et rase, où la balle doit
atteindre son but. De toute évidence, vous n’évite¬
rez pas non plus à vos souliers de faire la connais¬
sance des bunkers, ces obstacles de sable semés sur
le parcours des joueurs. Vous en savez maintenant
assez sur le golf pour vous intéresser à la partie qui
opposera demain sir Dexter à M. Gregg. La formule
de jeu sera celle du matchplay. Dans cette formule, à
l’issue de chaque trou, on fait le total des coups frap¬
pés par chacun des joueurs. S’il est identique, les
deux adversaires partagent le trou. Sinon, celui qui
aura frappé le moins de coups gagne le trou. A la fin
du parcours, le joueur qui aura gagné le plus grand
nombre de trous l’emporte. Sur le livret qu’il vous a
confié, Holmes a coché les sept articles suivants :
Article 3 - Le départ de chaque trou du parcours est
indiqué par deux marques, symbolisées par des
« boules jaunes », qui déterminent une ligne per¬
pendiculaire à l’axe du terrain. Le joueur devra
129
planter son tee, la pointe de bois qui permet au
départ du trou de surélever la balle, entre ces
marques. Toute balle frappée en dehors de ces
limites de l’aire de départ pourra être récusée par
l’adversaire.
Article 23 - Si la balle d’un joueur est touchée ou
accidentellement déplacée par un adversaire ou par
le caddie ou les clubs d’un adversaire, celui-ci perd
le trou.
Article 27 - Si l’on découvre, avant qu’aucun des
deux adversaires n’ait drivé de la base de départ,
que l’un d’eux a joué le trou précédent avec la balle
d’un golfeur ne participant pas au match, ce joueur
perd le trou.
Article 28 - Si une balle s’égare, son propriétaire
perd le trou. Une balle est considérée comme per¬
due si elle n’est pas retrouvée dans les cinq minutes
suivant le commencement des recherches.
Article 35 - Chacun des deux adversaires est auto¬
risé à faire retirer le drapeau qui marque l’emplace¬
ment du trou dans lequel la balle doit tomber pen¬
dant qu’il s’en approche. Si une balle vient reposer
contre le drapeau alors que celui-ci se trouve dans
le trou, le joueur est autorisé à retirer le drapeau. Si
la balle tombe alors dans le trou, celle-ci sera consi¬
dérée comme jouée par le coup précédent.
Article 36 - Un joueur qui joue avant que la balle
de son adversaire n’ait cessé de rouler est pénalisé
d’un coup.
Article 37 - Un joueur n’est pas autorisé à deman¬
der conseil, ni à être volontairement renseigné sur
le jeu par un mot, un regard ou un geste émanant de
quiconque sauf de son propre caddie, sous peine de
perdre le trou.
Le lendemain matin, vous retrouvez Holmes et
Watson sur le quai du métropolitain et vous vous
130
rendez avec eux à la gare qui dessert le terrain de
golf de Woking. Comme toujours, Holmes semble
disposé à parler de n’importe quoi, sauf de l’affaire
en cours. Une fois à pied d’œuvre, quelle que soit
votre opinion sur le golf en tant que sport, vous
devez reconnaître que le cadre est délicieux. Le ter¬
rain est situé dans une région vallonnée, et le gazon
soigneusement tondu des fairways et des greens fait
un contraste saisissant avec les bruyères et les
arbres qui bordent les links. C’est une belle journée
ensoleillée du mois de juin, comme celles qui inspi¬
raient les poèmes de Wordsworth. Sir Dexter et son
adversaire, John Gregg, vous attendent au départ
du premier trou. Votre client est un homme âgé,
trapu, dont l’abondante chevelure et l’épaisse
moustache sont également blanches. M. Gregg est
petit et fluet, glabre avec des cheveux gris. Le cad¬
die de Holmes, un garçon crasseux nommé Alfie,
porte les deux sacs que vous avez vus à Baker
Street. Celui de Gregg, Joe, est gras et indolent.
Celui de sir Dexter, Sandy, âgé pour un caddie, est
un garçon svelte au visage morose. Le premier trou
est long et dégagé. M. Gregg frappe un coup bien
dirigé, mais un peu court. Sandy tend alors un drive
à sir Dexter et s’apprête à poser la balle sur un tee.
Lancez deux dés et ajoutez votre bonus d’Observa-
tion. Si vous obtenez :
De 2 à 9 Rendez-vous au 231
De 10 à 12 Rendez-vous au 497
318
Lorsque Sandy recule, après avoir posé la balle,
vous vous apercevez que, contrairement au règle¬
ment, il a planté le tee en avant des marques. Si
vous avez enregistré l’Indice A, rendez-vous au 330.
131
Sinon, enregistrez l’Indice A et rendez-vous au 374.
319
- Il est bien évident que, si vous êtes Robert
Barnett, vous ne partirez pas, dites-vous douce¬
ment. Personne ne le souhaiterait. Mais si vous
avez essayé de nous abuser, réfléchissez : cela
vaut-il la peine de risquer votre vie ? Je ne parvien¬
drai peut-être pas à identifier le coupable et à l’em¬
pêcher de récidiver.
Lancez deux dés et ajoutez votre bonus de Commu¬
nication. Si vous obtenez :
De 2 à 7 Rendez-vous au 265
De 8 à 12 Rendez-vous au 110
320
Cousin Dennis entre et s’affale dans un fauteuil.
- Qu’est-ce que vous vous rappelez avoir vu et
entendu au moment du coup de feu ? demandez-
vous.
Dennis bâille.
- Pratiquement rien. La détonation m’a réveillé,
mais je n’ai pas compris ce qui se passait. Quand
j’ai entendu les autres crier et s’agiter dans le corri¬
dor, je me suis joint à eux.
132
- C’est tout ? demandez-vous. Vous ne vous souve¬
nez pas, par exemple, de la première porte que vous
avez entendue s’ouvrir ou se fermer ?
Lancez deux dés et ajoutez votre bonus de Commu¬
nication. Si vous obtenez :
De 2 à 7 Rendez-vous au 440
De 8 à 12 Rendez-vous au 154
321
Vous poursuivez votre chemin jusqu’à l’écurie, où
vous trouvez Héritier 1, en bras de chemise, en
train de panser un cheval d’aspect assez pataud.
- Oh, salut, dit-il aimablement. Je suis venu m’as¬
surer que ce vieux Pompon a tout ce qu’il lui faut.
J’avais peur qu’il trouve le temps long, à force de ne
pas travailler.
Il gratte doucement le museau du cheval qui hennit,
et vous bavardez un instant. Votre conversation est
brusquement interrompue par un fracas en prove¬
nance de la terrasse, suivi d’un cri. Vous courez jus¬
qu’à la terrasse, où vous trouvez Héritier 3 plaqué
contre le mur de la maison, tremblant de peur, les
yeux fixés sur la balustrade du balcon, au-dessus de
sa tête. Une gargouille brisée, qui a dû tomber du
balcon, gît à côté de son fauteuil.
- On a essayé de me tuer ! hoquette-t-il en vous
apercevant.
Vous avez effectivement l’impression que quel¬
qu’un a volontairement poussé la gargouille. Enre¬
gistrez la Décision 20. Si vous avez enregistré l’In¬
dice Y, rendez-vous ensuite au 181. Sinon,
rendez-vous au 326.
322
La position de sa balle permet à Gregg d’atteindre
le green, alors que le deuxième coup de sir Dexter
133
est trop court. Résultat : M. Gregg gagne le onzième
coup et compte désormais deux trous d’avance. Les
adversaires partagent le douzième trou en parve¬
nant à conserver leur concentration, alors que
Holmes et Watson font une surprenante démons¬
tration de coups manqués. Puis, au départ du trei¬
zième trou, Gregg expédie une fois de plus sa balle
dans le rough. Celles de Holmes, Watson et sir Dex-
ter sont toutes trois retombées du côté opposé du
trou et vont peut-être avoir besoin d’un peu d’aide.
Lancez deux dés et ajoutez votre bonus d’intuition.
Si vous obtenez :
De 2 à 7 Rendez-vous au 260
De 8 à 12 Rendez-vous au 300
323
Vous sortez du placard et vous descendez l’escalier
sur la pointe des pieds. Au rez-de-chaussée, vous
apercevez de la lumière sous la porte du fumoir.
Vous ouvrez aussitôt cette porte et vous jetez un
coup d’œil dans la pièce. Cousin Dennis se
retourne, un livre à la main, et vous regarde avec
étonnement.
- Oh, je suis désolé. Je ne voulais pas réveiller qui
que ce soit, dit-il calmement.
- Qu’est-ce que vous faites là ? demandez-vous.
-Je n’arrivais pas à m’endormir, explique-t-il.
Comme j’avais laissé ce livre ici après le dîner, je
suis descendu le chercher.
A ce moment-là, vous entendez un coup de feu.
Vous vous ruez dans l’escalier que vous grimpez
quatre à quatre, Dennis sur vos talons. Lorsque
vous atteignez le palier du premier, tout le monde
est massé devant la porte d’Héritier 3, jacassant à
qui mieux mieux... tout le monde sauf Héritier 3.
134
- Ah, vous voilà, dit sir Dexter. Voulez-vous regar¬
der chez Héritier 3 si tout va bien ? J’empêcherai
les autres d’entrer.
Vous pénétrez dans la chambre, vous allumez une
lampe près de la porte et vous regardez le lit. Héri¬
tier 3 est là, couché sur le côté, apparemment
endormi. Un examen plus attentif révèle que le
pauvre diable est mort. Il a été tué d’une balle !
Vous retournez dans le corridor, où vous annoncez
la nouvelle à sir Dexter. Il ordonne à tous les autres
de regagner leurs chambres respectives, de s’habil¬
ler et de se préparer à être interrogés. Vous préparez
un télégramme pour Sherlock Holmes afin de l’in¬
former du crime. Enregistrez la Décision 25 et ren¬
dez-vous au 422.
324
En repensant aux deux hommes assis dans le petit
salon, vous vous rendez brusquement compte que
le ton de la conversation s’est modifié aussitôt
qu’ils ont remarqué votre présence. Ce qui était
apparemment une discussion serrée, presque vive,
s’est soudain transformé en causerie à bâtons rom¬
pus. Auraient-ils craint que vous n’entendiez ce
qu’ils se disaient ? Enregistrez la Déduction 7, puis
rendez-vous au 246.
325
- Lorsque vous aviez douze ans, votre grand-père
vous a envoyé un livre en cadeau. De quel ouvrage
s’agissait-il ?
- Vous avez fait des recherches approfondies,
constate-t-il. Le livre en question était Cinq
Semaines en ballon, de Jules Verne.
Enregistrez l’Indice W. Si vous insistez, rendez-
vous au 272. Sinon, rendez-vous au Questionnaire.
135
326
Vous vous attardez sur le balcon situé au bout du
couloir. Ce balcon, qui s’étend sur toute la largeur
de la maison, est ceinturé d’un muret de pierre haut
d’un mètre environ, décoré d’une série de gar¬
gouilles espacées de deux mètres. En vous appro¬
chant de ce garde-fou, vous découvrez une belle vue
sur la Tamise. Au-dessous du balcon, une terrasse
dallée borde la maison. Héritier 3 y est allongé sur
un fauteuil, apparemment endormi dans la lumière
déclinante de la fin d’après-midi. Avant de rentrer
dans la maison, vous jetez un regard circulaire.
Lancez deux dés et ajoutez votre bonus d’Observa-
tion. Si vous obtenez :
De 2 à 9 Rendez-vous au 492
De 10 à 12 Rendez-vous au 216
327
En examinant l’écriture, vous estimez que l’héritier
doit être droitier, et vous vous félicitez intérieure¬
ment de ce renseignement qui peut se révéler
utile. Enregistrez la Déduction 36 puis rendez-vous
au 473.
328
Sir Henry vous prend pour un cambrioleur et tire.
Votre enquête est (brutalement) terminée.
329
- Aussitôt après le coup de feu, demandez-vous à
Héritier 2, avez-vous entendu une porte se fermer
et se rouvrir ?
11 réfléchit un instant avant de répondre :
- La détonation m’avait fait sauter du lit et, à ce
moment-là, j’ai entendu une porte claquer puis se
136
rouvrir immédiatement. On aurait dit que quel¬
qu’un entrait dans une chambre, fermait la porte,
pivotait sur ses talons et ressortait.
- Pouvez-vous préciser de quelle chambre il s’agis¬
sait ? poursuivez-vous.
- De celle de mon voisin de droite, répond aussitôt
Héritier 2. La chambre de Charles. J’en suis certain.
Enregistrez l’Indice CC et rendez-vous au 461.
330
Vous vous demandez où Sandy veut en venir. Cela
n’aidera en rien sir Dexter de gagner quelques cen¬
timètres, et cela risque de lui causer du tort si Gregg
s’en aperçoit et l’oblige à rejouer un coup réussi. Et
pourtant, vous avez vu à deux reprises le caddie de
sir Dexter planter le tee d’une façon contraire au
règlement.
Enregistrez l’Indice C et rendez-vous au 374.
331
- Pourquoi essaierait-on de tuer Héritier 3 ?
demandez-vous.
- Le mobile est évident, répond Malone. L’un des
cousins de sir Dexter croit qu’Héritier 3 est le vrai
Robert Bamett. En l’éliminant, il garantit sa part
d’héritage. Franchement, Dexter, comme je vous
l’ai déjà dit, vous devriez déclarer sans plus tarder
qu’Héritier 3 est votre véritable héritier. Cela met¬
trait fin à toutes ces complications.
- Et comme je vous l’ai déjà répondu, rétorque sir
Dexter, je ne prendrai aucune décision avant d’être
absolument sûr de mon fait.
Si vous avez enregistré l’Indice Q, rendez-vous au
278. Sinon, rendez-vous au 411.
137
332
- Comment espérez-vous nous faire croire que
vous êtes l’héritier? dites-vous sèchement. Vous
n’avez pas fourni une seule réponse appropriée aux
questions que je vous ai posées.
-Je croyais que vous ne deviez accuser personne,
intervient sir Dexter.
- En ce qui me concerne, avoue Héritier 5, il a bien
fait. De toute façon, je n’aurais jamais dû me lancer
dans cette histoire.
- Qu’est-ce qui vous a fait croire que vous pourriez
vous en tirer? questionnez-vous en vous deman¬
dant combien de temps il va encore vous faire
perdre.
- Eh bien, je connaissais le véritable héritier, mon¬
sieur. Celui que vous appelez Héritiez 3, sir Dexter.
J’ai cru qu’il m’en avait appris suffisamment long
pour que je puisse donner le change mais, visible¬
ment, je n’en savais pas assez.
Pendant un instant, l’homme enfouit sa tête dans
ses mains, puis sir Dexter dit :
- Si vous restez ici et si vous ne racontez à aucun
des autres le résultat de cet entretien, je ne porterai
pas plainte contre vous pour usurpation d’identité.
L’imposteur s’empresse d’accepter la proposition
de sir Dexter. Enregistrez l’Indice H et rendez-vous
au 217.
333
Vous expliquez ce que vous avez vu mais, lorsque
vous avez terminé, Holmes paraît déçu.
- Vous avez recueilli quelques indices, reconnaît-il,
mais pas suffisamment.
Si vous recommencez votre enquête, rendez-vous
au 317. Si vous préférez entendre l’explication de
Holmes, rendez-vous au 504.
138
334
- II se peut que vous ayez raison, dites-vous lente¬
ment. Si Robert s’attendait à recevoir un livre ina¬
chevé, une version complétée de l’ouvrage aurait
été pour lui une surprise et une joie.
Convaincu d’avoir appris tout ce que cette lettre
pouvait vous révéler, vous la joignez à la pile de
celles que vous avez déjà lues. Rendez-vous au 127.
335
- Et comment que j’en suis sûr ! riposte-t-il avec
humeur. C’est le seul cadeau qu’il m’ait jamais
envoyé.
Rendez-vous au Questionnaire.
336
Vous examinez silencieusement les deux cousins en
vous demandant s’il est préférable de les confronter
de but en blanc à la preuve que vous détenez ou de
leur poser au préalable d’autres questions d’ordre
général. Si vous les accusez d’emblée, rendez-vous
au 295. Si vous leur demandez ce qu’ils faisaient au
moment de l’accident, rendez-vous au 224.
337
- L’enthousiasme du gamin semble assez surpre¬
nant, dites-vous. Aurait-il forcé la note pour faire
plaisir à son grand-père ?
Sir Dexter secoue négativement la tête :
- Non, n’essayez pas de faire dire à cette lettre ce
qui ne s’y trouve pas.
Rendez-vous au 179.
338
Vous prenez congé de sir Dexter et de Gilmer, vous
rassemblez vos notes et vous les emportez dans
139
votre chambre. Le problème se présente sous deux
aspects. Qui est l’agresseur d’Héritier 3 ? Fera-t-il
une seconde tentative durant la nuit ? Faut-il sur¬
veiller la chambre d’Héritier 3 ? Le risque d’une
seconde attaque est-il trop réduit pour justifier
l’épreuve d’une nuit blanche ? Si vous allez vous
coucher, rendez-vous au 340. Si vous essayez de
surveiller la chambre d’Héritier 3, rendez-vous au
383.
339
Vous vous apercevez que vous n’avez pas terminé
la lettre du capitaine en second et vous lisez le reste.
Un paragraphe semble fournir un renseignement
précieux :
« J’hésite à m’étendre sur mon rôle, mais je pense
que je dois vous décrire le sauvetage de votre petit-
fils. Je craignais qu’il ne fût coincé dans la cabine
du médecin où il aimait aller lire. Quand j’ai atteint
la coursive conduisant à cette cabine, je l’ai trouvée
bouchée par des décombres dont certains avaient
pris feu. Heureusement, je suis parvenu à me frayer
un passage. L’eau bouillonnante dans laquelle je
pataugeais m’a finalement aidé car, grâce à elle, j’ai
pu éteindre les poutres enflammées. Ma supposi¬
tion s’est révélée exacte : j’ai trouvé votre petit-fils
dans la cabine du médecin. »
Enregistrez l’Indice I puis rendez-vous au 142.
340
Persuadé que l’agresseur ne s’attaquera pas une
seconde fois à Héritier 3, vous allez vous coucher et
vous dormez bientôt à poings fermés. Enregistrez la
Décision 24. Si vous avez enregistré la Décision 22,
rendez-vous au 434. Sinon, rendez-vous au 437.
140
341
Holmes arrache le revolver de la main tremblante
qui le braquait sur lui.
- Le diable vous emporte, monsieur ! s’écrie Nor¬
ton.
Votre enquête est terminée.
342
- J’ai eu de la chance, monsieur, répond aussitôt
Héritier 1. Le patron a compris mon problème, et il
m’a laissé le temps d’apprendre. Au début, je soi¬
gnais les chevaux et je ne conduisais que pour des
courses allant d’un point déterminé à un autre.
Mais je suis vite parvenu à m’y retrouver dans la
ville.
Rendez-vous au 361.
343
- Eh bien, ce sera tout, dites-vous.
- Ravi de l’apprendre, reconnaît-il en sortant un
mouchoir de sa poche pour s’essuyer le visage. C’est
l’interrogatoire le plus éprouvant que j’aie subi
depuis une malencontreuse entrevue avec la police
de Boston, il y a dix ans de cela. Juste avant que je
ne décide de quitter l’Amérique, ajoute-t-il en riant.
Il s’éponge à nouveau le front, se lève et sort de la
pièce en s’inclinant légèrement devant sir Dexter au
passage.
- Si ce n’est pas mon neveu, c’en est une imitation
très convaincante, déclare sir Dexter.
- Très, acquiescez-vous.
Sa remarque a interrompu le cours de vos
réflexions. Il se pourrait que la carrière délictueuse
de ce postulant à la fortune figure dans les archives
très complètes de Sherlock Holmes. Peut-être y
découvrirait-on un détail réfutant les prétentions
141
d’Héritier 3. Si vous télégraphiez à Holmes pour
demander des renseignements, rendez-vous au 271.
Sinon, rendez-vous au 175.
344
- Auriez-vous, par hasard, vendu à Matthew
Mannington un exemplaire de Cinq Semaines en
ballon de Jules Verne ? demandez-vous au libraire.
- Si j’aurais, par hasard... ? répond-il en vous sin¬
geant avec indignation. Comment voulez-vous que
je me rappelle un titre entre mille ? Veuillez m’ex¬
cuser, messieurs, dit-il en vous poussant presque
dehors, mais je dois prendre le thé avec Mme
Evans. Au plaisir.
Pendant que la porte se referme, vous regardez sir
Dexter, et vous souriez tous les deux du pitoyable
résultat de votre démarche. Rendez-vous au 286.
345
Sir Dexter envoie Gilmer chercher quelques bonnes
bouteilles à la cave.
-Un seul aspect de cette affaire m’intrigue encore,
M. Holmes, dit-il dans l’euphorie générale. Je sais
maintenant qu’Héritier 3 tenait ses informations de
Thomas Malone, mais comment les autres impos¬
teurs s’y sont-ils pris ?
- Il faut croire qu’ils avaient une source de ren¬
seignements quelconque, répond Holmes. Si j’étais
vous, je leur offrirais une certaine somme d’argent
en échange d’une explication. D’autre part, vous
devriez informer vos cousins qu’ils ne seront pas
oubliés dans votre testament, afin d’atténuer les
jalousies et les rancunes.
- Très judicieux, reconnaît sir Dexter. J’aurais dû
142
345 Holmes prend son violon pendant cp^e vous
lisez sa lettre.
donner ce genre d’assurance à mes cousins avant
l’arrivée des héritiers, cela nous aurait évité bien
des ennuis. Je vais interroger chacun des impos¬
teurs en leur donnant le choix entre la carotte d’une
récompense et le bâton de poursuites judiciaires, et
je vous ferai savoir les résultats.
Train et fiacre vous ramènent à Baker Street en
compagnie de Holmes et de Watson. Quelques
jours plus tard, Holmes vous convoque.
- La lettre de sir Dexter vient d’arriver, vous
annonce-t-il. Il nous communique les résultats de
ses entretiens avec les postulants fallacieux. Cette
affaire est ainsi définitivement réglée.
- Et dans les meilleures conditions possibles,
ajoute Watson. Le problème était finalement plus
complexe que je ne l’avais supposé.
Holmes s’installe dans un fauteuil et prend son vio¬
lon pendant que vous lisez la lettre. Héritier 1, le
cocher de fiacre, avait fait la connaissance de John
Floyd, le second du Cassandra, qui lui avait parlé
du naufrage. Héritier 2, le professeur américain,
avait été le condisciple du jeune Robert Barnett et
avait appris l’histoire étant enfant. Héritier 5, le
très banal John Smith, était un complice d’Héri¬
tier 3 et tenait le peu de renseignements qu’il possé¬
dait de ce vétéran de l’abus de confiance. Lorsque
vous reposez la lettre, la musique de Holmes
emporte vos pensées vers d’autres horizons. Main¬
tenant que cette affaire est classée, quand aurez-
vous l’occasion d’entreprendre une nouvelle
enquête ?
346
Vous étudiez les deux cousins en réfléchissant à ce
que vous allez leur demander. Il se pourrait que
l’un d’eux soit sorti un instant de la chambre où ils
144
jouaient aux cartes, ou qu’un bruit quelconque ait
attiré leur attention. Si vous leur demandez s’ils ont
entendu quelque chose, rendez-vous au 456. Si vous
leur demandez s’ils sont restés constamment
ensemble, rendez-vous au 195.
347
- Sir Maxwell a tué le renard enragé avec une
jambe de bois creuse, conclut Holmes.
Votre enquête est terminée.
348
- Je pense que je vais rester là, dites-vous. Il se
pourrait que j’apprenne quelque chose d’utile.
- Comme il vous plaira, répond sir Dexter qui
vous quitte sur ces mots.
En regardant autour de vous, vous voyez deux des
cousins pénétrer dans la salle de billard en compa¬
gnie de Malone et d’Héritier 5. Les autres invités se
sont dispersés dans la maison, et plusieurs sont
montés au premier étage. Enregistrez la Déci¬
sion 18. Si vous montez au premier, rendez-vous au
213. Si vous sortez faire le tour de la maison, ren¬
dez-vous au 475.
349
En relisant la lettre, vous êtes frappé par le fait
qu’Elizabeth n’ait pas voulu exposer son fils aux
rigueurs du mauvais temps. Peut-être l’enfant
n’était-il pas très robuste à cet âge. Vous vous
demandez si sir Dexter se souvient de ce qu’Eliza-
145
beth lui disait dans ses courriers. Si vous l’interro¬
gez à ce sujet, rendez-vous au 172. Sinon, rendez-
vous au 103.
350
En examinant l’écriture juvénile de Robert Barnett,
certains enseignements de Sherlock Holmes vous
reviennent à l’esprit. lorsque les lettres sont incli¬
nées vers la gauche de cette manière, c’est presque
toujours parce que celui qui les a tracées est gau¬
cher. Ce renseignement pourrait simplifier grande¬
ment votre tâche. Enregistrez la Déduction 5 puis
rendez-vous au 473.
351
Vous lisez la lettre en essayant de découvrir l’indice
qui se dissimule sûrement parmi les phrases toutes
simples. Lancez deux dés et ajoutez votre bonus de
Connaissances (majoré de 2 points si vous avez
enregistré la Déduction 4). Si vous obtenez :
De 2 à 8 Rendez-vous au 448
De 9 à 12 Rendez-vous au 384
352
- Cela a été tellement soudain, dit-il d’une voix
hésitante. La détonation m’a réveillé, et il m’a fallu
146
un instant pour comprendre ce que j’avais entendu.
A ce moment-là, j’ai sauté hors du lit et couru vers
le couloir mais, avant d’ouvrir ma porte, j’ai
entendu des pas qui passaient en courant devant
ma chambre. Je n’ai pas pu me rendre compte de
quel côté ils venaient, à cause de tous les autres
bruits, des gens qui criaient, des portes qui cla¬
quaient et du reste.
- Vous n’avez rien d’autre à m’apprendre ? deman¬
dez-vous.
- Non. En arrivant dans le corridor, continue-t-il,
j’ai aperçu Héritier 2 : il venait de quitter sa
chambre. Vous sortiez de la vôtre, mon oncle,
ajoute-t-il en se tournant vers sir Dexter. C’est tout
ce que je me rappelle nettement. Il y avait trop de
bruit et de confusion.
En soupirant, vous le remerciez et vous le regardez
partir. Rendez-vous au 183.
353
En consultant de nouveau vos notes, vous constatez
qu’il y a deux autres questions que vous pourriez
poser. L’héritier devrait pouvoir décrire son sauve¬
tage du naufrage et vous dire le nom de son collège.
Ajoutez ces questions à votre liste : 3. Pouvez-vous
décrire la façon dont vous avez échappé au nau¬
frage ? 4. Dans quel pensionnat avez-vous été placé
lorsque votre grand-père vous a renié ?
Entourez les questions 3 et 4 sur le Questionnaire
puis rendez-vous au 371.
354
- Vous ne connaissez ni le nom du navire ni celui
de votre sauveteur ? demandez-vous avec incrédu¬
lité. Cela me paraît extraordinaire.
147
Lancez deux dés et ajoutez votre bonus de Commu¬
nication. Si vous obtenez :
De 2 à 7 Rendez-vous au 208
De 8 à 12 Rendez-vous au 451
355
L’héritier paraît un instant déconcerté. Puis il sou¬
rit en disant :
- Je comprends que cela puisse vous sembler
bizarre, mais quand je suis monté à bord, le second
m’a dit que tous ses amis l’appelaient « Jocko ». Je
n’ai jamais utilisé son nom de famille, et je n’ai pas
eu vraiment besoin de le connaître. Lorsque les ins¬
tructions de mon grand-père sont arrivées, il m’a
conduit à mon collège et nous ne nous sommes
jamais revus.
Vous réfléchissez à sa réponse en vous demandant
s’il ment. Lancez deux dés et ajoutez votre bonus
d’intuition. Si vous obtenez :
De 2 à 6 Rendez-vous au Questionnaire
De 7 à 12 Rendez-vous au 476
356
Vous vous demandez qui vous devriez interroger
ensuite. L’assassin semble avoir pris suffisamment
148
de précautions pour qu’aucun des autres invités ne
l’aperçoive. Si vous désirez parler à Héritier 4, ren¬
dez-vous au 471. Sinon, rendez-vous au 148.
357
Un peu agacé, vous demandez sèchement :
- Comment pouvez-vous ignorer le nom de famille
d’un homme qui vous a sauvé la vie et s’est ensuite
occupé de vous jusqu’à ce qu’il reçoive les instruc¬
tions péremptoires de votre grand-père ?
Lancez deux dés et ajoutez votre bonus de Commu¬
nication. Si vous obtenez :
De 2 à 6 Rendez-vous au 507
De 7 à 12 Rendez-vous au 362
358
- Le fiacre est ici ainsi que le cheval ? demandez-
vous au domestique.
- Et comment ! répond-il en riant. Dans la remise.
A votre demande, le domestique vous conduit dans
une remise. Là, avec emphase, il désigne un véhi¬
cule en disant :
- Le voici, le dernier cri de l’élégance en matière
d’équipage.
Vous examinez soigneusement le fiacre. Il est vieux
et a sûrement beaucoup servi car ses coussins et sa
capote de cuir sont abondamment rapiécés, mais il
a été repeint depuis peu et son harnachement est en
parfait état. Visiblement, Héritier 1 prend soin de
son outil de travail. Après avoir relevé le numéro
d’identification du fiacre, vous regagnez la maison
avec le domestique. Si vous envoyez ce numéro à
Holmes, rendez-vous au 279. Sinon, rendez-vous
au 467.
149
359
Lorsque vous reconnaissez que, au moment du
meurtre, vous étiez au lit, dormant sur vos deux
oreilles, Holmes vous regarde avec stupeur.
- Au lit ! rugit-il. Je suis extrêmement déçu. Le
coupable avait déjà tenté une fois de tuer ce pauvre
diable. Comment avez-vous pu lui donner l’occa¬
sion de recommencer ?
Vous vous hâtez de relater le reste de l’affaire. Ren¬
dez-vous au 173.
360
On frappe à la porte et, sur votre invitation, Gilmer
fait son entrée.
- Excusez-moi, monsieur, dit-il. On vient d’appor¬
ter ce télégramme pour vous.
Vous remerciez Gilmer et, dès qu’il s’est retiré,
vous ouvrez l’enveloppe et vous lisez :
« Cocher Robert Barnett né et toujours vécu à
Londres. Holmes. »
Cela prouve qu’Héritier 1 n’est pas le véritable héri¬
tier. Rendez-vous au 178.
361
Héritier 1 se lève lentement. L’entretien est ter¬
miné.
- Merci de votre collaboration, dites-vous en lui
tendant la main.
Héritier 1 vous serre la main, et sort rapidement de
150
la pièce, sans attendre que l’un d’entre vous lui
ouvre la porte. Rendez-vous au 432.
362
Héritier 1 fait son entrée. Quelques brins de paille
s’accrochent à son pantalon. Il pourrait sortir de
l’écurie.
- Vous êtes au courant du fâcheux incident qui
s’est produit cet après-midi ? commencez-vous.
- Vous parlez de l’oiseau de pierre qui a failli écra-
bouiller ce pauvre Héritier 3 ? répond-il. J’ai enten¬
du le fracas qu’il a fait en tombant.
- Que faisiez-vous, à ce moment-là ?
- Oh, j’étais à l’écurie, monsieur, répond-il vive¬
ment. Je bouchonnais Pompon, mon cheval. J’aime
bien le panser moi-même, vous savez.
- C’est exact, monsieur, confirme Gilmer de sa
place, près de la porte. J’ai vu Héritier 1 regagner la
maison après l’accident.
- Merci, dites-vous à Héritier 1. Avez-vous vu ou
entendu quoi que ce soit d’autre ?
- Non, absolument rien, répond-il. Je n’ai pas pu
rentrer après que l’oiseau est tombé du balcon. Il a
fallu que je ramène d’abord mon cheval dans son
box.
Il s’incline brièvement devant sir Dexter et vous
puis s’en va. Rendez-vous au 136.
363
Vos notes font apparaître une autre question à
poser. L’héritier se rappelle sûrement le nom de son
collège. Ajoutez cette question à votre liste :
4. Dans quel pensionnat avez-vous été placé
lorsque votre grand-père vous a renié ?
151
Entourez la question 4 du Questionnaire, puis ren¬
dez-vous au 371,
364
- Eh bien, je suis content que ces interrogatoires
soient terminés, dit sir Dexter en se levant et en
s’étirant. Il doit bientôt être l’heure de passer à
table.
Vous rassemblez vos notes et vous les glissez dans
votre poche.
- Peut-être parviendrons-nous à recueillir d’autres
renseignements à soumettre à M. Holmes, d’ici son
arrivée, ajoute votre hôte.
Vous suivez sir Dexter dans la salle à manger. Tout
le monde est là, et les domestiques n’attendent plus
que le maître de maison pour commencer à servir.
En plus des cinq héritiers, qui s’observent avec sus¬
picion, il y a un homme plus âgé, au visage sanguin
et buriné, que l’on vous présente comme Thomas
Malone, et quatre jeunes gens, tous beaux et élé¬
gants, qui doivent avoir environ vingt-cinq ans.
- Des cousins à moi, dit négligemment sir Dexter,
Andrew, Bruce, Charles et Dennis. Notre parenté
est assez lointaine, mais ils hériteront de ma for¬
tune si nous ne parvenons pas à identifier mon
petit-neveu.
Le repas, excellent, commence par une soupe à la
tortue, suivie de rôtis de bœuf et de mouton, de plu¬
sieurs légumes, de pains variés et d’un assortiment
de desserts. L’ambiance est nettement moins réus-
152
sie. Alors que sir Dexter semble s’amuser et que sa
moustache se retrousse gaiement de temps à autre,
héritiers et cousins se regardent en chiens de
faïence. Rendez-vous au 420.
365
Vous rappelant la façon dont la gargouille avait été
descellée, vous demandez ;
- Vous faites la sieste dans ce fauteuil tous les
après-midi à la même heure ?
- En fait, oui, répond-il. Quand le temps le permet.
Mais, dorénavant, je ferai mon petit somme dans
ma chambre, en fermant ma porte à clef !
L’assassin savait où trouver Héritier 3 à un
moment précis, et il a pris des dispositions en
conséquence. Seule la chance a sauvé Héritier 3.
Rendez-vous au 276.
366
-Je crois que votre sac contient davantage de
clubs, dites-vous à Holmes.
- Pourquoi cela ? demande-t-il.
Si vous répondez que Watson préfère sûrement un
sac moins lourd, rendez-vous au 455. Si vous
répondez que la variété des clubs évoque le goût de
Holmes pour les accessoires, rendez-vous au 398. Si
vous répondez que la variété des clubs convient au
tempérament méticuleux de Holmes, rendez-vous
au 247.
367
- Quand avez-vous constaté pour la dernière fois la
présence des deux pistolets dans la salle de billard ?
demandez-vous à sir Dexter.
- Je ne saurais vous le dire, répond-il. A force de
153
les voir tous les jours, je finis par ne plus les voir du
tout. Le savez-vous, Gilmer ?
- Non, monsieur, répond le majordome, mais le
jeune Malcolm devrait le savoir. Il range la salle de
billard tous les soirs, pendant le dîner.
- Alors, allez le chercher, dites-vous.
Le valet qu’il ramène est un grand dadais visible¬
ment effrayé, qui ne comprend pas pourquoi il est
convoqué par le maître. Si vous lui demandez s’il y
avait quelque chose de dérangé dans la salle de bil¬
lard, rendez-vous au 305. Si vous lui demandez s’il
manquait un pistolet, rendez-vous au 315.
368
- Ce cheval paraît totalement déplacé dans un tel
cadre, déclarez-vous.
- Vous avez entièrement raison, approuve le
domestique ou, plutôt, vous auriez eu raison jus¬
qu’à la semaine dernière. Cet animal est le cheval
du fiacre d’Héritier 1 ainsi que le nomme sir
Dexter. Il me semble que son maître l’appelle Pom¬
pon.
Il traite ce vieux canasson, c’est tout à son honneur,
comme si c’était le gagnant du Derby. Il le soigne de
son mieux et exige qu’on le promène régulièrement
et que son picotin soit toujours de première qualité.
C’est un monsieur très gentil. Lancez deux dés et
ajoutez votre bonus de Connaissances. Si vous
obtenez :
De 2 à 5 Rendez-vous au 467
De 6 à 12 Rendez-vous au 249
369
- Maintenant que nous savons que Sandy a saboté
la partie de sir Dexter, dites-vous, comment allons-
nous remettre les pendules à l’heure ?
154
Holmes jette un coup d’œil en direction du bar, au
moment où sir Dexter entre dans la pièce, la mous¬
tache en bataille.
- Faites pour le mieux, vous dit Holmes. J’aime¬
rais boire un verre avant que nous ne finissions la
partie. Watson et moi occuperons M. Gregg pen¬
dant que vous expliquerez ce qu’il en est à notre
client.
Après avoir échangé quelques mots avec Holmes,
sir Dexter vient vers vous à grands pas.
- M. Holmes prétend que vous savez comment j’ai
été trompé, dit-il gravement. Expliquez-moi cela.
- Sandy vous a trahi, répondez-vous en exposant
ce que vous avez découvert.
- Le coquin, murmure sir Dexter. Je lui en touche¬
rai deux mots. Que me conseillez-vous de faire
maintenant ? M. Holmes dit que vous avez un plan.
Un peu estomaqué, vous vous demandez ce que
vous allez lui répondre. Si vous lui conseillez de
congédier Sandy séance tenante, rendez-vous au
484. Si vous lui suggérez d’envoyer Sandy faire une
course, rendez-vous au 255.
370
-Je crois que M. Gregg a triché en améliorant sa
position chaque fois qu’il en a eu la possibilité,
dites-vous. Il profitait de ce qu’aucun de nous ne
pouvait le voir pour déplacer sa balle.
- Non, pas du tout, dit Holmes, je n’ai rien vu de
ce genre. J’admets que M. Gregg a bénéficié d’une
chance exceptionnelle, mais dans deux ou trois cas
suspects, j’étais aux premières loges pour voir ce
qui se passait. La balle était déjà immobilisée sur
une position favorable avant qu’il n’arrive à sa hau¬
teur.
Rendez-vous au 194.
155
371
Vous vous adossez à votre fauteuil et vous respirez
à fond. Toutes les questions à poser aux héritiers
sont prêtes.
- J’ai l’impression que vous disposez là d’une liste
valable dit sir Dexter. Elle devrait vous permettre
d’établir la vérité. Voulez-vous interroger les héri¬
tiers immédiatement, ou préférez-vous visiter
d’abord la maison et ses dépendances ?
Si vous faites le tour du propriétaire, rendez-vous
au 458. Si vous commencez l’interrogatoire des
héritiers, rendez-vous au 419.
372
Au départ du septième trou, sir Dexter utilise à
merveille son club, un drive, dans un swing parfait,
réalisant un coup qui amène sa balle à un mètre du
trou.
- Magnifique, sir Dexter ! s’exclame Watson avec
enthousiasme. C’est un coup de maître !
- Magnifique, effectivement, dit Gregg d’un ton
sec. Mais je crains que votre tee ne soit planté en
avant des marques. D’après le règlement, vous
devez rejouer le coup.
Sir Dexter baisse les yeux et grommelle :
- A l’avenir, tâche de faire attention, Sandy.
Visiblement furieux, sir Dexter recule et attend
impatiemment que Sandy lui ait préparé une autre
balle. Hélas ! le résultat est celui que l’on pouvait
prévoir en pareille circonstance : le second coup de
sir Dexter part en biais et le terrain en pente
entraîne sa balle loin du drapeau. En revanche,
Gregg drive parfaitement et gagne le trou. Au bout
de sept trous, les adversaires sont donc à égalité.
Le huitième trou est long et ascendant. Le vent
souffle face aux joueurs. Gregg drive plus fort que
156
d’habitude, ce qui a pour effet d’envoyer sa balle
très loin vers la gauche, où elle disparaît dans la
bruyère et les hautes herbes. Holmes s’égare égale¬
ment dans le rough, mais en avant de celle de
Gregg, tandis que Watson et sir Dexter placent
tous deux leur balle au milieu du fairway. Manifes¬
tement, Gregg risque d’avoir du mal à retrouver sa
balle, et vous allez lui prêter main forte pendant
que Watson se dirige vers la sienne. Joe, Sandy,
Holmes et Alfie donnent également un coup de
main. Vous remarquez que sir Dexter consulte
sa montre au moment où les recherches
commencent : votre client accorde à Gregg les cinq
minutes autorisées par l’article 28 du règlement.
Lancez deux dés et ajoutez votre bonus d’Observa-
tion. Si vous obtenez :
De 2 à 9 Rendez-vous au 164
De 10 à 12 Rendez-vous au 236
373
Vous vous asseyez dans le fauteuil placé derrière la
table et vous essayez la plume pour vous assurer
qu’elle écrit bien. Sur la table, un plateau porte une
carafe d’eau et des verres. Vous vous installez
confortablement en essayant d’ordonner vos pen¬
sées.
- Si vous êtes prêt, nous pouvons commencer, pro¬
pose sir Dexter.
Rendez-vous au 505 pour interroger Héritier 1.
374
Sir Dexter attaque son cinquième trou avec un fer,
et sa balle s’envole vers la gauche en décrivant une
parabole qui se termine dans les arbres. Le trou
157
semble perdu pour lui, mais cela ne paraît pas affec¬
ter son moral et c’est d’un pas martial qu’il longe le
fairway tout droit jusqu’à sa balle. Celle-ci repose
entre une racine et un petit buisson. Les mâchoires
serrées par la détermination, sir Dexter s’arme d’un
club spécialement conçu pour ce genre de situation,
se met en position, les pieds bien écartés, et frappe
un coup sec. La balle jaillit de sa position défavo¬
rable, retombe sur le green et roule directement
dans le trou ! La réaction de M. Gregg vous semble
curieuse. Bien qu’il n’ait plus aucune chance de
gagner ce trou, il secoue la tête en riant. Le sixième
trou est aussi monotone que le cinquième était exci¬
tant. Les deux adversaires le partagent avec cinq
coups chacun, alors qu’il en faut six à Holmes et
sept à Watson. Le septième trou est de nouveau
court et stimulant. Pour avoir une chance, les
joueurs doivent agir avec la plus grande précision,
car le green est fortement incliné des deux côtés.
Sandy se penche pour planter en terre le tee qui
portera la balle de sir Dexter. Si vous avez enregis¬
tré l’Indice C, rendez-vous au 402. Sinon, lancez
deux dés et ajoutez votre bonus d’Observation
(majoré de 2 points si vous avez enregistré l’Indice
A). Si vous obtenez :
De 2 à 8 Rendez-vous au 372
De 9 à 12 Rendez-vous au 245
375
Une fois de plus, vous vous tortillez sur votre
chaise en cherchant désespérément une position
vous permettant de vous dégourdir silencieusement
les jambes. Vous prolongez votre veille jusqu’à
l’aube, quand les bruits de la maison qui s’éveille
mettent fin à votre surveillance. La cuisinière de sir
158
Dexter a préparé un excellent petit déjeuner, et
l’abondance des mets compense en partie les effets
d’une nuit blanche. Rassasié, vous consacrez votre
attention à votre enquête. Rendez-vous au 316.
376
Vous poussez un porte-plume et une feuille de
papier vers l’héritier.
- Veuillez écrire quelques mots, s’il vous plaît, une
ligne ou deux, demandez-vous.
Il sourit, tend la main vers le porte-plume et écrit
quatre ou cinq lignes. Il est gaucher. Tout en regar¬
dant la feuille, vous essayez de vous rappeler la
lettre de Robert Barnett. L’écriture n’est pas iden¬
tique mais elle n’est pas non plus absolument dif¬
férente. Enregistrez l’Indice R, puis rendez-vous au
Questionnaire.
377
- Au moment du coup de feu, Dennis était au rez-
de-chaussée avec moi. Ce doit être Charles qui a tué
Héritier 3.
- Parfait, répond Holmes. Je pense que sir Dexter
et les autorités locales sauront persuader Charles
d’avouer son crime.
- Vous pouvez y compter, affirme sir Dexter d’un
ton farouche, la moustache hérissée. Inutile de vous
tracasser davantage pour cet aspect de l’affaire.
- Bien entendu, il faudra aussi vous occuper de son
complice, ajoute Holmes.
- Quel complice, Holmes ? demande Watson telle¬
ment stupéfait que son cigare manque lui tomber
de la bouche.
- Cousin Dennis, évidemment, répond Holmes. Ce
serait vraiment pousser la coïncidence un peu loin
de croire que c’est par hasard qu’il a distrait l’ange
159
gardien d’Héritier 3 au moment précis où ce der¬
nier se faisait assassiner. Et c’est manifestement
ensemble qu’ils ont manigancé l’attentat avec la
gargouille, l’un faisant le travail pendant que l’autre
lui fournissait un alibi. Mais vous pourrez régler
également cette question-là, sir Dexter.
Rendez-vous au 117.
378
- Vous avez eu de la chance d’entendre parler de
votre héritage.
- C’est bien vrai, monsieur, j’ai eu beaucoup de
chance, répond-il avec empressement. Personnelle¬
ment, je ne lis pas souvent le journal, mais un de
mes collègues, Amos, qui conduit un cab, m’a fait
voir l’annonce.
Rendez-vous au Questionnaire.
379
M. Gregg concentre toute son attention sur sa balle.
Pour atteindre le green, son coup doit être long.
Vous vous rendez compte qu’il est inquiet. Chaque
fois qu’il a tenté un coup de cette distance, il s’y est
mal pris. D’après ce que vous avez pu voir jus¬
qu’ici, la puissance n’est pas son point fort. Cepen¬
dant, très motivé, il réussit un excellent coup qui
emmène sa balle en bordure du green. Jouant juste
après lui, sir Dexter atteint lui aussi le green. Deux
coups plus tard, les deux adversaires achèvent leur
parcours en partageant le dix-huitième et dernier
trou.
- Eh bien, sir Dexter, dit M. Gregg en riant, nous
nous serons donné beaucoup de mal pour rien,
aujourd’hui : nous avons fait match nui. On remet
ça la semaine prochaine ?
- Avec plaisir, acquiesce sir Dexter. Espérons qu’il
160
fera aussi beau qu’aujourd’hui. Je vous souhaite un
bon retour, John. J’emmène ces messieurs dîner au
Grand Cerf, où ils pourront peut-être m’aider à
résoudre un petit problème.
Peu après, vous souhaitez une bonne soirée à
M. Gregg et vous montez dans la voiture de sir
Dexter. Rendez-vous au 481.
380
Vous plongez sur le fuyard et vous le plaquez aux
jambes. Il pousse un grognement et s’écroule lour¬
dement. Des portes s’ouvrent le long du corridor.
Quelqu’un s’approche de vous en portant une
lampe, et vous constatez que votre prisonnier est
cousin Charles. En vous retournant, vous apercevez
un pistolet sur le sol de la chambre d’Héritier 3.
- Qu’est-ce que cela signifie ? demande sir Dexter à
son parent.
Des mains secourables vous aident tous deux à
vous relever. A votre demande, sir Dexter ordonne
à tous les autres de regagner leurs chambres respec¬
tives, puis il conduit le prisonnier dans la biblio¬
thèque, où Charles tente de se justifier. Rendez-
vous au 434.
381
- Lorsque vous vous êtes trouvé pris au piège dans
le navire qui coulait, comment vous en êtes-vous
tiré ?
Manifestement, votre interlocuteur hésite avant de
répondre :
- J’avais tellement peur que je me rendais à peine
compte de ce qui se passait. J’étais coincé par des
décombres, mais l’un des marins est arrivé en cou¬
rant et m’a libéré. Nous avons réussi à nous éloi¬
gner à la rame juste avant que le paquebot ne coule.
Il continue sans ajouter aucune précision à son
161
récit, qui ne ressemble en rien à celui du second.
Enregistrez la Décision 14. Si vous avez enregistré
deux des Décisions 13, 15, 16 et 17, rendez-vous au
332. Sinon, rendez-vous au Questionnaire.
382
- Quel était le nom du navire dont le naufrage a
coûté la vie à votre mère, et comment s’appelait
l’homme qui vous a sauvé ? demandez-vous.
Votre question ne semble pas troubler Héritier 2,
mais il garde un instant le silence.
- Je n’en ai pas la moindre idée, finit-il par
répondre. C’est trop vieux pour que je me rappelle
de tels détails, d’autant plus que, à l’époque, ni l’un
ni l’autre n’avait présenté pour moi un intérêt parti¬
culier.
Enregistrez l’Indice N. Si vous lui demandez com¬
ment il peut ignorer ces renseignements, rendez-
vous au 354. Sinon, rendez-vous au Questionnaire.
383
Vous attendez qu’il n’y ait plus aucun bruit dans la
maison pour vous glisser hors de votre chambre et
examiner le corridor. Il y a un placard en face de la
chambre d’Héritier 3. Il est tout juste assez spa¬
cieux pour y poser une petite chaise. Sans plus tar¬
der, vous vous y installez à peu près confortable¬
ment, en laissant la porte entrebâillée pour
surveiller celle d’Héritier 3. Si vous avez enregistré
la Décision 22, rendez-vous au 439. Sinon, rendez-
vous au 424.
384
Quelle aurait été la réaction de l’enfant s’il avait
reçu, comme prévu, après des mois d’attente, le
roman inachevé de Dickens? Une grande satis-
162
faction, sûrement, mais certainement pas cet
enthousiasme joyeux dont la lettre témoigne ! En
revanche, s’il avait vu arriver un ouvrage différent,
il aurait été surpris et probablement ravi. Lorsque
vous exposez votre hypothèse à sir Dexter, celui-ci
l’approuve aussitôt. Enregistrez la Déduction 6.
En reposant la lettre, vous la regardez une dernière
fois. Lancez deux dés et ajoutez votre bonus d’in¬
tuition. Si vous obtenez :
De 2 à 7 Rendez-vous au 256
De 8 à 12 Rendez-vous au 193
385
Vous avez posé à Héritier 1 toutes les questions que
vous souhaitiez lui poser, et vous réfléchissez un
instant au cas de ce prétendant. Pour un cocher de
fiacre, il semble très civilisé, et vous vous étonnez
qu’il ait choisi un tel métier. Si vous lui demandez
comment il est devenu cocher de fiacre, rendez-
vous au 452. Sinon, rendez-vous au 361.
386
- Ça se passe très bien, constate sir Dexter. A ce
rythme-là, on devrait avoir fini avant le déjeuner.
-Je l’espère, répondez-vous. Les interrogatoires
prolongés sont aussi éprouvants pour celui qui pose
les questions que pour ceux qui y répondent. Mais
nous avons de la chance, sir Dexter, ajoutez-vous. Il
m’est arrivé un jour d’enquêter sur un crime
commis dans un manoir dont les douze domes¬
tiques devaient tous être interrogés un par un.
Aujourd’hui, nous n’avons que cinq prétendants.
Rendez-vous au 177 pour interroger Héritier 3.
163
387
- Ce sac doit être celui de Watson, dites-vous.
Vous ne décririez sûrement pas aussi brièvement
vos propres clubs.
- Non, effectivement, acquiesce Holmes, même
s’ils méritaient cette ironie.
Cette réflexion, bien entendu, déclenche une
controverse animée avec Watson. Rendez-vous
au 317.
388
- Je vous remercie de votre aide, dites-vous aima¬
blement. Nous enquêtons sur l’accident qui, cet
après-midi, a failli coûter la vie à Héritier 3. Pour¬
riez-vous nous dire ce que vous faisiez à ce
moment-là ?
- Nous jouions aux cartes dans l’une des chambres
du premier, répond Dennis.
Si vous souhaitez leur poser d’autres questions, ren¬
dez-vous au 346. Si vous en avez fini avec eux,
rendez-vous au 429.
389
- Je ne sais pas à quelle heure l’accident s’est pro¬
duit, dit lentement Héritier 4. Quand je lis, je ne
fais pas attention à ce qui se passe autour de moi.
- Le déjeuner était terminé depuis un peu plus
d’une heure, précisez-vous pour l’aider.
- Je ne suis sûr de rien, dit-il. Quelqu’un est passé
dans le couloir, mais je ne peux vous dire qui ni
quand.
Rendez-vous au 425.
390
Vous vous demandez si Héritier 1, le cocher de
fiacre, pourrait savoir quelque chose. Si vous l’in-
164
terrogez, rendez-vous au 355. Sinon, rendez-vous
au 136.
391
La lettre suivante a été adressée par Robert Barnett
à Matthew Mannington. C’est le premier document
écrit de la main de l’héritier disparu.
- C’est la seule lettre de Robert que je possède, pré¬
cise sir Dexter. Malheureusement, elle ne nous
apprend pas grand-chose.
Vous acquiescez distraitement et vous commencez
à lire.
'-iSL'a Oo Àp\jju>
\:c^UaTroOb
Qo "tok. Y Trvûmr^.
OJJTO^ '(xx ^
^bi/Tï\mm> )^M3vjja^ éKo^o^
Tojüix
%^l3w]c
- C’est une lettre très courtoise, remarquez-vous
avant de la relire en étudiant aussi bien le texte que
l’écriture.
Si vous observez quelque chose d’intéressant dans
l’écriture du jeune Robert, rendez-vous au 314.
Sinon, rendez-vous au 141.
392
- Le Dr Watson a trouvé la bonne trajectoire,
dites-vous en montrant du doigt le chemin par-
165
couru, mais je crois que cela a été un heureux
hasard. Il a frappé le versant du mamelon à droite
du green et la pente a conduit sa balle en bonne
position.
- Merci infiniment, dit chaleureusement Gregg.
Après avoir soigneusement étudié le terrain l’ad¬
versaire de votre client revient à sa balle. D’où vous
vous trouvez, il est évident qu’il vise franchement à
droite. Sûr de lui, il joue en douceur et atteint le
mamelon exactement au même endroit que Wat-
son. La balle rebondit vers la gauche et descend len¬
tement la pente. Par gestes, vous indiquez à
M. Gregg que sa balle est sur le green. Mais, au
moment où il se dirige vers elle, vous voyez Holmes
l’arrêter au passage en vous faisant signe de les
rejoindre.
- Excusez-moi, monsieur Gregg, dit Holmes.
Est-ce que le caddie de Watson vous a expliqué
comment le docteur avait joué son coup ?
- Oui, il m’a expliqué ça, répond gaiement Gregg
qui brusquement comprend son erreur. Quel imbé¬
cile je suis, M. Holmes, reprend-il, livide. J’étais
tellement obnubilé par la façon dont j’allais jouer
ma balle que j’ai oublié l’article n° 37. Ramassez
votre balle, Dexter, crie-t-il. De toute manière, j’ai
perdu ce trou. Encore une faute stupide.
- Pas de chance, John, dit sir Dexter en s’appro¬
chant et en lui serrant la main. A votre place, j’au¬
rais sans doute été, moi aussi, tenté de demander
conseil au caddie du docteur Watson. Je serais heu¬
reux de vous offrir votre revanche la semaine pro¬
chaine, si vous le désirez.
M. Gregg s’empresse d’accepter. Peu après sir Dex¬
ter, Holmes, Watson et vous, montez dans la voi¬
ture de sir Dexter pour allez festoyer au Grand Cerf.
Rendez-vous au 481.
166
393
- Les récits étaient assez voisins, dites-vous lente¬
ment. Ils pourraient relater le même événement.
- On ne peut pas considérer cela comme une
preuve, riposte Holmes. Vous devriez approfondir
la question plus sérieusement.
Rendez-vous au 201.
394
- J’ai réfléchi à cette lettre, dites-vous, et il me
semble que votre neveu devait être assez frustre,
tant à cause de l’écriture que du style.
- Je ne vois pas comment vous pouvez dire une
chose pareille, rétorque sèchement sir Dexter.
N’oubliez pas qu’il n’avait que douze ans quand il a
écrit cette lettre et que c’était la première qu’il
adressait à un grand-père inconnu. On peut s’at¬
tendre à ce qu’une telle missive soit un peu mala¬
droite.
A la réflexion, vous êtes obligé d’admettre la per¬
tinence de cet argument. Rendez-vous au 141.
395
Satisfait d’avoir résolu aussi rapidement l’énigme
de l’attentat contre Héritier 3, vous passez la soirée
à revoir les résultats de votre enquête. Vous voulez
être certain de pouvoir présenter un rapport
complet à Holmes dès son arrivée, le surlendemain.
167
Le lendemain matin, après une bonne nuit de som¬
meil et un petit déjeuner plantureux, vous êtes en
pleine forme pour continuer vos recherches. Ren¬
dez-vous au 316.
396
- Comment avez-vous appris que votre grand-
oncle vous recherchait ? demandez-vous. J’ai cru
comprendre que c’est en Amérique que vous êtes
professeur.
- Oui, j’enseigne dans un établissement du Mary¬
land, répond-il. Notre directeur est originaire de
New York, et sa famille lui fait parvenir le Times. Il
m’a montré l’annonce de sir Dexter. Bien entendu,
je me suis immédiatement renseigné.
Rendez-vous au Questionnaire.
397
- Se familiariser avec le plan de Londres ? mar¬
monne-t-il. Eh bien, il faut croire que l’on a été
patient avec moi, et que je me suis bien débrouillé.
Je suppose que le fait de connaître aussi bien les
chevaux m’a aidé. Cela compensait mes erreurs.
- Vraiment ? demandez-vous.
- Faut croire, bredouille-t-il. Je veux dire que
Londres n’est pas une ville tellement difficile à
connaître, en fin de compte. Enfin, vous compre¬
nez, monsieur.
Visiblement, cette question l’embarrasse, et son
explication hésitante ne vous convainc pas. Enre¬
gistrez la Déduction 9 et rendez-vous au 361.
398
- Le sac le mieux garni semble contenir un assorti¬
ment de toutes les variétés existantes de clubs de
168
golf, déclarez-vous. Je pense que cela doit satisfaire
votre passion des accessoires, monsieur Holmes.
- Il y a du vrai là-dedans, reconnaît le détective,
mais c’est seulement une partie de la vérité. C’est
surtout mon goût de la précision que satisfont les
clubs. Des experts ont conçu un club particulier
pour presque toutes les situations qui peuvent se
présenter, et j’utilise celui adapté à chaque cas.
Watson, au contraire, pense pouvoir obtenir de
meilleurs résultats en apprenant à utiliser au mieux
un nombre réduit de clubs.
Ce commentaire provoque une réplique de Watson
et, durant quelques minutes, les deux amis se
livrent à un débat passionné. Après quoi Holmes se
tourne à nouveau vers vous. Rendez-vous au 317.
399
Après avoir ramassé la balle de Gregg, Holmes se
retourne pour la lancer au gagnant, mais il s’arrête
brusquement et la regarde avec étonnement.
- Dites donc, M. Gregg, dit-il d’une voix hésitante,
il semble que nous ayons commis une regrettable
erreur, dans le rough.
- Que voulez-vous dire ? demande Gregg.
- Nous avons involontairement interverti nos
balles, répond Holmes en lançant la sienne à Gregg.
Vous voyez ? C’est ma balle que vous avez puttée,
pas la vôtre.
Gregg regarde la balle et secoue la tête, l’air écœuré.
- Nom de nom ! marmonne-t-il. Voilà ce qui arrive
quand on se dépêche. Eh bien, vous gagnez le trou
par faute, Dexter. Nous voici à égalité. C’est le der¬
nier qui nous départagera !
Le dix-huitième trou du parcours est encore un trou
long, bordé d’arbres de chaque côté. A mi-parcours,
une ondulation de terrain cache le green à Watson
169
et à Gregg qui jouent tous les deux trop court. Vous
montez sur le mamelon pour assister au deuxième
coup de Watson. Le docteur utilise son brassie, et la
balle semble s’envoler beaucoup trop à droite, mais
elle tombe sur une petite éminence, à côté du green,
et la pente la fait rouler vers la gauche pour finale¬
ment l’amener à bonne distance pour putter.
- Bien joué ! vous exclamez-vous. La balle est sur
le green. Watson brandit triomphalement son club,
et vous voyez M. Gregg se diriger vers vous. Il
regarde la balle de Watson avec étonnement.
- Comment cette balle a-t-elle pu atteindre le
green ? Je la croyais partie au diable vauvert.
Si vous envisagez de répondre à cette question, ren¬
dez-vous au 190. Sinon, rendez-vous au 189.
400
- Je n’ai rien remarqué d’anormal, monsieur,
répond-il. Il m’a semblé que tout le monde avait
regagné sa chambre.
Rendez-vous au 453.
401
Watson n’a pas besoin de votre aide, vous marchez
donc dans le rough en regardant autour de vous. Un
peu plus loin, Holmes s’apprête à jouer. Lancez
deux dés et ajoutez votre bonus d’Observation. Si
vous obtenez :
De 2 à 7 Rendez-vous au 274
De 8 à 12 Rendez-vous au 322
402
En observant attentivement la façon dont Sandy
pose la balle de sir Dexter sur un tee, vous avez
cette fois la conviction qu’il a délibérément planté
170
ce tee en avant des marques autorisées par le règle¬
ment. Rendez-vous au 372.
403
-Je crois que M. Gregg a eu de la chance, dites-
vous. A plusieurs reprises, sa balle est tombée dans
une position favorable, tandis que sir Dexter a
perdu deux ou trois trous par malchance.
Holmes secoue négativement la tête.
- Si c’était la première fois que John Gregg l’em¬
porte sur sir Dexter, on pourrait attribuer cela à la
chance, mais sir Dexter s’est adressé à nous parce
qu’il avait perdu de nombreuses parties. Il ne peut
pas avoir eu la guigne chaque fois.
Rendez-vous au 194.
404
Vous vous demandez si vous avez besoin de parler
à Héritier 4. Si vous l’interrogez, rendez-vous au
199. Sinon, rendez-vous au 104.
405
Sir Dexter envoie un domestique chercher le qua¬
trième héritier, qui se présente avec un livre à la
main. Il a le teint hâlé d’un homme qui a passé une
bonne partie de sa vie à travailler en plein air. Il
s’assoit dans l’un des fauteuils, mais il n’est pas
aussi détendu qu’il voudrait le paraître. Vous déci¬
dez de commencer par quelques questions d’ordre
général, avant de lui poser celles qui détermineront
s’il est le véritable héritier.
- Comment avez-vous gagné votre vie depuis que
vous avez quitté le collège ? demandez-vous. Quelle
profession avez-vous exercée ?
- Je ne me suis pas cantonné dans un seul métier,
répond-il. J’ai roulé ma bosse en prenant du bon
171
temps et en cherchant du travail quand le besoin
s’en faisait sentir. J’ai conduit des chariots et tra¬
vaillé pour le chemin de fer, j’ai été chercheur d’or
et j’ai dirigé une importante campagne d’abattage
de grumes. J’ai même passé trois ans de ma vie
dans la cavalerie, comme simple soldat.
Cette présentation achevée, il s’adosse à son siège et
croise les jambes. Rendez-vous au Questionnaire.
406
- Merci, Malcolm, vous pouvez vous retirer.
- Sir Dexter, demandez-vous, quand vous avez
joué au billard, ce soir, avez-vous remarqué si l’un
des pistolets manquait ?
- Non, je n’ai rien remarqué, répond-il, mais je
pense qu’on a dû le subtiliser plus tard dans la soi¬
rée.
- Vous devez avoir raison, murmurez-vous. Savez-
vous à quelle heure vos invités sont montés dans
leur chambre, ce soir ?
- Je peux vous le dire pour la majorité d’entre eux,
répond-il. Pour la plupart, nous sommes restés à
jouer au billard et à bavarder jusqu’à ce que nous
décidions de monter nous coucher. Les seuls
absents étaient vous, Héritier 4, cousin Charles et
cousin Dennis. C’est Gilmer qui a fermé la maison,
ajoute-t-il. Peut-être les a-t-il vus ?
172
406 Nous sommes restés à jouer au billard
et à bavarder toute la soirée.
- Gilmer, commencez-vous en vous tournant vers
le majordome, puis-je vous poser quelques ques¬
tions ?
- Certainement, monsieur, répond-il calmement.
- Avez-vous aperçu l’un des invités encore debout,
pendant que vous fermiez portes et fenêtres ?
Il réfléchit à votre question. Lancez deux dés et
ajoutez votre bonus de Communication. Si vous
obtenez :
De 2 à 5 Rendez-vous au 400
De 6 à 12 Rendez-vous au 166
407
Vous ne voyez pas d’autre question à poser à
Charles. Peut-être en apprendrez-vous davantage
par d’autres témoins. Lorsque vous lui donnez
congé, il se lève et sort tranquillement. Rendez-
vous au 462.
408
- Il vaudrait peut-être mieux que vous partiez
avant la prochaine tentative, suggérez-vous.
Héritier 3 vous regarde avec stupeur, tandis que sir
Dexter intervient aussitôt :
- S’il s’en va, il perd tout droit à mon héritage,
qu’il soit ou non mon véritable héritier. A leur arri¬
vée ici, j’ai précisé très clairement ce point à chacun
des postulants.
- Je ne me laisserai pas intimider par ce bandit,
déclare sèchement Héritier 3. C’est tout ce que j’ai
à dire sur ce sujet.
Si vous estimez que, s’il est un imposteur, il aurait
intérêt à renoncer, rendez-vous au 319. Sinon, ren¬
dez-vous au 153.
174
409
- Comment avez-vous appris que votre oncle vous
cherchait ?
- J’ai toujours espéré me réconcilier un jour ou
l’autre avec ma famille, répond-il. C’est pourquoi,
aussi loin que mes pérégrinations m’aient entraîné,
je suis constamment resté en contact avec l’un des
professeurs de l’École préparatoire de l’Hudson. Il a
lu l’annonce que mon oncle a fait paraître dans l’un
des journaux new-yorkais et m’a transmis la bonne
nouvelle.
Rendez-vous au Questionnaire.
410
Lorsque vous racontez comment, ayant entendu du
bruit, vous êtes descendu au rez-de-chaussée au
moment du crime, Holmes pousse un gros soupir.
- On ne doit jamais perdre de vue l’essentiel, dit
Holmes. Vous étiez là pour empêcher un meurtre,
pas un cambriolage.
Rendez-vous au 173.
411
- Merci, M. Malone, dites-vous doucement. Je
pense que c’est tout ce que nous avons besoin de
savoir pour l’instant.
Malone se lève, s’incline courtoisement devant
vous et devant sir Dexter, puis il franchit la porte
que Gilmer lui tient respectueusement ouverte.
Rendez-vous au 356.
175
412
- Le Dr Watson a eu de la chance, expliquez-vous à
Gregg. Sa balle a heurté un caillou qui l’a fait
rebondir vers la gauche.
Gregg vous remercie et soupire.
- J’avais espéré que la configuration du terrain per¬
mettait d’emprunter un chemin détourné, mar¬
monne-t-il. Je doute qu’un drive me permette d’at¬
teindre le green en ligne droite.
Visiblement déçu, M. Gregg fait demi-tour et
rejoint sa balle. Rendez-vous au 379.
413
En compagnie de sir Dexter, vous empruntez un
sentier charmant qui traverse les bois, derrière la
maison, et longe la Tamise. Au village, sir Dexter
s’arrête au bureau de tabac et bavarde un instant
avec le buraliste avant que vous ne rentriez par un
autre chemin, plus long. Sir Dexter parle d’histoire,
de golf et du Premier ministre en évitant soigneuse¬
ment toute allusion à l’enquête. Une heure plus
tard, vous êtes de retour à la maison, où vous êtes
accueillis par une nouvelle alarmante : un accident
a failli coûter la vie à Héritier 3.
- Que s’est-il passé ? demande sir Dexter au major¬
dome.
- Je ne sais pas exactement, monsieur, répond le
domestique, mais il semble que l’une des gar¬
gouilles du balcon soit tombée et se soit écrasée à
côté du fauteuil dans lequel Héritier 3 faisait la
sieste. Il prétend qu’on a essayé de le tuer.
Rendez-vous au 202.
414
Le coup de M. Gregg est certes puissant, mais
imprécis. Sa balle s’élève vers la droite... en filant
176
tout droit sur Sandy. Le caddie de sir Dexter paraît
pétrifié, mais une observation attentive vous révèle
qu’il se déplace légèrement, de façon à être atteint
par la balle. Conformément à l’article n° 23 du
règlement, sir Dexter perd le trou, son caddie ayant
été touché par la balle de son adversaire. De ce fait,
quand les golfeurs prennent le chemin du club-
house M. Gregg a deux trous d’avance, et il ne reste
plus que quatre trous à jouer. Enregistrez l’Indice F
puis rendez-vous au 310.
415
Vous décidez d’entendre les occupants des
chambres dans l’ordre, du plus proche au plus éloi¬
gné. Cousin Dennis aurait-il vu ou entendu quel¬
que chose qui pourrait être intéressant ? Si vous
l’interrogez, rendez-vous au 320. Sinon, rendez-
vous au 303.
Cousin Bruce fait son entrée, tiré à quatre épingles
en dépit de l’heure tardive.
- Qu’avez-vous vu et entendu au moment du coup
de feu ? demandez-vous.
- Je ne sais rien d’utile, commence-t-il, bien que
j’aie réagi assez vite. Lorsque la détonation a
retenti, je ne dormais pas. J’étais assis dans mon lit.
177
en train de me demander si j’allais descendre faire
un tour à la cuisine, quand j’ai entendu le coup de
feu. Je suis resté un instant figé, me refusant à
admettre l’évidence, et puis j’ai sauté du lit et couru
à la porte de ma chambre. Je n’ai rien vu qui me
permette de désigner l’assassin : je n’ai pas été suffi¬
samment rapide.
- Et vous ne voyez pas qui aurait pu commettre ce
crime odieux ? insistez-vous. Avez-vous entendu
quoi que ce soit qui mérite d’être signalé ?
Bruce réfléchit à votre question comme s’il essayait
de mettre de l’ordre dans ses pensées et il finit par
répondre :
- Je crois que oui. Comme je vous l’ai dit, je ne
dormais pas au moment du coup de feu. Je suis cer¬
tain de n’avoir entendu aucun bruit en provenance
de la chambre d’Héritier 4, celle qui est à côté de la
mienne. Et je sais qu’il est sorti de sa chambre alors
que je me trouvais déjà dans le couloir.
Enregistrez la Déduction 37 puis rendez-vous au
235 .
417
Héritier 2, plus calme et plus sûr de lui que jamais,
s’assoit dans un fauteuil confortable et dit :
- Je croyais que l’interrogatoire avait pris fin ce
matin.
- J’enquête actuellement sur l’accident qui a failli
coûter la vie à Héritier 3, expliquez-vous. Avez-
vous remarqué quoi que ce soit à ce moment-là ?
Cela s’est produit environ une heure après le déjeu¬
ner.
- Une heure après le déjeuner? répète-t-il en
secouant négativement la tête. Non, à ce
moment-là, je dormais dans ma chambre, mal-
178
heureusement. J’ai dû faire la sieste pendant près
de deux heures.
- Je vous remercie de votre obligeance, dites-vous
en prenant quelques notes.
Héritier 2 sort de la pièce. Rendez-vous au 483.
418
- Comment avez-vous appris que vous pourriez
être l’héritier de sir Dexter ? demandez-vous.
- J’ai lu l’annonce dans le journal, répond-il aussi¬
tôt, visiblement tendu.
Vous réfléchissez à d’autres questions dans un
silence pesant. Rendez-vous au Questionnaire.
419
Lorsque vous répondez à sir Dexter que vous préfé¬
rez interroger les héritiers tout de suite, il vous
conduit dans une petite pièce du rez-de-chaussée et
vous désigne un fauteuil placé derrière une petite
table. Rendez-vous au 373.
420
Le repas terminé, les invités se dispersent et sir
Dexter vous demande :
- Vous plairait-il de descendre au village avec
moi ? J’aime bien faire une petite promenade après
' le déjeuner.
Si vous accompagnez sir Dexter, rendez-vous au
413. Si vous restez à la maison, rendez-vous au 348.
421
Héritier 2 sourit :
- Maintenant, je me rappelle ! dit-il. La détonation
m’a réveillé. J’ai bondi hors du lit et je me suis
dirigé vers la porte. Au moment où j’y arrivais, j’ai
entendu une autre porte claquer dans les parages.
179
puis se rouvrir presque immédiatement. On aurait
dit que quelqu’un était entré dans une chambre,
avait pivoté sur ses talons et était aussitôt ressorti.
- Pouvez-vous préciser de quelle porte il s’agis¬
sait ? demandez-vous.
Héritier 2 examine ses mains pendant un instant,
puis sourit.
- Oui, je peux, répond-il. Le bruit venait de la
chambre située à droite de la mienne, celle de cou¬
sin Charles.
- Vous êtes certain de ce que vous avancez ? ques¬
tionne sir Dexter. C’est très important.
- Oui, j’en suis certain.
Enregistrez l’Indice CC, puis rendez-vous au 461.
422
Pendant que les autres attendent dans leur
chambre, sir Dexter vous emmène dans la petite
pièce du rez-de-chaussée, où il reprend sa place
habituelle sur le canapé. Vous vous demandez ce
qu’il attend de vous et pourquoi il n’a pas encore
appelé la police. Rendez-vous au 147.
423
Vous savez qu’Héritier 1 se trouvait dans l’écurie
au moment de la tentative de meurtre, et vous vous
rappelez avoir vu Thomas Malone entrer dans la
salle de billard avec Héritier 5 et les cousins
Andrew et Bruce. Manifestement, aucune de ces
personnes ne peut être coupable. Rendez-vous au
356.
424
Rester caché dans le placard met votre patience à
rude épreuve. Lancez deux dés et ajoutez votre
bonus d’Habileté. Si vous obtenez :
De 2 à 7 Rendez-vous au 290
De 8 à 12 Rendez-vous au 184
425
- Merci de votre aide, dites-vous à Héritier 4.
- Oh, il n’y a pas de quoi, répond-il. D’ailleurs, j’ai
tout intérêt à déjouer une machination, si tant est
qu’il en existe une.
Il se lève et sort de la pièce à grands pas. Rendez-
vous au 148.
426
Vous vous rendez compte que Sandy a planté le tee
en avant des marques en deux occasions au moins,
contrevenant ainsi à l’article 3 du règlement et vous
vous demandez pourquoi le caddie se livre à une
irrégularité aussi gratuite : les quelques centimètres
gagnés ne peuvent pas avantager son employeur.
Enregistrez l’Indice C puis rendez-vous au 372.
427
Héritier 2 entre dans la pièce et s’assoit sur une
petite chaise dure. Il semble calme.
- Alors, vous enquêtez sur le meurtre de ce pauvre
181
garçon qui prétendait être moi, dit Héritier 2. Si
vous voulez mon avis, il est mort d’avoir trop bien
joué son rôle.
- Vous vous rappelez ce que vous avez entendu au
moment du coup de feu ? demandez-vous.
- Il me serait difficile d’affirmer quoi que ce soit,
répond-il. La détonation m’a tiré d’un profond
sommeil. Je ne suis sûr de rien.
- Essayez de vous souvenir, insistez-vous.
Si vous lui demandez à nouveau ce qu’il a entendu,
rendez-vous au 478. Si vous lui demandez s’il a
entendu des portes claquer, rendez-vous au 329. Si
vous en avez terminé avec lui, rendez-vous au 461.
428
- Je n’ai l’intention de les interroger ni l’un ni
l’autre, dites-vous à Gilmer. Ils peuvent s’en aller.
- Merci, monsieur, répond le majordome et il sort.
Rendez-vous au 356.
429
- Je vous remercie de votre aide, dites-vous.
Les deux jeunes gens sortent de la pièce à la queue
leu leu, du même pas, comme deux automates.
Vous feuilletez vos notes en essayant de déterminer
qui a attaqué Héritier 3. Rendez-vous au 338.
430
- Avez-vous remarqué quoi que ce soit, ou entendu
un bruit quelconque, au moment de l’accident ?
Héritier 4 réfléchit. Lancez deux dés et ajoutez
votre bonus de Communication. Si vous obtenez :
De 2 à 6
De 7 à 12
Rendez-vous au 389
Rendez-vous au 185
431
- En lisant cela dites-vous, je me demande si votre
nièce accueillait sans arrière-pensée la tentative de
réconciliation de son père. J’ai l’impression qu’elle
avait des doutes sur sa bonne foi et souhaitait obte¬
nir d’autres garanties de sa part avant de retourner
en Angleterre.
- Oh non, je peux vous certifier que ce n’était pas
le cas, répond sir Dexter. Je n’ai pas conservé les
lettres que m’écrivait Elizabeth, mais je sais qu’elle
souhaitait ardemment rentrer et voir son père. Ils
étaient très proches l’un de l’autre avant qu’elle ne
se marie, et il lui manquait terriblement.
Rendez-vous au 297.
432
Sir Dexter s’installe plus confortablement sur son
canapé. Quelques secondes plus tard, à sa demande,
le majordome introduit Héritier 2. Rendez-vous au
125.
433
- Je crois que c’est Dennis qui a tué Héritier 3,
déclarez-vous avec assurance. Il désirait probable¬
ment l’empêcher de toucher une part de l’héritage.
Holmes hausse un sourcil, apparemment surpris de
votre accusation. Si vous avez enregistré la Déci¬
sion 25, rendez-vous au 485. Sinon, rendez-vous au
489.
434
Dans la bibliothèque, Charles s’en prend rageuse¬
ment à sir Dexter :
- Ce n’était pas juste ! Pendant des années, nous
183
avons fait tout ce que vous nous avez demandé,
votre frère et vous, et nous avons dignement repré¬
senté notre famille. Et voilà que cet escroc se mani¬
feste brusquement, prêt à rafler tout l’héritage !
J’étais certain qu’il vous avait entortillé. Il fallait
que j’intervienne pour le faire décamper.
Sir Dexter le regarde avec stupeur.
- Eh bien, vous n’avez plus aucun souci à vous
faire pour votre héritage. Je referai mon testament
dès demain matin. J’espère que vous ne m’inflige¬
rez pas votre présence plus longtemps.
Accablé par l’adversité, Charles reste muet. Heu¬
reux que la tentative de meurtre se soit soldée par
un échec, vous vous détendez et vous dormez
comme un loir durant le reste de la nuit. Le lende¬
main matin, un petit déjeuner plantureux vous
remet d’attaque pour poursuivre votre enquête sur
les héritiers. Enregistrez la Déduction 28 et rendez-
vous au 316.
435
Vous relisez la lettre.
- Il semble surprenant que Robert ait qualifié le
cadeau de « surprise », vous ne trouvez pas ? Son
grand-père lui avait promis de lui envoyer un livre.
- Robert avait peut-être perdu tout espoir de le
recevoir en apprenant que Dickens était mort sans
l’avoir terminé, suggère sir Dexter. Sa mère avait
pu le prévenir que son grand-père serait furieux que
l’on publie un ouvrage inachevé.
- Il a dû y avoir autre chose, insistez-vous. On
n’écrit pas à son grand-père qu’on est surpris qu’il
tienne parole.
Sir Dexter réfléchit un instant, puis répond :
- Je peux envisager quelques hypothèses. Matthew
aurait pu envoyer une version du roman terminée
par un autre écrivain : cela aurait été une surprise si
Robert s’attendait à recevoir un livre inachevé. Ou
alors, Matthew aurait pu lui substituer un autre
ouvrage, s’il se refusait à payer de ses deniers le
livre inachevé de Dickens.
Vous réfléchissez à ces deux suppositions... Si vous
pensez que Matthew a expédié un exemplaire é'Ed-
win Drood terminé par quelqu’un d’autre, rendez-
vous au 334. Si vous pensez qu’il a expédié un autre
ouvrage, rendez-vous au 447. Si aucune de ces solu¬
tions ne vous satisfait, rendez-vous au 299.
436
- Les pistolets de duel, monsieur ? répète Malcolm.
Ils étaient là ce soir, quand j’ai nettoyé la pièce. J’ai
rangé leur coffret. S’il en avait manqué un, je
l’aurais remarqué.
Enregistrez l’Indice DD et rendez-vous au 406.
437
Vous êtes réveillé en sursaut par un coup de feu !
Vous bondissez hors de votre lit et vous vous ruez
sur la porte de votre chambre. Au moment où vous
mettez le nez dans le couloir, vous entendez claquer
une porte, puis d’autres portes s’ouvrent tout le
long du corridor, accompagnées de voix demandant
ce qui s’est passé. Très inquiet, vous vous précipitez
vers la chambre d’Héritier 3. A votre requête, sir
Dexter retient tout le monde dans le couloir pen¬
dant que vous entrez dans la pièce et que vous allu¬
mez une lampe. Héritier 3 est couché dans son lit. Il
paraît endormi, mais comment pourrait-on dormir
au milieu d’un tel tapage ? En vous approchant de
lui, vous constatez qu’il a reçu une balle dans le
crâne. Vous ne sentez plus son pouls. Héritier 3 est
mort. A votre demande, sir Dexter ordonne à tous
185
les autres de regagner leurs chambres respectives et
de s’habiller, car ils vont bientôt être interrogés.
Vous griffonnez un message pour Sherlock Holmes
pour l’informer de cette nouvelle péripétie. Vous
vous rappelez le claquement de la porte se refer¬
mant à la volée : la chambre de l’assassin est forcé¬
ment proche de celle d’Héritier 3, mais vous avez
besoin d’en savoir davantage. Enregistrez l’Indice
BB, puis rendez-vous au 422.
438
Gilmer fait entrer Héritier 3, qui n’a pas encore
repris son sang-froid. Il a changé de veston, et sa
démarche est encore un peu vacillante.
- Qu’avez-vous vu pendant l’accident ? demandez-
vous.
- Absolument rien, hélas !
Si vous lui suggérez de quitter la propriété, rendez-
vous au 408. Sinon, rendez-vous au 153.
439
Vous passez toute la nuit recroquevillé dans le pla¬
card, mais personne n’attente à la vie d’Héritier 3.
La cuisinière de sir Dexter a préparé un succulent
petit déjeuner, et la bonne chère compense les
forces et l’énergie que vous avez perdues au cours
de cette interminable nuit. Aussitôt le petit déjeu¬
ner terminé, vous vous apprêtez à reprendre votre
enquête. Rendez-vous au 316.
440
Dennis secoue la tête.
-Je suis désolé de ne pouvoir vous être d’aucun
secours, dit-il, mais je ne me rappelle absolument
rien. Il régnait une telle confusion que je ne peux
pas être certain de quoi que ce soit.
Rendez-vous au 281.
441
En dépit de vos efforts, l’écriture de la lettre ne
vous révèle rien. Il va falloir chercher vos indices
ailleurs. Rendez-vous au 473.
442
- Après le naufrage, commencez-vous, vous avez
été placé dans un collège en Amérique. Pouvez-
vous me dire comment ce pensionnat s’appelait ?
- Bien sûr, monsieur, répond Héritier 2. J’ai fait
mes études à l’École préparatoire de l’Hudson, à
White Plains, dans l’État de New York. J’y ai passé
quelques-unes des meilleures années de ma vie.
Rendez-vous au Questionnaire.
443
- Lorsque votre grand-père vous a renié, dans quel
pensionnat avez-vous été placé ?
Héritier 4 sourit.
- C’est tout simple, vous répond-il en souriant. J’ai
fait toutes mes études à l’École préparatoire de
l’Hudson, à White Plains, dans l’État de New York.
Rendez-vous au Questionnaire.
444
- On a vu l’un de nous deux ? s’exclame Dennis.
C’est un fieffé mensonge ! Quelqu’un essaye de
nous compromettre, probablement pour se dis¬
culper lui-même.
- Ne te tracasse pas pour ce stipendié, dit Charles à
187
son frère. Il lance une accusation au petit bonheur
pour nous effrayer, en espérant démasquer le cou¬
pable. Mais je ne vois pas pourquoi nous perdrions
davantage de temps avec cet enquiquineur. Au
revoir, cousin Dexter, ajoute-t-il en s’inclinant, et
tous deux quittent la pièce en vous écrasant de leur
mépris.
- S’ils sont coupables, je doute qu’ils récidivent, dit
sir Dexter. J’espère qu’ils n’en feront rien : je pré¬
férerais éviter le scandale.
Rendez-vous au 338.
445
La serrure n’a pas été forcée, ce qui tend à prouver
que personne n’a pénétré dans la pièce depuis la fin
de la soirée. Si vous demandez à Gilmer à quelle
heure il a fermé la porte à clef, rendez-vous au 219.
Sinon, rendez-vous au 367.
446
- Le naufrage du Cassandra a dû être une chose
horrible, terrifiante, dites-vous.
- Oui, acquiesce l’héritier, et j’ai eu beaucoup de
chance d’en sortir vivant. Il a fallu pour cela qu’un
homme courageux vienne à mon secours. Et,
ensuite, c’est un vrai miracle que nous ayons sur¬
vécu à la tempête et aux énormes vagues jusqu’à ce
qu’un autre navire nous recueille.
- Pouvez-vous me décrire la façon dont Floyd vous
a sauvé ? demandez-vous.
L’héritier réfléchit un instant, puis hoche la tête.
- Lorsque l’avarie s’est produite, je me trouvais
dans la cabine du médecin du bord, en train de lire.
Le pont s’est effondré en barrant le passage. Un
incendie s’est déclaré, et quand le second est parti à
ma recherche, l’eau avait commencé à envahir le
navire. Cette nuit-là, le second a dû être un véri¬
table Hercule, car il a soulevé les poutres qui
avaient cédé, dégagé le passage et éteint les
flammes. Après quoi il a enfoncé la porte, m’a pris
dans ses bras et m’a porté dans le canot de sauve¬
tage. Il n’était que temps : le navire a explosé juste
après que nous étions montés dans le canot.
Il poursuit son récit en décrivant la tempête et la
mort de sa mère. Rendez-vous au Questionnaire.
447
Vous réfléchissez à l’hypothèse de sir Dexter.
- Il se pourrait que vous ayez raison. Il semble
logique que votre frère ait substitué un autre livre,
même s’il ne désapprouvait pas l’édition de l’œuvre
inachevée de Dickens. Après tout, un garçon de
douze ans serait plus content de recevoir un livre
complet d’un écrivain moins connu plutôt qu’une
œuvre inachevée d’un auteur célèbre. C’est dom¬
mage que Robert n’ait pas mentionné le titre de
l’ouvrage qu’il a reçu.
Enregistrez la Déduction 6, puis lancez deux dés et
ajoutez votre bonus d’intuition. Si vous obtenez :
De 2 à 7 Rendez-vous au 256
De 8 à 12 Rendez-vous au 193
448
Vous êtes certain que la clef de l’affaire se cache
dans cette lettre, mais vous n’avez pas réussi à la
découvrir. Lancez deux dés et ajoutez votre bonus
d’intuition. Si vous obtenez :
De 2 à 7 Rendez-vous au 256
De 8 à 12 Rendez-vous au 193
189
449
- Bonjour, dites-vous à l’improviste à Héritier 3.
Vous semblez bien installé.
Il se réveille en sursaut et s’ébroue en clignant des
yeux.
- Qu’est-ce que vous me voulez ? bougonne-t-il.
Vous étiez obligé de me réveiller ?
- Oh, je suis désolé. Vous avez l’habitude de faire
la sieste après le déjeuner ?
- Je l’ai prise depuis que je suis ici, répond-il.
L’inaction me fatigue dix fois plus que mes activités
habituelles. Il est évident qu’elle me pèserait moins
si mon oncle montrait enfin qu’il me croit son héri¬
tier. C’est agaçant d’être retardé par cette bande
d’imposteurs alors que j’ai fourni toutes les preuves
désirables.
Lancez deux dés et ajoutez votre bonus d’Observa-
tion. Si vous obtenez :
De 2 à 10 Rendez-vous au 223
11 ou 12 Rendez-vous au 101
450
Vous plongez sur le fuyard, mais vous le ratez de
quelques centimètres et vous tombez lourdement
sur le parquet du couloir. Avant d’avoir pu vous
relever, vous entendez une porte claquer un peu
plus loin. L’agresseur vous a échappé ! Vous vous
remettez lentement debout et vous restez un instant
immobile en essayant de reprendre votre souffle.
Une porte s’ouvre derrière vous et sir Dexter sort
dans le corridor en enfilant sa robe de chambre.
- Qu’est-ce qui s’est passé ? demande-t-il à mi-
voix.
- Quelqu’un a tenté de supprimer Héritier 3,
répondez-vous en montrant le pistolet qui est
tombé à l’intérieur de la chambre, juste devant la
porte. Je l’en ai empêché, mais je n’ai pas vu qui
c’était.
- A quoi rime tout ce tapage ? (En vous retournant,
vous apercevez Héritier 3 qui vient seulement de se
lever.) L’un de vous daignera-t-il m’expliquer ce
que cela signifie ?
- Retournez vous coucher, lui dit sir Dexter. Tout
est rentré dans l’ordre.
Sir Dexter ramasse le pistolet et se tourne vers
vous.
- Il a échoué deux fois et a bien failli se faire
prendre. Il ne fera pas de troisième tentative. Allez
dormir, maintenant... vous l’avez bien mérité.
Le lendemain matin, un petit déjeuner plantureux
répare vos forces, et vous retournez au problème
des héritiers. Rendez-vous au 316.
451
- Je n’ai jamais su leur nom, dit-il lentement.
J’étais très jeune, vous savez, et l’homme qui m’a
sauvé n’était qu’un marin parmi les autres.
Vous réfléchissez à sa réponse. A votre avis, un gar¬
çon de douze ans devrait être frappé par le nom du
navire sur lequel il s’est embarqué, même s’il a
oublié celui de l’homme qui lui a sauvé la vie. Ren¬
dez-vous au Questionnaire.
452
- Comment en êtes-vous venu à conduire un
fiacre, monsieur Barnett ? demandez-vous négli¬
gemment. Vous semblez capable d’exercer une pro¬
fession mieux rémunérée.
- Eh bien, c’est un métier qui me plaît. Je n’avais
pas fait fortune en Amérique, et je suis arrivé en
Angleterre les poches vides. N’ayant aucune envie
191
d’aller voir mon grand-père, j’ai dû chercher du tra¬
vail. Et comme j’aime les chevaux, il m’a paru natu¬
rel de devenir cocher.
Rendez-vous au 266.
453
- Merci, Gilmer, dites-vous. Restez-là, je vous
prie, au cas où nous aurions encore besoin de vous.
- Certainement, monsieur, répond-il poliment.
Rendez-vous au 158.
454
Les deux cousins éclatent de rire, puis Charles
répond :
- Pas question ! Nous n’aurions pas osé quitter la
pièce.
- Pourquoi cela ? demandez-vous.
- Parce que, l’un comme l’autre, nous n’aurions
jamais voulu laisser l’autre en tête à tête avec les
cartes, dit Dennis. Nous sommes d’incorrigibles tri¬
cheurs !
Rendez-vous au 429.
455
-Je pense que mon cousin doit préférer un sac plus
léger, expliquez-vous.
- Votre logique laisse beaucoup à désirer, riposte
sèchement Holmes. Watson n’est nullement pares¬
seux : il ne se priverait pas d’un club dans le seul
but d’alléger son sac. D’ailleurs, ce n’est pas nous
qui portons nos sacs, c’est nos caddies. Mais Wat¬
son estime obtenir de meilleurs résultats en utili¬
sant un petit nombre de clubs. Cela lui donne l’im¬
pression d’en tirer le meilleur parti possible. Moi, je
préfère jouer avec précision, ajoute dédaigneuse¬
ment Holmes. Des experts ont conçu des clubs
adaptés à chaque cas ou presque, et un joueur
rationnel les utilise tous.
Cette opinion provoque une protestation indignée
de Watson. Un instant, vous redoutez une de ces
chamailleries dont les deux hommes sont coutu¬
miers. Mais, pour une fois, il n’en est rien. Après
quelques minutes de discussion amicale avec le
docteur, Holmes revient à vous. Rendez-vous au
317.
- L’accident s’est produit à peu près une heure
après le déjeuner, continuez-vous. Avez-vous
entendu des bruits bizarres, ou remarqué quoi que
ce soit de suspect à ce moment-là ?
- Non, nous n’avons rien entendu du tout, répète
Dennis.
- La porte était fermée, ajoute Charles, et chaque
carte donnait lieu à une discussion. Je suis désolé,
mais nous n’avons rien remarqué.
Rendez-vous au 429.
457
Vous n’arrivez pas à vous rappeler dans quel ordre
les invités sont arrivés dans le corridor. Rendez-
vous au 407.
193
458
Sir Dexter paraît satisfait et il charge son domes¬
tique de vous faire visiter la maison. Celui-ci vous
conduit d’abord au premier étage, où les chambres
à coucher bordent un long couloir en forme de L.
Dans l’angle, une petite pièce est meublée d’une
table et de quelques sièges, tandis qu’une autre
pièce plus spacieuse, la bibliothèque, est bien four¬
nie. Le long de la façade sud, un balcon surplombe
une terrasse dallée donnant sur la Tamise. Lorsque
vous redescendez au rez-de-chaussée, le domestique
désigne une porte à deux battants.
- Le petit salon, monsieur. La salle à manger est
juste derrière.
Si vous jetez un coup d’œil dans le petit salon, ren¬
dez-vous au 269. Sinon, rendez-vous au 246.
459
Vous demandez à Gilmer d’aller chercher Héri¬
tier 5, et celui-ci arrive aussitôt, l’air gêné.
- Vous avez encore besoin de moi ? demande-t-il
timidement. Je croyais que c’était terminé.
- Vous êtes au courant de l’accident d’Héritier 3 ?
demandez-vous.
Héritier 5 acquiesce sans conviction.
- Les domestiques en ont parlé. Ils disaient que
quelque chose était tombé du balcon et avait failli
194
lui défoncer le crâne, mais je n’ai rien vu.
M. Malone et moi disputions une partie de billard
contre Andrew et Bruce. Nous avons commencé à
jouer tout de suite après le déjeuner, et la partie n’a
pris fin qu’après l’accident.
- Vous savez quoi que ce soit concernant
l’accident ? demandez-vous.
- Non, monsieur, je jouais au billard.
Vous renvoyez Héritier 5 d’un geste las. Rendez-
vous au 120.
460
Vous poussez vers le cinquième héritier une feuille
de papier et un porte-plume.
- Ecrivez quelque chose, demandez-vous aimable¬
ment. Une ligne ou deux, s’il vous plaît.
Il prend le porte-plume de la main gauche, mais
n’arrive à faire qu’un lamentable gribouillage
constellé de taches d’encre.
- Je m’excuse, dit-il humblement, mais je n’ai plus
écrit de la main gauche depuis mon enfance. Les
professeurs m’ont forcé à écrire de la main droite.
Enregistrez la Décision 16. Si vous avez enregistré
deux des Décisions 13, 14, 15 et 17, rendez-vous au
332. Sinon, rendez-vous au Questionnaire.
461
Ayant appris tout ce qu’Héritier 2 avait à vous dire,
vous le remerciez et vous le regardez partir. Ren¬
dez-vous au 404.
462
Pendant que sir Dexter marmonne dans sa barbe,
vous vous demandez qui vous allez interroger
ensuite. Si c’est Héritier 2, rendez-vous au 427.
Sinon, rendez-vous au 404.
195
463
- Lorsque vous étiez un petit garçon, votre grand-
père vous a envoyé un livre en cadeau. Pouvez-vous
m’en donner le titre ?
- Un livre s’interroge-t-il, visiblement étonné. Je
ne me souviens pas d’avoir reçu le moindre livre.
La poste a dû l’égarer.
Enregistrez la Décision 17. Si vous avez déjà enre¬
gistré deux des Décisions 13, 14, 15 et 16, rendez-
vous au 332. Sinon, rendez-vous au Questionnaire.
464
Le drive de sir Dexter est très supérieur à celui de
son adversaire, ce qui lui donne l’avantage pour ce
trou. Vous décidez de ne pas révéler à M. Gregg ce
qui a favorisé l’approche de Watson.
- Je pense qu’il ne serait pas honnête de vous le
dire, expliquez-vous d’un ton un peu hésitant. Ce
ne serait pas loyal vis-à-vis de sir Dexter.
- Bien sûr, vous avez entièrement raison, approuve
aussitôt Gregg. En fait, si vous me le disiez et que
j’en tienne compte, je serais obligé d’annuler le
trou. Mais j’avoue que j’aimerais bien le savoir, car
je doute fort de pouvoir atteindre le green.
Il retourne à sa balle en criant quelque chose à son
caddie, Joe. Rendez-vous au 379.
465
Vous pouvez vous estimer satisfait de ce que vous
avez déjà appris, et vous ne voyez pas ce que vous
pourriez faire de plus. Rendez-vous au 286.
466
- Quel collège avez-vous fréquenté, après le nau¬
frage ?
- Un collège ? répond-il, surpris de votre question.
196
Ça, alors, je ne m’en souviens pas. Je ne suis pas
allé au collège : j’ai été placé comme apprenti chez
un commerçant.
Il vous observe comme s’il essayait de deviner ce
que vous pensez de sa réponse. Enregistrez la Déci¬
sion 15. Si vous avez déjà enregistré deux des Déci¬
sions 13, 14, 16 et 17, rendez-vous au 332. Sinon,
rendez-vous au Questionnaire.
467
Votre visite domiciliaire terminée, vous retournez à
la maison avec le domestique. Il vous conduit dans
une petite pièce du rez-de-chaussée où sir Dexter
vous attend. La pièce a été aménagée en vue de l’in¬
terrogatoire des héritiers. Un fauteuil confortable
trône derrière une petite table devant laquelle sont
disposés divers sièges. Sir Dexter est assis face à
la porte sur un canapé capitonné. Rendez-vous
au 373.
468
- Cousin Dexter ! s’exclame Charles. Sommes-nous
réellement obligés de supporter les élucubrations de
cet imbécile ? A l’entendre, on croirait qu’il nous
soupçonne d’avoir essayé de supprimer cet impos¬
teur.
- Grotesque ! ajoute Dennis.
Les deux jeunes gens font une sortie fracassante en
claquant bruyamment la porte qu’ils n’ont pas
laissé à Gilmer le temps de leur ouvrir. Enregistrez
la Décision 22 et rendez-vous au 338.
469
Thomas Malone entre dans la pièce d’un pas majes¬
tueux. Il doit avoir à peu près le même âge que sir
Dexter, mais il est moins bien conservé. Son visage
197
ridé est couperosé, ses cheveux blancs se font rares,
et son corps est tassé. Bien qu’il ait la tenue et l’al¬
lure d’un gentleman, ses vêtements sont un peu
râpés et pas de la meilleure qualité. Il pourrait
néanmoins jeter quelque lumière sur le problème, à
condition que vous trouviez la bonne question à lui
poser. Si vous lui demandez ce qu’il faisait au
moment de l’accident, rendez-vous au 241. Sinon,
rendez-vous au 313.
470
- L’un de vous est-il sorti de la pièce à un moment
ou à un autre ? demandez-vous.
- Non, répond Charles. Quand nous jouons aux
cartes, nous sommes trop occupés à nous surveiller
mutuellement.
Ils s’esclaffent en chœur. Si vous prétendez que l’un
d’eux a été aperçu hors de la chambre, rendez-vous
au 284. Si vous n’avez plus rien à leur demander,
rendez-vous au 486.
471
Héritier 4 revient dans la petite pièce.
- Bonsoir, lui dites-vous poliment. J’espère qu’il
vous sera plus facile de répondre aux questions que
je vais vous poser maintenant qu’à celles de ce
matin.
198
- Je l’espère aussi, répond-il avec un petit rire ner¬
veux.
- Que faisiez-vous après le déjeuner, au moment
de l’accident d’Héritier 3 ?
- J’étais au premier, dans la bibliothèque,
répond-il. J’y suis resté jusqu’à ce que Gilmer m’ap¬
prenne ce qui s’était passé.
Vous cherchez d’autres questions à poser. Si vous
lui demandez s’il a vu quelque chose, rendez-vous
au 430. Si vous n’avez plus rien à lui demander,
rendez-vous au 425.
472
- Avez-vous vendu à Matthew Mannington un
exemplaire du Mystère d’Edwin Drood de Dickens ?
demandez-vous à M. Amos.
La réaction du libraire vous surprend. Ses joues
s’empourprent, et c’est d’un ton coléreux qu’il vous
répond :
- Il y a bien des années de cela, il m’avait dit qu’il
voulait un exemplaire de cette œuvre dès qu’elle
serait publiée in extenso, et je m’étais spécialement
arrangé avec l’éditeur pour qu’il me l’expédie aussi¬
tôt parue. M. Mannington était au magasin le jour
où le livre est arrivé, et j’ai cru lui faire plaisir en le
lui remettant immédiatement.
- Et que s’est-il passé ? demandez-vous.
- C’est tout juste s’il ne me l’a pas jeté à la figure,
répond M. Amos. Il a déclaré qu’il ne pouvait pas
envoyer un ouvrage incomplet, mais je n’ai jamais
su à qui il comptait l’envoyer. Il était furieux que je
n’eusse pas prévu sa réaction. Heureusement,
j’avais en magasin un exemplaire de Cinq Semaines
en ballon - il venait tout juste d’être traduit -, et
M. Mannington a estimé que cela ferait l’affaire.
- Quelle merveilleuse mémoire, observez-vous.
199
- M. Mannington m’a honoré de sa clientèle pen¬
dant près de quarante ans, répond-il, et c’est la
seule et unique fois qu’il a refusé un ouvrage qu’il
avait commandé.
Enregistrez l’Indice FF et rendez-vous au 107.
473
Vous relisez lentement la lettre de Robert Bamett
en vous concentrant cette fois sur son contenu.
Alors que, en première lecture, vous l’aviez consi¬
dérée comme un simple mot de remerciement, vous
avez maintenant la conviction qu’un élément
important s’y dissimule. Par où cette lettre vous
semble-t-elle clocher ? Si vous trouvez que Robert a
lu le livre étonnamment vite, rendez-vous au 146.
Si vous vous demandez pourquoi il considère ce
cadeau comme une surprise, rendez-vous au 435. Si
le style vous paraît trop guindé, rendez-vous au
501. Si l’enthousiasme vous semble excessif, ren¬
dez-vous au 337. Dans les autres cas, rendez-vous
au 179.
474
Vous soupirez, déçu de ne pas avoir réussi à identi¬
fier le meurtrier, et vous essayez de déterminer quel
indice vous a échappé en vous promettant de faire
mieux la prochaine fois. Si vous souhaitez
recommencez l’enquête sur le meurtre, rendez-vous
au 147. Si vous préférez laisser Holmes l’expliquer,
rendez-vous au 250.
475
Espérant découvrir quelque chose d’utile à l’ex¬
térieur, vous sortez faire le tour de la maison. Du
côté exposé au midi, vous trouvez Héritier 3
200
assoupi dans un fauteuil, sur une terrasse dallée. Il
semble s’y trouver bien, quoique la température
commence à fraîchir. Si vous lui adressez la parole,
rendez-vous au 449. Sinon, rendez-vous au 321.
476
Après mûre réflexion, vous finissez par conclure
que l’explication fournie par cet héritier pourrait
bien être exacte. Si l’officier en second avait une
nature affable, il a fort bien pu demander à un
jeune passager de l’appeler par son surnom, et
«Jocko» est un surnom plausible pour un marin
s’appelant John. Il se peut que l’histoire soit forgée
de toutes pièces, mais rien ne vous permet d’affir¬
mer que c’est un mensonge. Rendez-vous au Ques¬
tionnaire.
477
- Quelqu’un prétend nous avoir vus ? demande
Dennis d’un ton intrigué. Il doit faire erreur.
- C’est évident, ajoute Charles en essayant de rire.
En fait, monsieur, celui qui nous accuse est pro¬
bablement le coupable. Demandez-lui donc ce qu’il
faisait là.
- La probité du témoin ne semble pas être sujette à
caution, ripostez-vous.
Néanmoins, vous n’insistez pas davantage. Entre¬
voir un veston n’est pas une preuve concluante. Les
cousins s’inclinent courtoisement devant sir Dexter
et quittent la pièce.
- Eh bien, dit votre client, s’ils sont coupables, je
doute qu’ils se livrent à un autre mauvais coup.
C’est toujours ça de gagné. Et comme Héritier 3 n’a
pas été blessé, je préférerais éviter le scandale que
nous risquons de provoquer en poussant l’affaire
201
plus loin. Je vous remercie de votre intervention.
Rendez-vous au 338.
478
- Réfléchissez bien. Essayez de reconstituer les
faits et de vous rappeler avec précision ce que vous
avez entendu ce soir.
- J’essaie, répond-il en portant une main à son
front. C’est très difficile.
- Je suis sûr que vous pouvez y arriver, dites-vous
pour l’encourager.
Lancez deux dés et ajoutez votre bonus de Commu¬
nication. Si vous obtenez :
De 2 à 8 Rendez-vous au 133
de 9 à 12 Rendez-vous au 421
479
Vous vous levez et vous vous étirez. Il se peut que
vous n’ayez pas réuni suffisamment de preuves
pour faire condamner l’assassin mais, convaincu
d’avoir fait de votre mieux, vous regagnez votre
chambre pour faire un brin de toilette et changer de
vêtements. Un petit déjeuner plantureux compense
le manque de sommeil, et vous vous sentez prêt à
effectuer les ultimes démarches de votre enquête.
Rendez-vous au 316.
480
On frappe à la porte et, sur votre invitation, Gilmer
fait son entrée.
- Excusez-moi, monsieur, dit-il. On vient d’appor¬
ter un télégramme pour vous.
Vous remerciez Gilmer, qui se retire. Rapidement,
vous ouvrez l’enveloppe et vous lisez :
202
« Cocher Robert Barnett né et toujours vécu à
Londres. Philip Hamilton impliqué dans nombreux
abus de confiance. Jamais poursuivi. Arrivé Angle¬
terre 1888, lieu de naissance inconnu. Holmes. »
Vous réfléchissez à ces renseignements. Les
recherches de Holmes prouvent qu’Héritier 1 ne
peut pas être le véritable héritier, mais, mal¬
heureusement, elles ne fournissent ni confirmation
ni démenti sur la légitimité des revendications
d’Héritier 3. Rendez-vous au 178.
481
Le Grand Cerf est une construction à un étage dont
le lierre a envahi les murs de brique soulignés de
blanc. A l’intérieur, l’ambiance est intime et confor¬
table, avec ses lambris d’acajou égayés par des
rideaux blancs. Le patron vous conduit lui-même à
un salon du premier étage, où vous attend une table
immaculée couverte d’argenterie étincelante et de
porcelaine fine. Le repas est délicieux. Sir Dexter
refuse de parler de ses soucis avant la dernière bou¬
chée. Lorsque le garçon a apporté le café, le porto et
les cigares, il expose enfin le fond de l’affaire.
- Messieurs, le problème que je désire vous sou¬
mettre est un peu plus digne de vos talents que la
façon dont M. Gregg joue au golf, commence-t-il.
En fait, de votre succès ou de votre échec dépendra
le sort de plus d’un million de livres sterling.
La surprise vous pétrifie, et Watson manque lâcher
son cigare.
- Peut-être pourriez-vous nous donner quelques
précisions, suggère calmement Holmes.
- Cela va de soi, répond sir Dexter. Mon frère,
Matthew Mannington, a joué un rôle de premier
plan dans l’essor des chemins de fer britanniques et
203
il s’est également intéressé à plusieurs autre entre¬
prises. Il a ainsi édifié une fortune considérable
pendant que je servais le gouvernement. Il ne lui
manquait qu’un seul talent : la sociabilité, même à
l’égard des membres de sa propre famille. Matthew
s’était marié jeune et n’avait eu qu’un enfant, sa
fille Elizabeth. A vingt ans, celle-ci s’est amoura¬
chée d’un jeune ingénieur, John Barnett, qui tra¬
vaillait pour les chemins de fer de Matthew. Mon
frère s’est refusé à croire que sa fille puisse être sin¬
cèrement amoureuse d’un de ses employés, et il
s’est opposé au mariage. Lorsqu’ils sont passés
outre, il a congédié Barnett et usé de son influence
pour que le jeune homme ne puisse trouver un
emploi dans une des compagnies de chemin de fer
des îles britaniques.
- J’ai souvent entendu des histoires de ce genre,
commente Holmes. L’obstination parentale donne
rarement d’heureux résultats. Dans les affaires que
Watson a intitulées Un cas d’identité et Aventure
aux Hêtres pourpres, ils furent même tragiques.
- J’ai lu ces nouvelles, dit sir Dexter. Ce fut le cas
pour mon frère. Ne pouvant trouver de travail dans
son pays, Barnett partit pour l’Amérique avec Eliza¬
beth et s’y embaucha dans les chemins de fer. Je cor¬
respondais avec elle, à raison d’une ou deux lettres
par an. Je crois qu’Elizabeth s’était vite rendu
compte que son père avait eu raison de considérer
Barnett comme un opportuniste, mais elle s’est tou¬
jours refusée à l’admettre. Elle lui a donné un fils un
an après leur mariage en 1858, mais son père et elle
n’ont pas correspondu une seule fois tant que Bar¬
nett a été vivant. Il est mort accidentellement en
1869. Quand j’ai annoncé à Matthew que sa fille et
son petit-fils Robert étaient seuls en Amérique, il a
écrit à Elizabeth. Finalement, il lui a envoyé de
204
l’argent pour qu’elle revienne en Angleterre. Des
engagements antérieurs l’ont empêchée de quitter
l’Amérique avant le mois de novembre 1871, où elle
a pris le paquebot Cassandra à Boston.
- C’est bien tard dans la saison pour traverser
l’Atlantique Nord, remarque Watson.
- C’était trop tard, continue sir Dexter avec un
soupir. Le navire a fait naufrage dans une tempête,
et Elizabeth a été tuée. Mon frère m’a dit que le
petit garçon avait disparu, et je l’ai cru mort pen¬
dant près de vingt-cinq ans. (Holmes s’arrête de
fumer et dresse l’oreille.) Mon frère a fini par mou¬
rir au printemps de 1894, peu après votre retour à
Londres, M. Holmes. Il m’a légué toute sa fortune.
J’avais pris ma retraite du Foreign Office, et en
m’initiant aux divers agréments de ma récente opu¬
lence, j’ai commencé à lire les papiers de mon frère.
C’était le genre d’homme qui ne détruit jamais le
moindre document. Un an après sa mort, je suis
tombé sur une lettre de l’officier en second du Cas¬
sandra, informant mon frère du naufrage. Il lui
disait qu’il avait sauvé le jeune Robert et lui
demandait comment il devait l’envoyer en Angle¬
terre. Matthew lui avait répondu qu’il ne voulait
pas voir l’enfant, mais qu’il lui faisait parvenir une
certaine somme pour son éducation.
- Quelles mesures avez-vous prises quand vous
avez appris cela ? demande Holmes.
- J’ai fait paraître dans tous les journaux de
Grande-Bretagne et de tous les pays dans lesquels
nous avons un consul une annonce invitant le jeune
Robert à venir faire valoir ses droits sur l’héritage
de son grand-père.
- Avec quel résultat ? demande Holmes. Combien
s’est-il présenté de postulants ?
- Douze, répond sir Dexter avec un sourire. J’ai
205
éliminé sept imposteurs flagrants, mais j’ai besoin
d’un spécialiste en la matière pour déterminer si
l’un des cinq autres est réellement Robert Barnett.
Ils sont installés chez moi, attendant patiemment
que je les départage, et j’ai fini par leur donner des
numéros, puisqu’ils prétendent tous porter le même
nom.
Un mince sourire retrousse les lèvres de Holmes.
- Cela pourrait être intéressant, reconnaît-il. L’âge
de l’héritier corse le problème : un homme de
trente-sept ans peut paraître à peu près n’importe
quel âge entre vingt-cinq et cinquante ans. Mal¬
heureusement, il m’est impossible de venir tout de
suite. Nous sommes mercredi... je pourrais être
chez vous samedi matin. Watson et moi avons des
billets pour la première de la nouvelle opérette de
Gilbert et Sullivan, demain soir, et Benvenutti, le
célèbre violoniste, joue vendredi.
- J’aimerais que vous vous occupiez de cette
affaire au plus tôt, dit sir Dexter. L’ambiance de ma
maison est assez tendue. J’héberge également
quatre de mes cousins qui hériteront de ma fortune
si je ne découvre pas le véritable Robert et, évidem¬
ment ils ne s’entendent pas toujours très bien avec
les héritiers.
- Mon protégé vous accompagnera demain, répond
Holmes en vous désignant, et il rassemblera tous les
éléments. Si vous avez besoin de renseignements
complémentaires, télégraphiez à Baker Street.
Sir Dexter discute encore un peu et finit par accep¬
ter. Vous passez la nuit au Grand Cerf et, le lende¬
main matin, vous accompagnez sir Dexter à sa pro¬
priété. C’est une grande maison en pierre de taille
au bord de la Tamise, à proximité d’un village situé
à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Londres.
Une armée de domestiques s’empare de votre
206
bagage, et sir Dexter vous présente rapidement aux
héritiers.
- Ce monsieur va m’aider à résoudre notre pro¬
blème, leur explique-t-il. Je compte sur vous pour
l’aider de votre mieux.
Vous examinez attentivement les postulants. Héri¬
tier 1, ainsi a-t-il été baptisé par sir Dexter, semble
être un homme d’âge mûr, trapu, basané, avec une
cicatrice en forme de Z sur une joue. Ses vêtements
et son langage sont typiquement ceux d’un cocher
de fiacre londonien. Héritier 2 déclare avoir adopté
le nom « Arthur Smith » en Amérique pour ne plus
porter celui de son abominable grand-père. Il y est
professeur dans une école privée. Son teint blafard
et son ventre flasque trahissent qu’il mène une vie
casanière. Il a le bras droit en écharpe, s’étant,
dit-il, cassé le poignet dans une chute de cheval.
Héritier 3, qui se fait appeler « Philip Hamilton »,
est un dandy grand et mince, aux cheveux et à la
moustache noirs. Il a tout du chevalier d’industrie,
et vous vous demandez comment il gagne sa vie. En
réfléchissant, vous vous rappelez avoir vu ce nom
dans les fiches de Holmes. Un certain Philip
Hamilton, ayant le même aspect physique, a été
compromis dans plusieurs affaires douteuses d’abus
de confiance et de jeux truqués sans avoir jamais
été arrêté pour un délit caractérisé. Héritier 4 porte
le nom « Robert Bamett » et semble avoir mené
une vie active en plein air. Il dit avoir exercé divers
métiers au cours de sa vie et être venu d’Amérique
via le Canada, Héritier 5 est un freluquet au phy¬
sique falot et aux vêtements anodins. Il semble
dépourvu du minimum d’imagination indispen¬
sable à un imposteur, au point de se faire appeler
« John Smith ». Lorsque vous avez salué les préten-
207
dus héritiers, sir Dexter vous emmène dans son
bureau.
- Avant que vous ne bavardiez avec eux, dit-il, je
pense qu’il serait bon que vous preniez connais¬
sance des lettres et des documents que je possède.
Si j’avais pu supposer que j’en aurais un jour
besoin, j’aurai conservé les lettres d’Elizabeth, mais
j’ai quand même quelques petites choses qui pour¬
raient vous être utiles.
Vous vous installez dans un fauteuil, à côté de lui,
pendant qu’il sort des papiers de son bureau. Lan¬
cez deux dés et ajoutez votre bonus d’intuition. Si
vous obtenez :
De 2 à 7 Rendez-vous au 293
De 8 à 12 Rendez-vous au 207
482
Les golfeurs arrivent à l’aire de départ du cin¬
quième trou. C’est un trou court dont le green est
entouré d’arbres. Holmes et Watson envoient tous
deux leur balle sur le green. Après quoi, Gregg place
la sienne à la limite du green et du fairway. Sandy
plante alors un tee pour y poser la balle de sir Dex¬
ter. Lancez deux dés et ajoutez votre bonus d’Ob-
servation. Si vous obtenez :
De 2 à 8 Rendez-vous au 374
De 9 à 12 Rendez-vous au 318
483
- Vous désirez parler aux deux autres cousins ?
demande sir Dexter. Ce sont les seuls témoins res¬
tants.
Si vous les interrogez, rendez-vous au 169. Sinon,
rendez-vous au 338.
208
484
- A mon avis, vous devriez congédier Sandy, dites-
vous à sir Dexter. Ne pas le laisser vous trahir
davantage.
Sir Dexter semble dubitatif, mais il appelle néan¬
moins le caddie.
- Sandy, grogne-t-il, tu as commis assez de gaffes
pour aujourd’hui, la coupe est pleine. Je m’en serais
mieux tiré sans toi. Tu es renvoyé ! Je porterai mon
sac moi-même pour les quatre derniers trous.
Cette sortie fait blêmir le caddie, mais il garde le
silence. M. Gregg qui, à ce moment-là, entre dans la
pièce, se montre plus véhément.
- Sincèrement, Dexter, dit-il aussitôt, cette
conduite est-elle digne de vous ? Je vous considère
comme un sportif trop accompli pour rendre votre
caddie responsable de vos difficultés.
- Mais, John... commence sir Dexter.
- Non, coupe Gregg, vous savez que vous êtes dans
votre tort, mais ce qui est fait est fait. Vous avez
gâché la journée. Considérons la partie comme ter¬
minée à égalité et remettons cela à un autre jour,
quand vous serez de meilleure humeur.
Sir Dexter suit des yeux son ami qui s’en va d’un
air digne, puis se tourne vers vous.
-Je suis un peu déçu, dit-il. Je reconnais que vous
avez résolu le problème, mais vous auriez pu le
faire avec un peu plus de doigté.
- Je regrette... bredouillez-vous.
- Oh, vous apprendrez, dit sir Dexter. Il faut que
vous soyez un jeune homme très astucieux pour
avoir découvert la supercherie aussi rapidement.
Ah, voilà Holmes et Watson. Il y a une autre ques¬
tion sur laquelle j’aimerais avoir votre avis, dit-il.
Vous allez tous venir dîner avec moi au Grand Cerf.
C’est un excellent restaurant, tout près d’ici.
210
Bien entendu, vous acceptez l’invitation, et la voi¬
ture de sir Dexter vous y emmène. Rendez-vous
au 481.
485
- Vous êtes sûr d’avoir choisi le métier qui vous
convient ? demande sèchement Holmes. Vous
m’avez dit vous-même que vous étiez en train de
parler avec Dennis au rez-de-chaussée, au moment
où Héritier 3 a été abattu. A moins que vous n’ayez
oublié ce petit détail ?
Vous cherchez désespérément une réponse, confus
d’une erreur assez stupide. Si vous souhaitez enquê¬
ter à nouveau sur le crime, rendez-vous au 147. Si
vous préférez entendre l’explication de Holmes,
rendez-vous au 250.
486
- Je vous remercie de votre aide, dites-vous négli¬
gemment. Nous ne vous soupçonnons évidemment
pas mais, dans ce genre d’affaires, il est indispen¬
sable d’interroger tous ceux qui pourraient savoir
quelque chose.
- Oui, bien sûr, répond Charles.
Tous deux s’inclinent légèrement devant sir Dexter
et vous, et ils s’en vont d’un air dégagé. Rendez-
vous au 338.
211
487
- Je ne trouve rien, murmurez-vous au bout d’un
instant, mais je suis sûr qu’il vous viendra une idée,
M. Holmes.
Le détective sourit du bout des lèvres et remet la
balle dans sa poche. Rendez-vous au 268.
488
-Je pense que ces clubs sont les vôtres, M.
Holmes.
- Vous croyez vraiment que je décrirais mes
propres clubs avec un tel dédain ? demande-t-il,
visiblement agacé. La manière dont je vous ai pré¬
senté le contenu des deux sacs aurait dû suffire à
vous faire comprendre que ces clubs sont ceux de
Watson. Vous auriez également dû penser que je ne
pouvais utiliser qu’un assortiment de clubs méti¬
culeusement composé, alors que Watson emploie
les clubs des joueurs les moins minutieux.
Cette remarque déclenche une vive controverse
avec Watson sur les mérites respectifs de leurs
choix. Manifestement, il s’agit d’un vieux débat
inlassablement recommencé. Rendez-vous au 317.
489
- C’est cousin Bruce qui a attaqué Héritier 3,
déclarez-vous. C’est lui qui a poussé la gargouille
pour la faire tomber du balcon.
- Bruce ? demande Holmes surpris. Rien ne per¬
met de supposer qu’il se trouvait au premier étage
au moment de l’attentat.
- Alors, Holmes, qui est le coupable ? demande
Watson.
Rendez-vous au 262.
212
490
- Voilà donc la liste des suspects réduite à Charles
et à Dennis, continue Holmes. Étant donné que
mon adjoint a vu Dennis au rez-de-chaussée au
moment où le coup de feu fatal était tiré, le meur¬
trier, en procédant par élimination, ne peut être que
Charles. Ce qui est en partie confirmé par Héri¬
tier 2 qui, après le coup de feu, a entendu la porte
de Charles se fermer, puis se rouvrir comme s’il
était entré dans sa chambre et en était immédiate¬
ment ressorti. Cela dit, je pense qu’il est également
évident que Dennis a été de bout en bout le
complice de Charles. Quel que soit celui qui,
l’après-midi, a fait tomber la gargouille du balcon,
l’autre lui a fourni un faux alibi, et il me paraît
manifeste que Dennis est descendu au rez-de-
chaussée en faisant du bruit pour détourner l’atten¬
tion de mon adjoint qui surveillait la chambre.
Rendez-vous au 117.
491
Vous franchissez un petit mamelon et vous aperce¬
vez Gregg juste au-dessous de vous. Sa balle repose
sur une plaque d’herbe drue, et il s’apprête à la
frapper. Cette position vous paraît étonnamment
bonne pour une balle tombée en plein rough. Ou
bien Gregg est remarquablement chanceux, ou bien
il a posé sa balle dans l’herbe à un moment où per¬
sonne ne pouvait le voir. Intrigué, vous examinez le
213
terrain un peu plus attentivement. Si la balle a
frappé une petite butte située à droite de l’endroit
où elle se trouve, elle a pu rouler toute seule jusqu’à
cette position favorable. Enregistrez la Déduc¬
tion 1, puis rendez-vous au 254.
492
Vous avez bonne mémoire. Qu’avez-vous appris à
propos des héritiers ? Vous pensez que l’enquête
n’est pas encore finie. Il manque encore quelques
pièces au puzzle. Optimiste, vous redescendez au
rez-de-chaussée. Rendez-vous au 475.
493
Sir Dexter soupire et change de position sur le
canapé.
- Il ne reste qu’un héritier, dit-il.
Pour mener votre cinquième et dernier inter¬
rogatoire, rendez-vous au 113.
494
Il vous faut toute votre éloquence pour persuader
rapidement Héritier 3 de rentrer dans la maison,
mais vous finissez par le convaincre qu’il sera plus
en sûreté à l’intérieur. Il vous accompagne dans le
petit salon et vide deux verres de brandy coup sur
coup pour calmer ses nerfs éprouvés. Dès que sir
Dexter est de retour, vous l’informez du regrettable
incident qui vient de se produire. Rendez-vous au
202 .
495
Holmes vous écoute essayer désespérément d’étayer
votre hypothèse, puis secoue la tête.
-Je pense que votre supposition est exacte,
admet-il, mais ce n’est qu’une supposition. Il fallait
214
découvrir des preuves irréfutables ou vous abstenir
de les formuler. (Il se tourne vers sir Dexter.) Bien
que nous connaissions le coupable, je crois que, si
j’étais vous, j’étoufferais l’affaire. Il n’y a pas suffi¬
samment de preuves pour le faire condamner, et
comme, en fin de compte, il n’y a pas vraiment de
victime, l’accusation causerait plus de dommages
que l’affaire ne le mérite.
- Très bien, dit sir Dexter, mais je vais faire
comprendre à ces deux-là que toute nouvelle incar¬
tade leur coûterait l’héritage.
Rendez-vous au 117.
496
- Je ne peux pas prouver que le pistolet a été retiré
de son coffret après que sir Dexter et les autres
furent montés se coucher, mais cette hypothèse
paraît plausible. S’il avait été subtilisé plus tôt,
quelqu’un aurait pu s’en apercevoir et provoquer
un remue-ménage des plus fâcheux. Et si l’on admet
que le pistolet a été dérobé plus tard, seuls Charles,
Dennis et Héritier 4 n’ont pas d’alibi.
- Et comment avez-vous choisi Charles dans ce
trio ? demande Holmes.
Si vous avez enregistré la Déduction 29, rendez-
vous au 157. Sinon, rendez-vous au 115.
215
497
Vous remarquez que Sandy plante le tee une tren¬
taine de centimètres en avant des marques. Cela ne
favorise en rien sir Dexter qui expédie sa balle dans
la nature, directement à gauche du fairway. Enregis¬
trez l’Indice A et rendez-vous au 231.
498
- J’ai fait une découverte importante, commencez-
vous. La lettre de Robert Bamett a été écrite par un
gaucher. Or, Héritier 4 est gaucher.
- C’est un renseignement intéressant, reconnaît
Holmes avant d’aborder le problème sous un autre
angle.
Enregistrez la Déduction 32, puis rendez-vous
au 159.
499
- Le livre m’a fourni un argument de poids, répon¬
dez-vous. Héritier 4 est le seul des postulants à
avoir dit que son grand-père lui avait envoyé Cinq
Semaines en ballon, et M. Amos a confirmé que
Mannington avait substitué cet ouvrage à Edwin
Drood.
- Excellent, admet Holmes.
Si vous avez enregistré la Déduction 32, rendez-
vous au 167. Sinon, rendez-vous au 182.
500
-Je crois qu’Héritier 5 est le véritable héritier,
déclarez-vous et vous attendez anxieusement la
réaction de Holmes.
- Je ne vois pas comment vous avez pu parvenir à
cette conclusion, répond Holmes. De tous les postu¬
lants, c’est celui qui est le moins au courant des
faits que le véritable héritier doit connaître.
216
Si vous voulez savoir la vérité, rendez-vous au 242.
Si vous préférez recommencer votre enquête, ren¬
dez-vous au 481.
501
- Le ton de la lettre paraît manquer de naturel,
déclarez-vous. Je me demande si Robert était sin¬
cère ?
- Oh, n’essayez pas de lire trop de choses entre les
lignes, répond sir Dexter. Les lettres de remercie¬
ment sont souvent un peu guindées, et les petits
garçons sont rarement des épistoliers chevronnés.
Rendez-vous au 179.
502
- Voulez-vous examiner la salle de billard ?
demande sir Dexter. Comme elle contient des bibe¬
lots de valeur, Gilmer la ferme à clef tous les soirs.
Si vous allez à la salle de billard, rendez-vous au
132. Sinon, rendez-vous au 367.
503
- C’est cousin Andrew qui a attaqué Héritier 3. Il a
fait tomber la gargouille du balcon.
- Andrew ? demande Holmes étonné. Rien ne per¬
met de supposer qu’il se trouvait au premier étage
au moment de l’agression.
- Dans ce cas, Holmes, qui est l’agresseur ? ques¬
tionne Watson.
Rendez-vous au 262.
504
- Comment s’y est-il pris ? demandez-vous.
- Sandy a profité de toutes les occasions pour nuire
à sir Dexter, explique Holmes, et il a utilisé pour
cela des méthodes variées. Au départ de trois ou
quatre trous, il a volontairement planté le tee de sir
217
Dexter en avant des marques. Cette tactique per¬
fide a porté ses fruits au septième trou du parcours
quand sir Dexter, ayant été contraint de rejouer un
excellent coup de départ, a finalement perdu le gain
du trou. Ensuite, au quatrième trou, Sandy n’a pas
averti de l’arrivée du train. Au huitième, il a déposé
une balle sur une position favorable en affirmant
que c’était celle de M. Gregg qu’il venait de retrou¬
ver. Enfin, au quatorzième trou, il s’est délibéré¬
ment placé sur la trajectoire de la balle de
M. Gregg, ce qui a fait perdre à sir Dexter un trou
qu’il aurait dû gagner. Sans les tricheries de Sandy,
sir Dexter aurait deux ou trois points d’avance.
Rendez-vous au 369.
505
Le premier « Robert Bamett » entre et s’assoit
inconfortablement sur le bord d’une petite chaise
dure. Ses vêtements sont grossiers, mais cependant
propres et reprisés. Les nombreuses années qu’il a
passées sur le siège d’un fiacre ont basané et buriné
son visage. Au premier abord, il paraît avoir la cin¬
quantaine bien sonnée, mais vous vous rendez
compte que cette apparence pourrait être due à la
vie rude qu’il a menée. Rendez-vous au Question¬
naire.
218
506
En réfléchissant au récit d’Héritier 4, vous
commencez par avoir des doutes, parce qu’il y
manque plusieurs des détails figurant dans la lettre
de Floyd, mais vous finissez par considérer qu’il
relate cette expéri mce du point de vue du sauvé, et
non du sauveteur Rendez-vous au Questionnaire.
507
- Je n’en sais rien ! riposte-t-il. C’était un homme
bienveillant, et quand je suis monté à bord, il m’a
tout de suite dit de l’appeler Jocko. Je n’avais
aucun besoin de savoir son nom de famille, et si je
l’ai su, je l’ai oublié. Il était gentil avec moi, mais
c’était une relation, pas un ami.
Rendez-vous au Questionnaire.
508
- Je crains de ne pas en avoir appris suffisamment
long sur le naufrage pour pouvoir en tirer un argu¬
ment pour ou contre Héritier 4.
- C’est regrettable, dit Holmes. Il ne faut jamais
négliger aucun fait ayant trait à l’affaire.
Rendez-vous au 211.
Glossaire
du golfeur
Approche
Coups, de moyenne distance, destinés à atteindre le
green.
Bois
Club dont la tête est en bois massif. Les bois sont
numérotés. Un golfeur en compte généralement
quatre ou cinq au début d’un parcours.
Brassie
Bois n° 2.
Bunker
Obstacle de sable disposé sur le parcours, surtout à
proximité des greens.
Caddie
Accompagnateur du joueur sur le parcours. Il
conseille son joueur, porte son sac et prépare ses
clubs.
Club-house
Petit bar installé sur le parcours de golf.
220
Club
Canne de golf servant au jeu.
Driver
Bois n° 1, le plus gros de tous les clubs. Il sert à
envoyer la balle très loin.
Fairway
Partie du parcours comprise entre l’aire de départ
et le green.
Fer
Club dont la tête est en fer. Les fers sont numérotés
de 1 à 10.
Green
Partie gazonnée qui entoure chaque trou d’un par¬
cours de golf On y trouve le trou proprement dit
dans lequel les joueurs doivent faire entrer leur
balle.
Links
Désigne les parcours de golf construits en bord de
mer.
Match play
Formule de jeu consistant à opposer directement
deux adversaires. Le décompte des points est fait à
221
l’issue de chaque trou, et le résultat tient compte
des « trous gagnants » et des « trous perdus », mais
pas du score réalisé sur chacun de ces trous.
Parcours
Ensemble des trous d’un terrain de golf, générale¬
ment dix-huit.
Pitching wedge
Fer n° 10.
Pull
Balle qui, une fois frappée, part directement à
gauche, en ligne droite.
Pushout
Balle qui, une fois frappée, part directement à
droite, en ligne droite.
Putter
Club à face verticale et lisse pour faire rouler la
balle sur le green, vers le trou.
Rough
Partie du parcours qui borde le fairway de chaque
côté, et aussi souvent le green. C’est un terrain
222
planté d’arbres, de hautes herbes, de broussailles,
bruyères, etc., d’où il est très difficile d’extraire la
balle.
Sand wedge
Club utilisé pour les petits coups en hauteur et pour
sortir la balle d’un bunker.
Spoon
Bois numéro 3.
Swing
Ensemble des mouvements pour frapper la balle.
Tee
Désigne à la fois la petite pointe de bois servant à
surélever la balle au départ de chaque trou, et l’aire
de départ elle-même.
Trou
Désigne à la fois la partie du parcours de golf entre
deux trous et, pour chacun de ces tronçons, le trou
dans lequel le joueur doit faire entrer sa balle.
Achevé d’imprimer
en mai 1997
sur les presses de
l’imprimerie Hérissey
à Évreux (Eure)
Loi n° 49-956 du 16 juillet 1949
sur les publications destinées à la jeunesse
N" d’imprimeur : 76634
Dépôt légal : mai 1997
7 " dépôt légal dans la même collection : octobre 1996
ISBN 2-07-050701-7
Imprimé en France
L’Héritier
Disparu
lan Bailey j
i
(
f
Après vous avoir mis à répreuve sur un terrain de golf, '
Sir Dexter Mannington vous demande d’identifier l’héri- j
tier perdu de son frère Matthew, un des pionniers des »
chemins de fer britanniques, il n’y a pas moins de cinq
postulants à cette colossale fortune estimée à un million
de livres sterling! Parviendrez-vous à démasquer les
imposteurs? En l’absence de Sherlock Holmes, votre
maître à penser, et du docteur Watson, votre cousin,
c’est à vous qu’il revient de découvrir la vérité et, bien
entendu, d’apporter la preuve de votre perspicacité et •
de vos talents de détective. \
Dans la bonne société victorienne ou dans les bas-fonds j
de Londres, c’est à VOUS de mener l’enquête, avec pour
seules armes un crayon, une gomme et^. votre astuce !
Couverture illustrée par Jill
catégorie 5
A 50701
ISBN 2-07-050701-7
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